Le rafraîchissement des villes par les arbres

Les arbres n’auraient jamais du quitter les villes …Maintenant, il y a du job pour faire comprendre leurs immenses avantages qui sont incontournables pour une ville durable avec plus de végétation vivante et active en lieu et place de béton mort ou bitume polluant

Cette question de la présence de végétation en ville, est pratiquement la même problématique pour la présence de plantes de couverture multi-services en SCV dans nos parcelles agricoles, il est urgent que l’homme comprenne les services, les bénéfices, que peut lui rendre la végétation. L’existence de la végétation est complètement au service de l’humanité ….lutter contre la végétation à outrance, c’est lutter contre l’avenir ….!

Peut-on poser cette question aux scientifiques compétents ….. »Que devient la chaleur solaire réceptionnée par le feuillage des arbres, que s’est-il passer entre les situations avec végétation qui fabriquent de l’ombre fraîche et sol nu bitumé qui stocke plutôt de la chaleur »…?

En SCV Lucien Séguy , cette énergie solaire captée par les plantes se transforme en usine à photosynthèse et permet la croissance des plantes et notre objectif dans cette technique agricole de production d’alimentation, est l’utilisation maximum de ce phénomène refroidissant et bénéfique pour notre climat et de nos sols agricoles

https://www.inrae.fr/actualites/rafraichissement-villes-arbres

La préparation de la « ville durable » au changement climatique passe par une meilleure prise en compte du confort thermique dans l’espace urbain.

Parmi les stratégies d’adaptation des villes au changement climatique et notamment aux épisodes de chaleur extrême, la réintroduction d’arbres en milieu urbain est une voie prometteuse car, par leur transpiration et leur ombrage, ils ont un impact significatif sur le bilan thermique de l’atmosphère environnante.  L’augmentation des surfaces végétales en ville semble une solution favorablement partagée par les habitants. L’impact positif du rafraîchissement est renforcé par d’autres services écosystémiques que peut fournir la végétation aux habitants, comme par exemple la filtration de l’air, la biodiversité en ville et également l’aspect ludique et social.

Mieux expliciter les interactions entre les arbres et la ville a donc constitué l’objet principal d’un projet ANR porté par l’UMR PIAF, COOLTREES, pour concevoir des villes durables où les aménagements arborés prennent tout leur sens et leur place. Les bénéfices thermiques potentiels des arbres dans un environnement urbain avaient jusqu’ici été peu étudiés, notamment pour les arbres de rue. Le feuillage constitue en fait une véritable carapace absorbante. L’impact des arbres est d’autant plus flagrant en plein soleil : la température mesurée est 7 °C plus faible sous les arbres à 13 heures*.

Un outil de simulation, LASER.T, permettant de simuler l’impact des arbres sur le microclimat urbain et leur fonctionnement, a été conçu et mis au point au cours du programme de recherche. Il simule de manière couplée les interactions thermoradiatives entre les différents éléments d’un paysage urbain, végétation incluse, et est capable de spatialiser le microclimat au sein des houppiers. De même une base de données regroupant toutes les mesures effectuées entre 2014 et 2018 est également disponible. Le modèle sera mis à disposition en open source. Le développement d’une interface graphique permettra également son utilisation par des non-scientifiques (techniciens des espaces verts et des parcs, aménageurs de l’espace urbain…) afin de leur permettre d’évaluer, par exemple, la pertinence d’un aménagement arboré.

Deux zones ombragées de la ville de Strasbourg
L’ombrage généré par les arbres est bienfaiteur. Deux exemples dans la ville de Strasbourg.

Ce projet a donc permis d’avancer dans les connaissances des arbres en ville et de proposer un premier cadre de modélisation, mais qui reste à préciser et affiner : cela fait l’objet d’un nouveau programme de recherche ANR  qui démarre, TIR4sTREEt, coordonné par l’INSA de Strasbourg et dont INRAE est partenaire (UMR PIAF et UMR Sylva).

Un fascicule de vulgarisation et un site web ont été conçus pour présenter le projet COOLTREES et ses résultats, le modèle LASER.T et son utilisation, notamment pour les professionnels.

 Toutes les infos sur https://www6.inrae.fr/cooltrees

https://www.inrae.fr/actualites/chaleur-urbaine-arbres-bien-entretenus-rafraichissent-plus-latmosphere

Cultures de couverture

Joshua J. Miller, associé de recherche postdoctoral, Département de pathologie végétale

Katja Koehler-Cole, associée de recherche postdoctorale, Département d’agronomie et d’horticulture

Au moment de décider de la meilleure façon d’utiliser les cultures de couverture, il est important de considérer l’objectif ultime. Est-ce pour augmenter la matière organique du sol, augmenter la disponibilité des éléments nutritifs pour les cultures suivantes, réduire le compactage du sol, fournir du fourrage au bétail et/ou supprimer les mauvaises herbes ? Répondre à ces questions aidera à identifier les cultures de couverture qui offrent les meilleures chances de succès pour atteindre l’objectif. Principalement, les cultures de couverture sont utilisées pour améliorer la conservation des sols, le cycle et l’approvisionnement en éléments nutritifs et le contrôle des mauvaises herbes. Cependant, ces avantages varient en fonction de l’espèce de culture de couverture qui est plantée, il est donc important de sélectionner le type de culture qui s’intégrera dans votre système de culture actuel, ainsi que de fournir le résultat souhaité.

Il est important de noter que des baisses de rendement de la culture de base suivante ont parfois été observées avec l’utilisation de cultures de couverture, en raison d’une terminaison incomplète, d’une perte d’humidité du sol et/ou d’une immobilisation des éléments nutritifs. Tous ces éléments peuvent être minimisés grâce à une sélection et une gestion appropriées de votre culture de couverture.

Conservation des sols

Les cultures de couverture peuvent être utilisées pour atteindre les objectifs de conservation des sols, en particulier contre l’érosion éolienne et hydrique. Le potentiel d’érosion éolienne dans les régions plus sèches des Grandes Plaines est élevé à la fin de l’hiver et au début du printemps. Les cultures de couverture d’hiver, en particulier les espèces de graminées avec leurs systèmes racinaires étendus, peuvent réduire l’érosion éolienne en maintenant le sol en place et en protégeant la surface du sol. L’érosion hydrique peut également être réduite car les cultures de couverture augmentent l’infiltration. PourPar exemple, les crucifères à racine pivotante, comme les radis et les navets, peuvent pousser à travers des couches de sol compactées et laisser des macropores, canalisant les précipitations vers des couches de sol plus profondes. De plus, la biomasse aérienne réduit l’impact des précipitations, empêchant ainsi le ruissellement du sol (Blanco-Canqui et al., 2015). Dans une parcelle de démonstration d’une seule année au Centre de recherche et de vulgarisation de l’est du Nebraska situé près de Mead, dans le Neb., même la culture de couverture de radis tuée par l’hiver a empêché l’érosion du sol due aux pluies torrentielles du printemps par rapport à la parcelle témoin sans culture de couverture (Figure 1 ) .

Figure 1. Effet de la culture de couverture sur l’érosion du sol (11 mai 2016).

suite…..

https://extensionpublications.unl.edu/assets/html/g2284/build/g2284.htm

Carbon Cowboys

cow-boys de carbone

« C’est, de loin, le meilleur film agricole que j’aie jamais vu. Les personnages sont tous si sympathiques et captivants, les graphismes sont époustouflants et j’ai beaucoup appris sur l’écologie… mais rien de tout cela n’aurait d’importance sans l’âme et l’empathie de Peter Byck en tant que conteur. »

https://www.carboncowboys.org/