Un chemin de paysan, à l’écoute de la Nature
« Apprenez de la Nature, vous y trouverez votre futur »
PaysanNature
Une vie de paysan au cœur d’une aventure collective
Il y a des noms que l’on choisit.
Et puis il y a ceux qui finissent par vous accompagner presque naturellement.
PaysanNature est devenu le mien.
Pendant des années, j’ai utilisé ce nom sur Internet, dans les forums agricoles, dans les échanges entre agriculteurs et dans les réseaux de l’agriculture de conservation.
Au départ, ce n’était qu’un pseudonyme.
Avec le temps, il est devenu une façon de résumer une conviction qui s’est construite peu à peu :
Pour avancer en agriculture, il faut peut-être commencer par mieux regarder ce que fait la Nature.
Je ne raconte pas cette histoire pour me présenter comme un pionnier ou comme un spécialiste.
Je suis simplement un paysan qui a eu une chance extraordinaire : celle de rencontrer, au cours de sa vie professionnelle, des hommes et des femmes passionnés qui m’ont énormément appris.
Quand je regarde aujourd’hui le chemin parcouru, je me dis surtout que ma carrière agricole n’aurait jamais été la même sans cette équipe exceptionnelle.
Et parmi tous ces hommes, il y avait bien sûr Lucien Séguy.
Lucien était le maître.
Mais Lucien n’était pas seul.
Et c’est aussi cette histoire collective que j’aimerais raconter.
Une histoire qui commence dans une ferme
En 1994, Lydie s’installe à la ferme du Chaumont, à Chevenon dans la Nièvre.
À cette époque, nous sommes encore dans une agriculture où le travail du sol occupe une place centrale.
Comme beaucoup d’agriculteurs de ma génération, je ne suis pas arrivé dans le métier avec l’idée de supprimer la charrue.
On travaillait comme on avait appris à travailler.
Mais la terre nous oblige parfois à nous poser des questions.
Pourquoi certains sols se comportent-ils mieux que d’autres ?
Pourquoi certaines parcelles semblent-elles se dégrader malgré tous les efforts que nous leur consacrons ?
Pourquoi faut-il toujours intervenir davantage ?
Et surtout :
Et si le sol pouvait travailler lui-même ?
1994-1995 : les premières remises en question
La première évolution est progressive.
Nous passons par les techniques culturales simplifiées.
Puis, en 1995, les charrues sont vendues.
À l’époque, cette décision pouvait paraître surprenante.
Mais elle ne reposait pas sur une théorie.
Nous voulions simplement voir ce qui allait se passer si nous laissions davantage le sol tranquille.
Nous avons appris.
Parfois avec de bonnes surprises.
Parfois avec des difficultés.
Et surtout avec beaucoup de questions.
Les débuts du semis direct
À la fin des années 1990, nous cherchons à aller plus loin.
Le semis direct commence à nous intéresser sérieusement.
Mais très vite, nous découvrons que ne plus labourer ne suffit pas.
Il faut comprendre le fonctionnement du sol.
Il faut s’intéresser aux racines.
Aux résidus.
À l’eau.
À la matière organique.
À la vie biologique.
Aux couverts.
C’est progressivement que nous commençons à comprendre que le semis direct n’est pas seulement une technique de semis.
C’est un changement beaucoup plus profond dans la manière de penser l’agriculture.
Puis arrive Lucien Séguy
En 2001, une rencontre va profondément changer notre façon de regarder l’agriculture.
Lucien Séguy.
Lucien était un homme hors du commun.
Il avait cette capacité à vous faire douter de ce que vous croyiez savoir.
Il pouvait être provocateur.
Il pouvait être exigeant.
Il pouvait nous pousser dans nos retranchements.
Mais derrière tout cela, il y avait une immense connaissance du vivant et surtout une volonté extraordinaire de transmettre.
Lucien ne nous disait pas simplement :
« Faites ceci. »
Il nous demandait plutôt :
« Regardez. Pourquoi cela fonctionne-t-il ? »
C’est une différence fondamentale.
Lucien, le maître… mais jamais un homme seul
Avec le recul, je crois qu’il est important de le dire.
On parle beaucoup de Lucien Séguy.
Et c’est normal.
Il était le maître des SCV, celui qui avait accumulé une expérience extraordinaire au fil de ses recherches et de ses voyages.
Mais Lucien savait s’entourer.
Et derrière son nom, il y avait toute une équipe d’hommes et de femmes passionnés.
Des chercheurs.
Des agronomes.
Des techniciens.
Des agriculteurs.
Des amis.
Des compagnons de route.
Tous n’avaient pas le même rôle.
Tous n’avaient pas les mêmes idées.
Mais chacun apportait quelque chose.
Et c’est cette complémentarité qui faisait la richesse de l’aventure.
Jean-Luc Waymel
Parmi eux, il y a une personne qui occupe une place particulière dans mes souvenirs :
Jean-Luc Waymel.
Jean-Luc était un ami.
Mais il était aussi un homme de terrain, un compagnon de nombreuses réflexions et de nombreux travaux autour des SCV.
Avec Lucien, il a participé à cette formidable aventure qui a permis de mettre en pratique, en conditions réelles, des systèmes de cultures qui paraissaient parfois complètement nouveaux.
Jean-Luc fait partie de ces hommes dont on parle moins que Lucien, mais sans lesquels l’histoire des SCV n’aurait pas été la même.
Pour moi, il n’est pas simplement un nom dans une liste.
C’est un ami qui a compté dans mon parcours.
Serge Bouzinac
Il y avait aussi Serge Bouzinac.
Serge fait partie de ces personnes qui ont contribué à créer autour de Lucien un véritable réseau d’expérimentation et d’échanges.
Avec lui, comme avec d’autres, les discussions dépassaient largement une simple technique agricole.
On parlait de systèmes.
De plantes.
De sols.
De climat.
De ce que l’on observait dans les parcelles.
Et surtout, on confrontait les expériences.
C’est cela qui était formidable.
Personne ne détenait à lui seul toute la réponse.
Hubert Charpentier, mon ami
Et puis il y avait Hubert Charpentier.
Hubert était mon ami.
Sa disparition laisse un vide immense.
Mais lorsque je pense à cette période de ma vie, je pense aussi à tous les échanges, toutes les discussions et toute cette passion commune pour une autre agriculture.
Hubert faisait partie de ces hommes qui savaient transmettre sans chercher à se mettre en avant.
Il faisait le lien entre les expériences, les agriculteurs et les idées.
Il avait cette capacité à écouter, à observer et à partager.
Hubert restera pour moi bien plus qu’un nom dans l’histoire des SCV.
Il restera un ami.
Et dans une aventure humaine, cela compte peut-être encore davantage que les techniques.
Stéphane Boulakia
Stéphane Boulakia fait également partie de cette équipe.
Un homme de terrain, de recherche et d’expérimentation, avec cette volonté de comprendre les systèmes agricoles dans leur ensemble.
Ce que j’ai aimé chez ces personnes, c’est qu’elles ne séparaient pas complètement la recherche de la réalité du terrain.
Les essais devaient revenir au champ.
Et les observations du paysan pouvaient, à leur tour, poser de nouvelles questions à la recherche.
C’était un véritable aller-retour entre :
le laboratoire, la parcelle et l’observation du paysan.
Olivier Husson
Il y avait également Olivier Husson.
Olivier m’a particulièrement marqué par sa façon de chercher à comprendre les mécanismes qui se cachent derrière ce que nous observons dans les sols et les plantes.
Le pH.
Le potentiel redox.
L’eau.
L’oxygène.
La biologie.
La photosynthèse.
Les relations entre les plantes et leur milieu.
Avec lui, on comprend que derrière une observation très simple — une plante qui pousse ou qui ne pousse pas — se cachent souvent des mécanismes complexes.
Encore une fois, il ne s’agissait pas seulement d’appliquer une recette.
Il fallait comprendre.
Florent Tivet
Et puis il y a Florent Tivet.
Lui aussi appartient à cette génération de chercheurs et d’agronomes qui ont contribué à faire avancer la connaissance des systèmes de conservation des sols.
Les échanges avec ces personnes ont permis de donner une profondeur scientifique à ce que nous observions dans nos champs.
Nous, les paysans, voyions certaines choses.
Les chercheurs en mesuraient d’autres.
Et parfois, la confrontation des deux regards permettait de comprendre un peu mieux ce qui se passait.
Et bien d’autres encore…
Je pourrais continuer cette liste.
Il y aurait encore beaucoup de noms, de rencontres…
Philippe, Jadir, Marcos, Frédéric, Jean-Claude, Aldémir, Louis….
Des agriculteurs.
Des chercheurs.
Des techniciens.
Des ingénieurs.
Des passionnés.
Des hommes et des femmes rencontrés au fil des voyages et des années.
Et je m’en voudrais d’oublier quelqu’un.
C’est justement pourquoi je préfère parler d’une équipe.
Parce que l’histoire des SCV ne peut pas être réduite à un seul homme.
Même si Lucien Séguy en était incontestablement une figure centrale et le maître à penser, son œuvre s’est construite avec de nombreuses personnes.
Les voyages : ouvrir les yeux
Grâce à toutes ces rencontres, nous avons eu la chance de voyager.
Brésil.
Argentine.
Uruguay.
Bolivie.
Pour un paysan de la Nièvre, découvrir ces agricultures était extraordinaire.
Nous découvrions des paysages agricoles très différents.
Des plantes que nous connaissions à peine.
Des mélanges.
Des couverts.
Des systèmes où le sol pouvait rester couvert en permanence.
Des agriculteurs qui raisonnaient autrement.
Mais surtout, nous découvrions une chose essentielle :
Il n’existe pas une seule agriculture de conservation.
Il existe des principes.
Puis chaque agriculteur doit les adapter à son sol, son climat, ses cultures et son économie.
La grande leçon du génie végétal
C’est là que le message de Lucien prenait toute sa force.
Une plante n’est pas simplement quelque chose que l’on récolte.
Elle peut aussi être :
- une pompe biologique ;
- une couverture ;
- un outil de structuration du sol ;
- une source de carbone ;
- une nourriture pour la vie biologique ;
- un recycleur d’éléments minéraux ;
- un moyen de capter et conserver l’eau ;
- une protection contre l’érosion.
C’est ce que Lucien appelait le génie végétal.
Et cette idée a profondément changé ma manière de regarder les champs.
La Nature , des cycles en équilibre qui oeuvre sans cesse pour augmenter sa robustesse » LA SYMPHONIE INACHEVÉE »
Les SCV qui associent le génie végétal et l’agroforesterie pour bénéficier du bienfait de l’arbre, font que pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, l’homme n’est plus prédateur de son milieu: non seulement il prélève ce dont il a besoin pour se nourrir mais il contribue à la régénération/préservation/augmentation de la fertilité organo-biologique du milieu tout en respectant sa biodiversité. »
Une ferme devenue terrain d’expérimentation
Au fil des années, nous avons donc essayé beaucoup de choses.
Des couverts.
Des associations.
Des mélanges.
Des plantes de service.
Des semis directs.
Des semis à la volée.
Des techniques de distribution des graines.
Des façons différentes de gérer les adventices.
Des systèmes permettant de limiter les interventions.
Certaines expériences ont fonctionné.
D’autres non.
Et c’est normal.
Une ferme n’est pas une station expérimentale.
On travaille avec la météo.
Avec les sols.
Avec les contraintes économiques.
Avec le matériel disponible.
Avec les imprévus.
Mais c’est justement ce qui donne de la valeur aux observations paysannes.
Le Semis Nature
C’est progressivement que nous avons développé ce que nous appelons aujourd’hui le Semis Nature.
L’idée est simple :
profiter des conditions naturelles pour déposer des graines en surface, dans un sol vivant, sans bouleverser le sol.
Cette idée doit beaucoup aux observations réalisées lors des voyages et aux expériences de Lucien et de son équipe, notamment autour du semis aérien en Amérique du Sud.
Mais nous avons dû l’adapter à notre contexte.
Toutes les graines ne se comportent pas de la même façon.
Toutes les périodes ne conviennent pas.
Toutes les parcelles ne sont pas prêtes.
Le Semis Nature n’est donc pas une recette.
C’est une tentative de travailler avec les opportunités offertes par le milieu.
Les limaces : comprendre plutôt que combattre
Les limaces m’ont également beaucoup appris.
Au début, la réaction naturelle était de vouloir les détruire.
Puis nous avons commencé à réfléchir autrement.
Pourquoi sont-elles présentes ?
Quels sont leurs prédateurs ?
Que change la diversité des cultures ?
Peut-on créer un nouvel équilibre ?
Avec Lucien et d’autres personnes de cette équipe, nous avons cherché des solutions différentes :
- associations ;
- cultures leurres ;
- diversification ;
- habitats ;
- recherche d’équilibres biologiques.
Je ne prétends pas que nous avons trouvé une solution universelle.
Mais j’ai appris quelque chose :
Avant de combattre un problème, il faut essayer de comprendre pourquoi il existe.
PaysanNature naît sur Internet
C’est dans cette période que le nom PaysanNature apparaît sur Internet.
Vers 2009, je commence à utiliser ce pseudonyme dans les échanges agricoles.
La phrase qui l’accompagne résume assez bien ce que je ressens :
« Apprenez de la Nature, vous y trouverez votre futur. »
Ce nom n’était pas destiné à devenir une marque.
Je ne cherchais pas à construire une image.
Je voulais simplement pouvoir échanger avec d’autres agriculteurs.
Partager des expériences.
Poser des questions.
Répondre lorsque j’avais quelque chose à apporter.
Et surtout continuer à apprendre.
Une formidable école : les autres agriculteurs
Les forums agricoles, les journées techniques, les voyages et les rencontres ont été une formidable école.
On pouvait discuter avec un agriculteur qui travaillait à plusieurs centaines de kilomètres.
Comparer les sols.
Comparer les couverts.
Parler des semoirs.
Discuter des échecs.
Partager une photo.
Et parfois se rendre compte qu’une parcelle qui paraissait parfaite sur une photographie cachait quelques problèmes.
Cette confrontation permanente entre les expériences est probablement l’une des grandes richesses de l’agriculture de conservation.
Une carrière agricole, mais surtout une aventure humaine
Aujourd’hui, lorsque je regarde derrière moi, je réalise que ma carrière agricole a été beaucoup plus riche que je ne pouvais l’imaginer lorsque j’ai commencé.
J’ai connu les années de labour.
Les premières TCS.
Les débuts du semis direct.
Les premières difficultés.
Les voyages.
Les rencontres.
Les essais.
Les erreurs.
Les réussites.
Les discussions interminables autour d’une parcelle.
Les journées techniques.
Les réunions.
Les forums.
Les échanges avec les chercheurs.
Et surtout les amitiés.
J’ai eu une chance incroyable.
Celle d’avoir traversé une carrière agricole en rencontrant autant de personnes passionnées.
Lucien nous a appris à travailler en équipe
Avec le recul, je crois que c’est aussi une des grandes leçons de Lucien.
Même s’il était le maître, il savait que la connaissance ne pouvait pas rester entre les mains d’un seul homme.
Il savait s’entourer.
Il savait écouter.
Il savait provoquer les échanges.
Il savait mettre ensemble des personnes très différentes.
Un chercheur.
Un agriculteur.
Un technicien.
Un passionné.
Un observateur.
Et parfois, de cette rencontre naissait une idée nouvelle.
C’est peut-être cela qui rend son héritage si particulier.
Lucien n’a pas seulement laissé des techniques.
Il a laissé un réseau humain capable de continuer à chercher.
Ce que je dois à cette équipe
Lorsque l’on me demande aujourd’hui ce qu’est PaysanNature, j’ai donc du mal à répondre simplement :
« C’est Noël Deneuville. »
Non.
PaysanNature est aussi le résultat de toutes ces rencontres.
Il y a un peu de chaque discussion.
Un peu de chaque voyage.
Un peu de chaque expérience.
Un peu de chaque erreur.
Un peu de chaque personne qui m’a transmis quelque chose.
Il y a Lydie, bien sûr, avec qui toute cette aventure a été vécue au quotidien.
Il y a Lucien.
Jean-Luc.
Serge.
Hubert.
Stéphane.
Olivier.
Florent.
Et tant d’autres.
Je leur dois énormément.
Je ne suis pas arrivé au bout du chemin
Et c’est peut-être ce que je préfère dans cette histoire.
Je n’ai pas trouvé la solution.
Je n’ai pas découvert l’agriculture parfaite.
Je ne sais pas exactement à quoi ressemblera l’agriculture de demain.
Mais je suis convaincu d’une chose :
nous avons encore énormément à apprendre.
La Nature est beaucoup plus complexe que nos recettes.
Elle fonctionne depuis des millions d’années.
Nous, agriculteurs, avons seulement quelques générations d’expérience à l’échelle de cette histoire.
Alors pourquoi ne pas continuer à observer ?
Pourquoi ne pas continuer à essayer ?
Pourquoi ne pas accepter de se tromper ?
Pourquoi ne pas partager ce que nous apprenons ?
Une aventure qui continue
Aujourd’hui, le nom PaysanNature continue son chemin.
Il continue dans les parcelles.
Dans le Semis Nature.
Dans les couverts.
Dans les essais.
Dans les journées techniques.
Dans les discussions entre agriculteurs.
Et désormais dans le travail de transmission autour de Lucien Séguy et des SCV.
Ce que j’aimerais transmettre n’est pas une méthode toute faite.
C’est plutôt une attitude :
observer avant d’agir ;
comprendre avant de condamner ;
expérimenter avant d’affirmer ;
partager avant de garder pour soi.
Merci à tous ceux qui ont fait cette histoire
Si je devais terminer cette histoire par un mot, ce serait simplement :
Merci.
Merci à Jacqueline.
Merci à Lydie.
Merci à Lucien.
Merci à Jean-Luc Waymel.
Merci à Serge Bouzinac.
Merci à Hubert Charpentier, mon ami, qui nous manque aujourd’hui.
Merci à Stéphane Boulakia.
Merci à Olivier Husson.
Merci à Florent Tivet.
Merci à tous ceux que je n’ai pas cités et qui ont participé, de près ou de loin, à cette aventure.
Merci aussi à tous les agriculteurs rencontrés au fil des années.
Parce qu’une carrière agricole n’est pas seulement une succession de cultures, de rendements et de comptes.
Elle peut être aussi une succession de rencontres, d’amitiés, de découvertes et de remises en question.
Et lorsque je regarde aujourd’hui le chemin parcouru, je me dis que j’ai eu énormément de chance.
J’ai eu la chance de vivre une vie de paysan extraordinairement intéressante.
Pas parce que j’aurais trouvé toutes les réponses.
Mais parce que j’ai eu la chance de chercher, pendant toutes ces années, avec une équipe incroyable.
PaysanNature, finalement, c’est peut-être cela
Un homme parmi d’autres.
Un paysan parmi d’autres.
Une expérience parmi beaucoup d’autres.
Mais surtout un fil qui relie des personnes, des idées et des générations.
Un fil qui part de la terre.
Qui passe par les racines.
Qui rencontre la science.
Qui rencontre les paysans.
Qui traverse les continents.
Et qui revient toujours au même endroit :
dans nos champs.
Alors, si je devais conserver une seule phrase pour résumer cette aventure, je garderais celle qui accompagnait mes premiers pas sur Internet :
« Apprenez de la Nature, vous y trouverez votre futur. »
Et peut-être ajouterais-je aujourd’hui :
« Mais n’oublions jamais que nous apprenons rarement seuls. »
Noël Deneuville – PaysanNature
Ferme du Chaumont – Nièvre


