Démonstration Climatique: Top emballement!

Par Cédric Cabrol

la Nature fait tout pour refroidir……l’homme fait tout pour réchauffer……!!

Même en voulant refroidir avec une climatisation qui fonctionne avec du courant électrique ….on a besoin, nous les hommes de dégager de la chaleur ..

La végétation de la Nature, au contraire, a besoin de la chaleur du soleil pour fabriquer sa photosynthèse…..C’est pour cela que l’on se met tous a l’ombre des arbres, même les animaux, quand la chaleur du soleil est trop importante….

la Nature fait tout pour refroidir…!!

La végétation terrestre avec la vie qu’elle génère est un réservoir d’eau immense, elle reçoit la pluie, la régule, ralenti son ruissellement, empêche l’érosion, organise les échanges avec la nappe phréatique, protège le sol, crée des réserves, stocke efficacement du carbone, protège et nourri la biodiversité, fabrique notre nourriture, filtre notre eau pour la rendre potable, nous fabrique du bois….etc…..

Mais surtout, comme le montre cette vidéo de Cédric Cabrol , la végétation refroidi l’atmosphère, alimente régulièrement l’évaporation et crée de nouvelles pluies…..Cette végétation beaucoup trop négligée par nos cerveaux humains met en mouvement constant l’eau en cycles continus pourvu, que l’on la laisse fonctionner un minimum

Bien sûr suivant les situations les performances de cette végétation sont différentes, mais les principes sont les même …..Dès qu’il a présence de végétation vivante, il y a un minimum d’évaporation qui se crée doucement et durablement pour alimenter les flux de vapeur d’eau atmosphérique, et c’est bien une sorte de régulation d’évaporation continue dans la durée qui se met en place régulièrement grâce à la végétation …..

l’homme fait tout pour réchauffer……!!

Cette humanité invincible…..!! Allons nous tirer rapidement des leçons de nos erreurs….!!

Chaque m2 de terre, de sol qui reçoit les rayons du soleil à un moment de la journée, même infime, est vitale pour l’avenir de l’humanité.

Même raisonnement pour chaque goutte d’eau, qui s’est cassée la tête pour arriver sur une feuille verte, vivante d’une plante. Si ses collègues « gouttes d’eau » s’écrasent, sur du béton, bitume artificiel , l’organisation des cycles hydriques sont totalement bouleversée, les cycles naturels sont rompus …

La Nature se casse la tête depuis des millions d’années pour recouvrir de végétation tous les cailloux, rochers et ainsi créer le sol vivant, réserve logistique si importante pour les plantes.

En architecture, il devrait être interdit de laisser apparaître des façades de béton ou autres matériaux inertes. Les architectes devraient capter chaque goutte de pluie et chaque rayon de soleil dans leurs constructions fonctionnelles.

Il n’y a pas que l’agriculture qui doit se remettre en question, c’est toute la société qui doit réagir vite à une orientation végétale maximum.

Au niveau agricole, avec les SCV de Lucien Séguy, les solutions de productions alimentaires efficaces avec végétation maximum sont déjà largement validés et exposés sur ce site et dans de nombreuses exploitations agricoles partout dans le monde…

Réflexions de M. ALLAN SAVORY

Allan Savory

https://pitchstonewaters.com/two-princeton-mit-scientists-say-epa-climate-regulations-based-on-a-hoax/

À l’origine en anglais et traduit par Gloogle

https://pitchstonewaters.com/two-princeton-mit-scientists-say-epa-climate-regulations-based-on-a-hoax… Deux climatologues à la retraite de Princeton et du MIT. Les réglementations climatiques « ne sont pas basées sur des faits scientifiques mais plutôt sur des opinions politiques et des modèles spéculatifs qui se sont constamment révélés erronés ». Ils affirment que tout repose sur un consensus évalué par les pairs, mais affirment, à juste titre, je crois : « La science n’a jamais été élaborée par consensus… Peu importe qu’il y ait un consensus. Peu importe qu’un lauréat du prix Nobel dise que c’est vrai ; s’il n’est pas d’accord avec les observations, c’est faux ». « La science, au contraire, n’a besoin que d’un seul chercheur qui ait raison, ce qui signifie qu’il ait des résultats vérifiables par référence au monde réel… En science, le consensus n’a pas d’importance. Ce qui est pertinent, ce sont des résultats reproductibles. Tant de choses sont douces à mes oreilles, tout comme leur description du manque d’éthique dans le monde universitaire. Cependant, de la même manière, en niant le changement climatique dû aux actions humaines, ils ne sont pas eux-mêmes en mesure de commettre les mêmes péchés qu’ils accusent leurs pairs de commettre. Par exemple, aucune mention de la perte factuelle de la biodiversité mondiale, de la désertification et des méga-incendies qui alimentent désormais le changement climatique et s’alimentent les uns les autres. Pour avoir découvert, dans les années 1960, la cause de milliers d’années de désertification d’origine humaine et le fait qu’elle ne peut aujourd’hui être inversée qu’en utilisant l’élevage, ainsi que le processus de planification basé sur 1 000 ans d’expérience militaire européenne, j’ai eu le même diffamation académique et « experte ». Ceci malgré des milliers d’observations, étayées par des essais, des recherches, de la documentation et bien plus encore, et pas un seul élément de preuve scientifique, d’observation ou de critique contraire. Seules des preuves d’experts universitaires faisant autorité parce qu’ils disent que c’est faux, et des articles évalués par des pairs approuvant les condamnations les uns des autres sans même étudier le sujet – condamnation sans fin du professeur Dr Joe Schuster, David Briske, Holocheck et d’autres, pour la plupart des universités du Texas, Nouveau-Mexique, Arizona et Oxford. Je pense que déplorer un tel comportement institutionnel ne fait désormais qu’aggraver le chaos que les experts universitaires proposent aux dirigeants mondiaux lors des conférences successives sur le climat, ainsi que les querelles et les conflits pendant que notre navire coule. C’est la raison pour laquelle j’ai proposé une suggestion simple et sans risque il y a deux ans lors de la COP26. Si suffisamment de personnes soutenaient une telle action directe réconciliatrice, je crois que nous pourrions encore unir l’équipe humaine derrière une bonne science et une collaboration harmonieuse à notre heure de besoin.

Allan Savory.

Raíx Experience

https://youtube.com/watch?v=g1LiTeW_5U0%3Fsi%3DuxDcAdPyC6zmGiSB

L’expérience Raíx a été réfléchie pour que nos spécialistes puissent consacrer plus de temps à leur préparation pour améliorer la durabilité, la productivité et la rentabilité des agriculteurs.

Un moment formé, spécialisé et bientôt pour acquérir une meilleure expérience pour vous.

Les résultats extraordinaires sont excellents pour les producteurs qui pensent et agissent de manière différente.

https://youtube.com/watch?v=iqwigjJ36tc%3Fsi%3DfzIb146At_OMTc1P

Protéger le sol et imiter la forêt pour nourrir les hommes durablement ….!!

«L’agriculture de conservation des sols, remède à l’effondrement de l’Europe agricole». Par Gérard Rass Par Gérard Rass 16 mai 2022 à 14:40

«Des bénéfices environnementaux, climatiques, économiques et, pourtant, aucune promotion de ces techniques en Europe», déplore l’ingénieur agronome

L’agriculture de conservation des sols (ACS) n’est pas une nouveauté. Ce système de culture est issu du semis direct consistant à semer et conduire une culture sans aucun travail mécanique, né dans les années 1960 en Amérique du Nord et répandu sur tout le continent. Le but était alors de lutter contre l’érosion.

Très vite, des agriculteurs pionniers au Brésil et en Argentine ont vu que l’ennemi de la conservation de leur sol résidait dans sa mise à nu et sa dévitalisation par le travail mécanique, l’exposition à la pluie et au soleil, et donc l’érosion qui emporte la terre de surface, la plus riche en humus et la plus fertile. Ils ont introduit une couverture végétale avant la culture principale, et mis au point les « systèmes de semis direct » (les trois pionniers brésiliens, Herbert Bartz, Nono Pereira et Franke Djikstra, furent accompagnés par l’ingénieur allemand Rolf Derpsch, qui a consacré sa vie à l’ACS).

Le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement a théorisé ces principes et mis en œuvre outre-mer le semis direct sur couverture végétale (Lucien Séguy, scientifique du Cirad, consacra sa vie à son développement, et fut très populaire auprès des agriculteurs pionniers français qu’il a accompagnés). Ainsi est née l’agriculture de conservation des sols, officialisée par un groupe d’experts de la FAO à Madrid en 2001 lors du 1er congrès mondial de l’agriculture de conservation.

Combinaison. Elle se définit par la combinaison simultanée des trois pratiques : la suppression totale du travail mécanique du sol (donc le semis direct), la couverture permanente du sol par des cultures commercialisables ou par une couverture végétale intermédiaire vivante ou morte (donc incompatible avec le travail du sol, même réduit), et enfin la rotation diversifiée des végétaux.

En complément
Thierry Blandinières (In Vivo): «Il est temps de réagir et de réenvisager l’agriculture européenne, avec son plein potentiel»
Crise alimentaire: et maintenant, la sécheresse…
Lettre ouverte aux étudiants d’AgroParisTech: «Ne niez pas le progrès, encouragez-le!»
L’ACS, s’appuyant sur les meilleurs agriculteurs et experts de terrain, offre de nombreux bénéfices pour les agriculteurs et la collectivité. D’abord, la protection des sols agricoles. Ensuite, l’augmentation de la matière organique du sol : l’humus (gain de 1% en cinq ou dix ans), allié à la diversité des plantes produites, donne un gain de fertilité naturelle gratuit. Puis une vie des sols plus active et plus équilibrée, réduisant pathogènes, parasites, herbes indésirables, et donc recours aux engrais et produits antiparasitaires et herbicides.

Elle séquestre aussi le carbone dans le sol par les plantes, soustrait ainsi du CO2 de l’atmosphère, réduisant effet de serre et réchauffement de l’atmosphère. Ceci a inspiré l’initiative internationale 4 pour 1000 pour la sécurité alimentaire et le climat, lancée par la France à la COP21 de Paris en 2015, à laquelle les acteurs de l’ACS ont fortement contribué. On développe aussi une moindre dépendance à l’énergie fossile (fuel et engrais azotés), qui induit une réduction des coûts et un potentiel de production supplémentaire pour des usages énergétiques (biogaz, biocarburants), sous réserve que les besoins alimentaires et ceux du sol soient satisfaits.

«Ses bénéfices expliquent le développement de l’ACS dans les pays où les agriculteurs sont libres de leurs choix techniques, échappent aux discriminations réglementaires ou aux politiques de contraintes subventionnées dissuadant l’innovation»
On note aussi une meilleure adaptation des sols à la sécheresse et à la valorisation de l’eau, une biodiversité accrue dans les parcelles, mais également une production agricole rentable et durable, par l’accroissement des rendements offrant la possibilité de laisser place à la biodiversité (flore et faune sauvages) sur les surfaces les moins aptes.

Ces bénéfices expliquent le développement de l’ACS dans les pays où les agriculteurs sont libres de leurs choix techniques, échappent aux discriminations réglementaires ou aux politiques de contraintes subventionnées dissuadant l’innovation. Les surfaces cultivées de cette façon dans le monde sont en forte croissance, atteignant 200 millions d’hectares. L’Amérique latine est le leader le plus dynamique, avec en premier lieu l’Argentine qui, en moins de dix ans, a transformé une majorité de soja en monoculture et semis direct en ACS très performante, avec des rotations diversifiées incluant maïs, blé, orge, seigle, colza, tournesol, légumineuses et intégrant des productions animales.

L’Afrique, au-delà de l’Afrique australe, plus avancée, développe avec succès l’ACS à travers des partenariats entre agriculteurs africains et argentins, ou sous l’impulsion de leaders ouverts à l’innovation technique comme le président du Ghana.

Lobbys. En Europe, les surfaces en ACS ont stagné depuis les années 1980 aux alentours d’un à quelques pourcents, selon les pays, freinées par le mythe du travail du sol et par l’essor des techniques culturales simplifiées. Mais en France, depuis une dizaine d’années, sous l’impulsion de groupes d’agriculteurs novateurs, l’agriculture de conservation des sols se développe, malgré le désintérêt persistant des pouvoirs publics, de l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (Inrae) et des instituts techniques. En cause, les politiques agricoles dictées par les lobbys écologistes, hostiles à la notion même de production et d’entrepreneuriat agricole et à l’utilisation de solutions modernes de protection et nutrition des plantes ou d’amélioration génétique.

L’interdiction politique du glyphosate ou des OGM, sans base scientifique, est un exemple criant du décrochage européen dans le concert des nations ouvertes à l’agriculture et à la liberté d’entreprendre. Dépendant de plus en plus des subventions pour compenser leur manque de profitabilité, les agriculteurs européens peuvent difficilement se risquer à innover dans leurs pratiques. La politique agricole européenne Farm to fork, réduisant les surfaces cultivées et limitant la production à l’hectare à travers l’agriculture biologique, est une menace majeure pour la sécurité alimentaire, dénoncée par de nombreux experts de la FAO à la Banque mondiale, et exacerbée par le conflit ukrainien. Farm to fork doit être rapidement stoppé.

A l’inverse, une politique volontariste favorisant la libération des entreprises agricoles dans la voie de l’amélioration des sols par l’ACS permettrait à notre agriculture de répondre aux enjeux majeurs de sécurité alimentaire, de dépendance aux énergies fossiles, d’évolution climatique, de gestion de l’eau, de biodiversité, le tout à un coût minimal pour les finances publiques. Cela suppose que les agriculteurs puissent utiliser le glyphosate, comme c’est le cas partout dans le monde pour détruire la végétation spontanée ou implantée avant semis.

Les technostructures étatiques subventionnées ayant failli à la développer, les associations pionnières d’agriculteurs en ACS, rodées au développement agricole, ont un rôle majeur de locomotive. Seul l’agriculteur qui a vécu les angoisses du risque existentiel du changement de système agricole pour son revenu, pour sa vie familiale, qui les a surmontés et a réussi techniquement et économiquement la transformation de son écosystème de production pour le rendre plus productif, plus durable et profitable, saura guider ses confrères avec bienveillance, leadership et la pédagogie nécessaires.

Le Global conservation agriculture network rassemble de tels leaders mais ils ne peuvent, seuls, impulser la dynamique nécessaire contre les forces qui la freinent. Devant la gravité des enjeux agronomique, alimentaire et climatique, les responsables politiques doivent apporter leur appui. Cela peut se faire sans argent public en développant les marchés volontaires de compensation carbone, rémunérant les agriculteurs pour stocker le carbone dans leurs sols.

Le temps n’est plus aux irréelles promesses électorales dogmatiques. L’agriculture de conservation des sols a été développée par des agriculteurs ouverts à ce qui se fait de mieux dans le monde, mais ils sont handicapés par la doxa de l’écologisme politique dominant. Y aura-t-il en Europe des responsables politiques porteurs de solutions concrètes aux problèmes, pour reconnaître l’ACS et ses acteurs, et libérer le monde agricole de ses entraves ?

Références : David Zaruk (Risk-Monger), André Heitz (Seppi Over-blog), Jean-Paul Oury (Genetic Literacy) , FAO global soil partnership

Gérard Rass est ingénieur agronome, secrétaire du Global conservation agriculture network, et membre du collectif Science technologies actions.


  Par Serge Bouzinac , chercheur au Cirad, Montpellier, France, et João Carlos de Moraes Sá , maître de conférences à l’UEPG, chercheur niveau 1D – CNPq, président de la commission technico-scientifique du FEBRAPDP

 
« Lucien Séguy nous a quittés le 27 avril, à 75 ans. C’était un véritable diffuseur du système No-Till au Brésil et dans le monde. Son travail et ses connaissances ont été fondamentaux pour la consolidation de ce système dans la région tropicale. La Fédération brésilienne du travail du sol sans paille – FEBRAPDP reconnaît cette immense contribution et exprime un profond sentiment de gratitude »

 


 
Lucien Séguy est né en 1944 dans une famille de petits producteurs de la ville de Saint Yrieix La Perche, située dans le centre de la France, fière de ses racines et de ses habitants. Il était le fils unique des quatre frères qui sont entrés à l’université et ont obtenu leur diplôme d’agronome de l’École nationale supérieure d’agronomie de Toulouse (ENSAT) en 1965, grâce à la bourse. Il s’est ensuite spécialisé en pédologie à l’ Office de la Recherche Scientifique et Technique Outre-Mer de Bondy (ORSTOM). Il a épousé Jacqueline qui l’a accompagné tout au long de sa longue carrière dans la région tropicale. En 1967, il se rend au Sénégal par l’ancien Institut de Recherches Agronomiques Tropicales(IRAT) à la célèbre station expérimentale de Bambey, mais a préféré travailler sur le terrain, dans le village de Sefa, où il a réalisé une carte pédologique de la région et fait face à son premier défi majeur, qui était d’améliorer la gestion des sols en traction animale pour la riziculture de Casamance. Au cours de cette période, il a publié un article sur le profil culturel du riz, mettant l’accent sur la distribution du système racinaire comme élément clé de la structuration des sols.
 
Les défis
En 1969, il est envoyé par l’IRAT à l’ouest de la République du Cameroun, à Dschang, pour développer et suivre plusieurs projets de riz pluvial dans les plaines de M’Bos et N’Dop avec l’extension. Développement d’études sur les systèmes de production et l’amélioration génétique du riz pluvial et irrigué. Il a supervisé des projets sur les interactions entre le génotype et l’environnement, mettant en évidence l’influence de la fertilité des sols sur les épidémies d’explosion dans la riziculture (figure 1).
Figure 1. Partenariats construits au cours de sa trajectoire au Brésil
 
Son travail a suscité un intérêt au Brésil et, fin 1977, l’IRAT a envoyé Lucien à la Maranhão Research Company (EMAPA), étant le premier expert permanent de l’IRAT au Brésil. Au cours des années 1977 et 1982, Lucien, avec l’aide de Serge Bouzinac (ils ont travaillé ensemble jusqu’aux derniers jours de Lucien), a réalisé des études sur les systèmes de riziculture pour les petits producteurs.
Lucien a continué de soutenir la diffusion des meilleurs systèmes de culture dans des consortiums riz + maïs + manioc, suivis du niébé à la fin de la saison des pluies. Il ajustait et perfectionnait les variétés de riz pluvial et irrigué pour les tropiques. Les résultats de ces activités ont suscité l’intérêt d’Embrapa-CNPAF (Centre national de recherche sur le riz et les haricots, Goiânia, GO). Lucien Séguy et Serge Bouzinac ont été invités à développer des travaux dans la région de Cerrados, initiant ainsi un accord fructueux entre le Cirad (Centre de Coopération Internationale en Recherche Agronomique pour le Développement) et Embrapa-CNPAF. D’innombrables résultats ont été générés par l’accord, permettant un soutien pour faire avancer les connaissances sur l’adoption de l’agriculture sans labour dans la région de Cerrados.
Entre 1983 et 1989, Séguy et Bouzinac ont concentré leurs activités dans la région de Cerrados, principalement dans les États du Mato Grosso, de Goiás et d’une partie du Tocantins; un environnement totalement différent pour eux. A cette époque, une large extension de cette région était en train d’être convertie en agriculture mécanisée. Initialement, le riz pluvial a été introduit et, au fil du temps, il a été remplacé par la culture du soja en monoculture, avec l’utilisation intensive du travail du sol par hersage successif, entraînant une érosion importante et la formation du soi-disant pied grille, ce qui a créé de graves problèmes de compression.
 

La passion de Lucien était la campagne, où il se sentait libre de partager ce qu’il savait

 
En 1984, lors d’une visite à la CCLPL (Coopérative laitière centrale de Paraná – Batavo Products, Carambeí, PR) située dans la région de Campos Gerais, il a rencontré des agronomes Hans Peeten, Josué Nelson Pavei et d’autres du service technique des coopératives. connaître le système mis en œuvre dans cette région. Il a rencontré les agriculteurs Nonô Perereira et Franke Dijkstra, pionniers de l’agriculture sans labour dans cette région. Il est retourné dans le Midwest avec de nombreuses idées à adapter à la région tropicale.
En 1985, voyant le processus de dégradation du sol par l’érosion progresser et la fertilité limitée du sol (acidité élevée, faible quantité de calcium et de magnésium et manque de phosphore et de micronutriments), ils ont commencé à travailler avec le soutien du producteur Munefumi Matsubara, de Fazenda Progresso . Pour lui, Matsubara était le producteur et le mentor qui a cru et ouvert la porte à l’introduction du système sans labour (SPD), brisant les paradigmes et contribuant définitivement à l’expansion du SPD dans le Cerrados.
 

Fazenda Progresso, à Lucas do Rio Verde-MT en 1994. À gauche Munefumi Matsubara, au centre Lucien Séguy, à droite deux chercheurs de Madagascar et en arrière-plan Fernando Penteado Cardoso – Photo tirée de Agronomic Information No. 69, mars 1995, publié par Potafós

 
Ils ont conçu des alternatives au semis direct dans la région tropicale, introduisant des espèces qui ajoutaient de grandes quantités de biomasse et de racines. D’où la grande contribution de Séguy et Bouzinac. Ils ont comparé les traitements avec une préparation en profondeur ou en terre végétale avec des systèmes sans labour pendant cinq années d’études.
Les résultats ont montré que les traitements en non-labour étaient supérieurs aux systèmes conventionnels avec labour du sol, à la fois en termes de productivité et de rentabilité et, en outre, ont augmenté la teneur en matière organique du sol (MOS) de 20%, tandis que la monoculture de soja associée à la préparation (labour et hersage) a entraîné une baisse drastique des MOS. Ainsi, le Direct Planting System introduisait les safrinhas en succession de cultures et occupait progressivement des millions d’hectares jusqu’en l’an 2000, grâce à une diffusion intense des résultats au travers de fondations, coopératives et associations de producteurs.
 
La consolidation des partenariats et la généralisation du semis direct en tant que système
De 1989 à 2002, avec le soutien de l’industrie chimique Rhône Poulenc, des accords de recherche ont été étendus à des entreprises et coopératives agricoles du Midwest et du Nord du Brésil, telles que CooperLucas, Varig Agropecuária, Sul América Agropecuária, Grupo Maeda , AgroNorte, municipalités de Sinop, MT et Caxias, MA et Goiás Agricultural Research Corporation (Emgopa). Ce fut un jalon dans l’avancement du DOCUP dans la région parce que le travail visait à adapter les alternatives que le semis direct prévoit pour différentes situations climatiques dans ces régions. L’action pionnière du groupe Maeda dans l’introduction du non-labour du coton a été remarquable. En collaboration avec des partenaires, Lucien Séguy a amélioré les concepts de plantation directe sur les couvertures végétales permanentes (SCV), en assimilant ces couches de résidus végétaux, comme la litière forestière,
 

Figure 2. Schéma du fonctionnement des toits verts et des cultures commerciales conçu par L. Séguy en 1998. Photo de L. Séguy sur le système racinaire d’ Eleusine coracana , l’une des espèces proposées pour composer le système de production

 
Cette vue était basée sur la plus grande efficacité des toits à récupérer les nutriments déplacés vers les couches plus profondes. De plus, il a créé de nouvelles alternatives sur les haies, encore plus économiques (par exemple, soja sur pelouse Tifton ou maïs sur Arachis pintoï ). Avec AgroNorte, Lucien revient à l’une de ses premières passions: l’amélioration du riz pluvial avec le succès d’une variété, le Cirad 141, qui couvrirait des milliers d’hectares dans le Mato Grosso pendant plus de cinq ans.
 

Visite à la Fazenda Progresso avec Munefumi Matsubara et Serge Bouzinac (en haut à droite) et avec le groupe Maeda (au centre et en bas à droite)

 
De 2002 à 2012, de nouveaux fronts ont été ouverts et ont permis de mener ces travaux au Brésil avec l’Université de São Paulo (USP) à travers le Centre pour l’énergie nucléaire en agriculture avec le Prof. Dr Carlos Clemente Cerri et autres, puis en 2005 avec l’Université d’État de Ponta Grossa (UEPG), en plus de partenariats avec la municipalité de Sinop, avec le groupe Maeda. Il a ouvert de nouveaux fronts avec l’Institut Mato Grosso du Coton (IMA-MT) pour améliorer les systèmes de coton sans labour et développer des mélanges de plantes visant à activer la vie biologique et à améliorer la fertilité des sols. Avec UEPG, par le biais du Prof. Dr. João Carlos de Moraes Sá (Juca Sá) a organisé des formations annuelles pour les chercheurs, enseignants et agronomes liés au Cirad, avec des participants de plus de 13 pays sur le système de semis direct. Six éditions annuelles ont formé plus de 90 personnes, mettant à la disposition des partenaires du Cirad les moyens de l’Agence Française de Développement (AFD) pour interagir avec nos équipes à Campos Gerais do Paraná. En 2010, le Conseil de l’Université UEPG a décerné la Médaille d’honneur au mérite comme titre de «Docteur Honoris Causa» de l’UEPG.
 

En novembre 2010, l’ancien doyen de l’Université d’État de Ponta Grossa, Prof. Le Dr João Carlos Gomes a remis la médaille du mérite universitaire et le diplôme à Lucien Séguy

 
Quoi qu’il en soit, parallèlement à tous ces travaux au Brésil, Lucien Séguy a effectué des centaines de missions de soutien et d’orientation chaque année depuis 1984 dans de nombreux pays tropicaux d’Afrique, d’Asie et de Madagascar, dans le but de diffuser et d’adapter tous ces nouveaux au monde tropical. technologies développées au Brésil avec différentes espèces végétales entre différents continents. On disait qu’il avait plus d’heures de vol que le plus ancien pilote de Boeing.
En 2009, il prend officiellement sa retraite du Cirad, mais avec l’énergie et l’enthousiasme qui lui sont propres, il ouvre de nouveaux chantiers, soutenant en France un groupe d’agriculteurs pionniers du SCV, convaincus par leurs travaux tropicaux et, par la suite, conquérant Le Canada entre au Québec, après l’invitation de l’agronome Louis Pérusse, qui a demandé de l’aide pour développer le système de non-labour dans ces régions froides du pays. Sous un couvert de neige, il réhabilite le blé d’hiver, faisant germer du soja trois semaines avant la récolte, gagnant ainsi un mois pour la croissance du blé avant l’hiver et anticipant la récolte de ce blé d’hiver d’un mois pour s’ouvrir. la possibilité d’implanter des mélanges végétaux.
Insatisfait et infatigable, il recherche également des axes de recherche dans le sud du Brésil, dans les États de Santa Catarina et Rio Grande do Sul avec de jeunes agronomes brésiliens qui diffusent ces systèmes à base de plantes de couverture multifonctionnelles sur des dizaines de milliers d’hectares.
Lucien Séguy a connu une carrière extrêmement riche, passant de la pédologie à l’agronomie puis à la gestion écologique des sols. Il a développé des œuvres dans plus de 30 pays et dans les différentes conditions pédoclimatiques des régions équatoriales et tropicales, méditerranéennes et tempérées. Il a formé, conseillé et guidé d’innombrables agronomes et partenaires du Cirad à travers le monde, toujours avec sa générosité et son amitié, et il lui manque maintenant beaucoup de cœurs. L’un de ses préceptes les plus marquants était, dans la mesure du possible, de travailler sur «L’HARMONIE AVEC LA NATURE», qui fait toute la différence dans les systèmes de conservation de la gestion des sols, de l’eau et de l’atmosphère. Lucien Séguy laisse un héritage et une réflexion aux plus jeunes: il n’y a pas de réalisations sans risques et cela fait partie des actions que nous menons. Il vaut mieux faire des erreurs en essayant de bien faire les choses que d’omettre.
Nous dédions cela en mémoire à Jacqueline, sa femme et grande compagne, ainsi qu’à ses enfants Sandrine et Yannick qui l’ont accompagné durant les derniers mois de sa vie.
 
Messages d’amis et de personnes ayant eu des expériences avec Lucien Séguy
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Les premières expériences
Dans les années 80, j’ai suivi les travaux de recherche à la Fazenda Progresso de M. Munefumi Matsubara (Lucas do Rio Verde, MT) menés par le Dr Lucien Séguy et Serge Bouzinac. Je me souviens de son enthousiasme dans les tranchées montrant la grande activité microbienne des sols tropicaux, l’importance de la diversité végétale et des systèmes racinaires profonds pour le cycle des nutriments (« pompe biologique »). À cette époque, nous avons également fait les premières expériences de semis direct en MT, sur ma propriété, Fazenda Capuaba. Nous connaissions la nécessité de développer un système de production agricole basé sur les caractéristiques du sol et adapté au climat tropical, avec une diversité végétale et une protection constante des sols. À ma grande surprise, en 2017, 30 ans après les premières expériences, J’ai été extrêmement heureux de recevoir une visite de Séguy et Bouzinac où ils ont vu les résultats à long terme de leurs enseignements. Certes, le chercheur Séguy a laissé un grand héritage pour le succès de l’agriculture sous les tropiques, il mérite tous nos honneurs.

José Carlos Soares, Lucas do Rio Verde, MT

 
Lucien Séguy, Serge Bouzinac et José Carlos Soares (Zecão) à Faz. Capuaba à Lucas do Rio Verde, MT
 


 
Vos racines resteront
Nous remercions profondément notre mentor Lucien Séguy pour l’amitié, le dévouement et les enseignements qui nous ont inspirés tout au long de notre parcours à la recherche du développement d’une agriculture plus productive et durable. Dans notre sol, ses racines resteront.
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Hommage à Raíx Sementes

 
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Formation inoubliable, opportune, pratique et efficace en agriculture de conservation avec L. Séguy dans le Cours International de Ponta Grossa.
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Dr. Manuel Reyes Resarch Professeur, Kansas State University
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Les disciples de Lucien
Nous exprimons notre immense gratitude d’avoir été formé par Lucien Seguy et d’être ses amis. Nous avons appris que ce défi pour la conservation et l’agriculture durable basé sur le semis direct est une mission. Aujourd’hui, nous travaillons dans le monde entier, recherchons, diffusons, partageons les enseignements et consolidons le système de semis direct de haute qualité que nous en avons appris. Nous cherchons à évoluer et à adapter la plantation directe à la diversité des conditions dans les pays dans lesquels nous opérons (France, Canada, Madagascar, Cameroun, Cambodge, Laos, Vietnam, Côte d’Ivoire, Nouvelle-Calédonie, Tunisie, Thaïlande et autres). Il a construit un vaste réseau d’agriculteurs, agronomes, chercheurs, sur les différents continents et toujours à la recherche de partenariats. Il a réussi à établir un programme de formation à l’UEPG de 2005 à 2012 avec le Prof. Juca Sá qui nous a encore plus unis. Lucien nous a enseigné le concept de «pompe biologique» basé sur une grande diversité de plantes qui ont déclenché l’intégration culture-élevage-forêt ainsi que les systèmes développés pour la culture bananière en Guadeloupe et en Martinique. C’était un homme bon et généreux qui appréciait profondément l’amitié. Il n’a jamais manqué de servir ceux qui le recherchaient et était toujours ouvert avec bonne humeur, pensant et faisant sans s’arrêter. Il laisse un héritage au Brésil et au monde. Repose en paix et sache que nous serons ici pour continuer ton travail. généreux qui a profondément apprécié l’amitié. Il n’a jamais manqué de servir ceux qui le recherchaient et était toujours ouvert avec bonne humeur, pensant et faisant sans s’arrêter. Il laisse un héritage au Brésil et au monde. Repose en paix et sache que nous serons ici pour continuer ton travail. généreux qui a profondément apprécié l’amitié. Il n’a jamais manqué de servir ceux qui le recherchaient et était toujours ouvert avec bonne humeur, pensant et faisant sans s’arrêter. Il laisse un héritage au Brésil et au monde. Repose en paix et sache que nous serons ici pour continuer ton travail.

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 Serge Bouzinac, Hubert Charpentier, Patrick Julien, Stéphane Boulakia, Florent Tivet, Louis Perusse, Oumarou Boularabé, Hoá Tran Quoc, Pascal Lienhard, Frédéric Jullien, André Chabanne, Olivier Husson, Roger Michellon, Jean Claude Quillet, Jean Luc Vaymel, Lydie Noël Deneuville, Sandrine et Alain Gallon, Christian Abadie, Hélène Leduc, Aubin Lafon, Sarah Singla, Sylvain Hypolite, Christine Cassino et Roger Michell
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L’histoire dans la formation des nouvelles générations
 Le système de plantation directe, qui a été consolidé comme la meilleure proposition de durabilité, a été conçu en réunissant les initiatives et les dédicaces d’innombrables personnes et institutions. Certains d’entre eux se démarquent. Aujourd’hui, nous manifestons pour pleurer la perte de Lucien Seguy, chercheur au Cirad, qui, avec Serge Bouzinac, a beaucoup fait pour le Cerrado, le SPD et notre agriculture, lors de la compréhension et de la diffusion des services de rotation des cultures, base de concepts encore sont conçus pour l’agriculture moderne. De même, il a contribué à la reconnaissance internationale du SPD conçu au Brésil. L’ Université de Londrina État UEL et son département d’agronomie s’associent à FEBRAPDP pour rendre cet hommage et sont prêts à valoriser et à utiliser cette histoire dans la formation de nouvelles générations.
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Prof. Dr Adilson Luiz Seifert, chef du département d’agronomie à l’Université d’État de Londrina

 
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Le volcan d’une idée
J’ai beaucoup appris de Lucien. Je l’ai rencontré dans les années 80, à Ponta Grossa, lors de sa visite à la Fondation ABC. Lors de la visite sur le terrain, il a continué de commenter chaque situation qu’il a vue. C’était un volcan en éruption et des idées montaient encore et encore. Une personne phénoménale! C’était difficile de le suivre! Depuis lors, nous nous sommes rencontrés lors de congrès, d’événements sur le terrain et de conférences. Nous avons parlé de faire quelque chose ensemble, jusqu’à ce qu’en 2004 l’occasion se présente de développer un partenariat et, en 2005, nous avons mis en place l’accord UEPG – CIRAD. Les fonds provenaient de l’AFD (Agence française de développement) et affectés au Laboratoire de la matière organique du sol (LABMOS) pour l’équipement et la formation des partenaires du Cirad. C’était 10 ans de travail. Un saut de qualité dans lequel nous avons consolidé une équipe et sommes devenus une référence dans l’étude de la matière organique du sol. Si je devais résumer en un mot ce que je ressens pour Lucien, c’est la GRATITUDE. Repose en paix, mon ami.
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João Carlos de Moraes Sá, professeur principal à UEPG, Research Productivity Scholarship Level 1D – CNPq, président de la Commission technique et scientifique de la Fédération brésilienne du non-labour et de l’irrigation
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Un être électrique …
J’ai eu le privilège de suivre de près, une partie du gigantesque travail développé par Séguy dans l’État du Mato Grosso, avec deux fidèles compagnons – Serge Bouzinac et Munefumi Matsubara. Ses recherches sur les cultures de couverture, le recyclage des nutriments et la vie biologique du sol ont fourni la base scientifique du système de non-labour, maintenant largement adopté du nord au sud du pays. Séguy était un être électrique, très agité, ému par sa passion pour l’agriculture proche de la nature, ce sommet étant la plantation directe au dessus de la couverture vivante, objectif qu’il recherchait. Doté d’un grand talent pour la peinture (il était assistant d’un peintre célèbre), il a traduit ses concepts agronomiques en graphiques et figures élaborés avec lesquels il a illustré la publication «Du transfert de technologie Nord-Sud aux systèmes sans labour, dans une zone tropicale humide», éditée en 1996. L’agronomie est en deuil et le monde est plus pauvre sans Lucien Séguy. Mais votre exemple demeure.
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Tsuioshi Yamada, ancien directeur de l’IPNI, 1977-2007
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Lucien Seguy au centre: journée champêtre à Sinop, MT, 1995 – Photo prise par T. Yamada

 
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Ce citoyen du monde
 Notre collègue Lucien Séguy est décédé le 27 avril, à l’âge de 75 ans. Notre émotion est profonde avec l’annonce de sa disparition. Cependant, votre immense contribution à une meilleure agriculture sera votre grand héritage. Des souvenirs importants restent, depuis sa classe, au début des années 90, dans la discipline des problèmes de fertilité des sols, pour les étudiants diplômés du Département des Sciences du Sol (ESALQ / USP) et de notre visite au Cirad de Montpellier ( France), en 1999. Au Brésil, où il a commencé ses travaux en 1978, Lucien Séguy était un chercheur impliqué dans la mise en œuvre et la diffusion du semis direct. Ce citoyen du monde a eu une influence et une contribution importantes sur notre agriculture. Votre intelligence, votre simplicité et votre générosité feront défaut! 
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Godofredo Vitti, Prof. Titulaire émérite, ESALQ-USP et Valter Casarin, ESALQ-USP

 
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Infatigable et enthousiaste
Chercheur au Cirad, France – Grand guerrier infatigable, enthousiaste et dynamique! Spécialiste en sols, plantes, gestion et semis direct. En collaboration avec Serge Bouzinac, son éternel collaborateur a développé de nombreuses œuvres validées et utilisées par des producteurs de nombreux pays du monde! J’ai eu le plaisir d’être avec lui plusieurs fois, lors de visites sur le terrain à la Fazenda do Matsubara à Lucas do Rio Verde, dans les années 80, pour tester différents plans de toiture, en collaboration avec Cooperlucas et aussi le grand et profond travail à Sinop, MT, avec Agronorte, Maronese et Team! Lancement de cultivars et beaucoup de diffusion de systèmes durables auprès des producteurs et techniciens! Le monde entier de la science et des agriculteurs perdent beaucoup avec leur départ et leur absence dans les systèmes de production les plus divers du monde!
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Ademir Calegari, chercheur principal chez Iapar, consultant privé – gestion des sols / plantes de couverture (système de plantation directe)

 
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Passion et dévouement
J’ai rencontré le Dr Lucien Séguy à l’Université fédérale de Goiás pour parler du système Barreirão avec le chercheur João Kluthcouski, en 1984, et je l’ai revu en 2016! Excellent exemple et avec beaucoup de passion et de dévouement dans les enseignements! Dès lors, j’ai commencé à me consacrer à l’utilisation des cultures de couverture en agriculture.
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Agronome David Campos Alves
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Fleuri et porté des fruits
Le développement de l’agriculture dans le Cerrados, et du non-labour dans la paille, a eu la contribution du Dr Lucien Seguy et de son compagnon Serge Bouzinac. Les graines qu’il a semées ont fleuri et ont produit des fruits abondants et, en ce moment, nous avons des remerciements et de la gratitude. Allez en paix! Lucien, ton passage ici a été réussi!
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Carlos Pitol, Dourados, MS

 
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Dur et passionné …
Lors de la récolte 2009/2010, j’ai eu l’occasion de rencontrer et de travailler avec les chercheurs Lucien Seguy et Serge Bouzinac, lorsque j’ai rejoint le département de recherche de l’IMAmt, à Primavera do Leste MT. Persévérant, passionné et passionné. Une figure unique, qui nous laisse un héritage et prend notre nostalgie. Condoléances et un gros câlin à la famille et aux amis.
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Agronome Marcio Caldeira, coordinateur technique Araunah Agro

Connais-t-on bien cette Nature

Est-il possible de sonder la Nature ….? Je l’a connais mal cette Nature, mais je sais quand même que la Nature n’a jamais fait que de se préoccuper de la santé de ses sols , et elle fait cela depuis des millions d’années, du coup, ça à l’air d’un système un peu abouti , il n’y a pas à se poser d’autres questions et pour avoir un sol en santé, il ne faut aucune perturbation mécanique, aucune intervention, d’ailleurs un sol vivant (donc nourri) est complètement structuré pour fonctionner à fond (aller essayer de faire un trou dans une forêt « non perturbée » ) Pour les haies, voilà un gros gadget , je ne suis pas anti-haie , je dis simplement que l’on prête beaucoup trop de vertus aux haies , par contre reproduire les avantages des haies partout sur les parcelles cultivées, là ça commence à devenir vraiment intéressant , et cela s’appelle le SCV dont le maître est M. Lucien Séguy ….Avec le SCV en parcelles agricoles, c’est comme-ci on avait des haies sur toutes la surfaces de la parcelle ….l’avenir de l’Agriculture , ce sont les SCV : lucien seguy.fr

Deneuville Noêl

Couverts multi-espèces de plantes multi-services ( Octobre 2022)

Des agriculteurs « réinventent » leurs tâches en améliorant l’état des sols

https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/2003945/temiscamingue-methode-csv-sols-cultures

L’agronome Louis Pérusse fait pousser des plantes adaptées à l’ombrage, comme dans ce champ de maïs.

PHOTO : RADIO-CANADA / BIANCA SICKINI-JOLY

« Il faut se réinventer, tout coûte de plus en plus cher », souligne Gilles Bérubé.

Le producteur de cultures commerciales à la Ferme Lubé, à Notre-Dame-du-Nord, fait partie d’une cohorte de six producteurs du Témiscamingue qui tentent de modifier leurs pratiques pour conserver les sols.

Il faut diminuer nos tâches de travail. La main-d’œuvre nous est aussi difficile à trouver, ajoute-t-il.

Les agriculteurs intègrent le système de semis directs sur couverture végétale permanente (SCV). Une méthode pour éviter de labourer le sol et réduire l’usage des pesticides.

L’un des copropriétaires de la Ferme Lubé, Gilles Bérubé, a apprécié les conseils de l’agronome Louis Pérusse.

PHOTO : RADIO-CANADA / BIANCA SICKINI-JOLY

Gilles Bérubé a amorcé ses démarches il y a cinq ans. Ses premières expériences avec le maïs n’avaient pas été fructueuses. Il en apprend davantage sur la méthode depuis le mois de décembre.

Le but de tout ça, c’est d’enrichir nos sols, de ne pas les voir se dégrader. On sait qu’il y a des endroits où les sols se dégradent, qu’ils se compactent. On veut éliminer ça. On a la chance de pouvoir profiter des expériences des autres, autant bénéfiques que [celles] qui ont été désastreuses, signale M. Bérubé.

La méthode SCV

Louis Pérusse, un agronome de Québec, menait un atelier de réseautage avec des producteurs agricoles qui utilisent les principes du système de semis directs sur couverture végétale permanente.

PHOTO : RADIO-CANADA / BIANCA SICKINI-JOLY

Louis Pérusse, un agronome de Québec, a plusieurs cohortes dans les régions de la province. Il a visité les fermes du Témiscamingue jeudi.

On veut, dans un système de rotation, augmenter le nombre d’espèces utilisées et ces plantes, qu’on va intégrer avec des cultures de récoltes, ont des fonctions pour amener des fertilisants, contrôler des maladies, entre autres. On veut intégrer ça et l’objectif de la cohorte est d’initier cette démarche et de permettre aux producteurs de se situer chez eux, explique M. Pérusse.

Celui-ci constate que les cultures du Témiscamingue sont en bon état. On espère que l’automne sera plus beau que l’été, conclut-il.

Avec les informations de Bianca Sickini-Joly et la collaboration d’Emily Blais