Économie des cultures de couverture

Lorsque l’humidité du sol est déficitaire ou qu’une irrigation est nécessaire

Rob Myers, Alan Weber, Sami Tellatin | 

2019 | 

L’un des exemples les plus marquants des bénéfices des cultures de couverture s’est produit lors de la grave sécheresse généralisée de 2012. Dans des milliers d’exploitations agricoles du Midwest et de l’Ouest américain, la croissance des cultures a souffert de précipitations bien inférieures à la normale. Cependant, une tendance a commencé à se dessiner lorsque les agriculteurs ont constaté que le maïs ou le soja cultivés après une culture de couverture se portaient mieux que ceux cultivés dans leurs champs conventionnels. Cette observation fréquente a ensuite été confirmée par les données de rendement. Les agriculteurs ayant répondu à l’Enquête nationale sur les cultures de couverture ont signalé une augmentation moyenne du rendement de 9,6 % pour le maïs cultivé après une culture de couverture et de 11,6 % pour le soja. Plus remarquable encore, dans les sept États les plus durement touchés par la sécheresse, les augmentations de rendement ont été encore plus importantes : 11 % pour le maïs et 14,3 % pour le soja.

Dans une enquête menée auprès de 2 000 agriculteurs du Midwest et du Nord des Grandes Plaines, 64 % ont déclaré qu’ils mettaient en œuvre des pratiques de conservation (sans labour ou travail réduit du sol, cultures de couverture, etc.) comme stratégie de gestion des risques climatiques, et 21 % supplémentaires envisageaient de mettre en œuvre de telles pratiques [12].

Si l’on considère uniquement les agriculteurs ayant utilisé des cultures de couverture pendant une année avant la sécheresse, leur augmentation moyenne de rendement dans les champs couverts était de 6 % pour le maïs et de 11,4 % pour le soja. Compte tenu des prix élevés après la récolte cette année-là (prix moyens nationaux de 6,89 $ pour le maïs et de 14,40 $ pour le soja), les cultures de couverture ont été largement rentabilisées pendant la sécheresse de 2012, même après seulement une année d’utilisation. Il est à noter que cette conclusion est basée sur la réponse au rendement moyen, en utilisant l’analyse de régression de l’enquête sur les rendements. Une petite partie des champs et des exploitations ont subi des pertes de rendement après l’utilisation de cultures de couverture, tandis que d’autres ont enregistré des augmentations de rendement encore plus importantes.

Plusieurs raisons expliquent pourquoi les cultures de couverture peuvent augmenter l’humidité du sol et réduire les pertes de rendement dues à la sécheresse (figure 2). L’une d’elles est qu’elles contribuent à améliorer l’infiltration des eaux de pluie grâce à un nombre accru de macropores, provenant à la fois des racines et de l’activité accrue des vers de terre. Une fois la pluie absorbée, elle a plus de chances de rester dans la zone racinaire, notamment parce que les résidus de cultures de couverture à la surface du sol réduisent l’évaporation. Ces résidus peuvent également maintenir le sol plus frais, ce qui réduit encore les pertes d’humidité et le stress des cultures, et permet aux micro-organismes du sol de fonctionner plus efficacement. Au fil du temps, l’amélioration de la santé du sol peut entraîner une augmentation de sa capacité de rétention d’eau, grâce à l’augmentation de la matière organique et à l’amélioration de la structure des agrégats. Cependant, même à court terme, les cultures de couverture peuvent stimuler les champignons mycorhiziens, qui peuvent aider les racines des cultures, dont la durée de vie a été raccourcie par la sécheresse, à mieux accéder à l’humidité et aux nutriments.

Deux figures montrant des racines de maïs et des racines de soja
Les cultures de couverture peuvent augmenter l’humidité du sol de plusieurs façons : elles stimulent la croissance des champignons mycorhiziens sur les racines des cultures, fournissent des résidus de surface, créent des canaux racinaires utilisables par la culture suivante et améliorent l’infiltration des eaux de pluie et la capacité de rétention d’eau du sol. Illustrations de Carlyn Iverson

Les cultures de couverture peuvent augmenter l’humidité du sol de plusieurs façons : elles stimulent la croissance des champignons mycorhiziens sur les racines des cultures, fournissent des résidus de surface, créent des canaux racinaires utilisables par la culture suivante et améliorent l’infiltration des eaux de pluie et la capacité de rétention d’eau du sol. Illustrations de Carlyn Iverson

Les cultures de couverture peuvent s’avérer très utiles en améliorant la gestion de l’humidité du sol dans les champs souvent soumis à un stress hydrique, comme les sols à texture plus légère ou les champs situés dans des zones à faibles précipitations. L’infiltration améliorée des cultures de couverture peut également accroître l’efficacité de l’irrigation et réduire l’évaporation. Steve Stevens, producteur de coton en Arkansas, estime qu’en utilisant des cultures de couverture, il peut économiser environ 0,06 $ par livre de coton produit (60 $ par acre) grâce à la réduction des dépenses d’irrigation [9].

Noah Williams, qui exploite 1 130 hectares de terres arides dans l’est de l’Oregon, a constaté l’intérêt des cultures de couverture, malgré des précipitations très limitées. En collaboration avec son spécialiste local de la conservation des sols du Service de conservation des ressources naturelles de l’USDA (NRCS), Williams a surveillé l’humidité du sol dans les champs laissés en jachère et dans ceux où des cultures de couverture ont été utilisées. Globalement, l’humidité du sol était à peu près la même entre la jachère et les cultures de couverture. Cependant, après une pluie, Williams a observé que l’humidité atteignait la zone de 60 cm de profondeur du profil du sol dans ses champs couverts de cultures de couverture, alors que cette zone était sèche dans le système de jachère. Associées au pâturage, Williams explique : « Les cultures de couverture compensent le coût des semis. »

Instantané : L’impact financier des cultures de couverture en période de sécheresse

Français D’après les données de la sécheresse de 2012, les cultures de couverture augmentent considérablement le rendement (en moyenne) pendant une année de sécheresse, et les cultures de couverture sont rentables dès la première année . Les rendements du maïs sont en moyenne de 27,34 $, 77,15 $ et 110,45 $ par acre après un, trois et cinq ans de plantation de cultures de couverture. Les rendements du soja sont en moyenne de 41,69 $, 70,22 $ et 84,54 $ par acre après un, trois et cinq ans. (Voir les tableaux 4 et 5 pour plus de détails.) Aux fins de la présente analyse, les incréments d’un, trois et cinq ans signifient que les cultures de couverture avaient été utilisées pendant cette période lorsqu’une sécheresse s’est produite.

Photosynthèse , notre ami (2)

Hernán Asto : Cet ingénieur civil péruvien, originaire d’Ayacucho, a transformé son expérience personnelle – grandir sans électricité et étudier à la lumière des bougies – en une solution révolutionnaire avec sa startup Alinti. Son invention, qui génère de l’électricité à partir de la photosynthèse des plantes en exploitant l’activité de micro-organismes dans le sol, est non seulement ingénieuse, mais aussi porteuse d’un impact social et environnemental significatif.

Son parcours illustre une combinaison rare de créativité, de persévérance et de conscience sociale. Ayant grandi dans une région pauvre du Pérou où l’accès à l’électricité reste un défi pour des millions de personnes, Asto a développé une technologie qui utilise des ressources abondantes et renouvelables – les plantes, le soleil et les micro-organismes – pour produire une énergie propre et accessible. Son dispositif hybride, souvent présenté sous forme d’un pot en argile, capture les électrons libérés par les micro-organismes dans la rhizosphère des plantes, les transformant en électricité utilisable pour éclairer des foyers ou charger des appareils. C’est une approche qui allie bioélectrochimie et simplicité, rendant la solution adaptée aux communautés rurales isolées.

Au-delà de la prouesse technique, ce qui impressionne chez Hernán Asto, c’est sa vision. Il ne s’agit pas seulement d’une invention pour lui-même ou pour la gloire personnelle, mais d’un projet destiné à changer des vies. Alinti a déjà permis à des centaines de familles péruviennes d’accéder à l’électricité, tout en purifiant l’air grâce aux plantes utilisées, comme l’asparagus, qui absorbent des toxines. Son ambition d’étendre cette technologie à l’échelle mondiale, notamment via des plateformes comme Kickstarter, montre qu’il vise un impact global, tout en restant ancré dans une démarche écologique.

Ses nombreux prix – comme le deuxième place au concours « Une idée pour changer l’histoire » de History Channel en 2018, le prix Bio-Circular-Green de l’APEC en 2023, ou encore les 100 000 euros remportés aux XXIII Global eAwards en 2024 – témoignent de la reconnaissance internationale de son travail. Pourtant, il souligne souvent le manque de soutien de l’État péruvien, ce qui met en lumière un défi plus large pour les innovateurs dans des contextes où les ressources institutionnelles sont limitées. Cela rend son succès d’autant plus admirable.

En résumé, Hernán Asto et Alinti représentent une fusion fascinante entre nature et technologie, avec un potentiel pour redéfinir l’accès à l’énergie dans les zones marginalisées. C’est un projet qui mérite attention et soutien, car il incarne une alternative durable face aux crises énergétiques et climatiques actuelles.

La bioélectrochimie, dans le contexte d’Hernán Asto et de son invention chez Alinti, est une discipline scientifique qui étudie les interactions entre des processus biologiques et des phénomènes électrochimiques pour générer de l’électricité ou analyser des systèmes vivants. Plus spécifiquement, ici, elle repose sur l’exploitation de l’activité métabolique de micro-organismes dans le sol pour produire un courant électrique.

1. Le principe de base : la photosynthèse et les micro-organismes

Les plantes, grâce à la photosynthèse, convertissent l’énergie solaire en énergie chimique sous forme de sucres (comme le glucose). Une partie de ces composés organiques est excrétée par les racines dans la rhizosphère, la zone du sol entourant les racines. Ces exsudats servent de nourriture à des micro-organismes présents dans le sol, notamment des bactéries électrogènes (comme les Geobacter ou Shewanella, souvent étudiées dans ce domaine). Ces bactéries décomposent les molécules organiques via leur métabolisme, libérant des électrons comme sous-produit.

2. La conversion bioélectrochimique

La bioélectrochimie intervient ici avec une technologie appelée cellule électrochimique microbienne (ou Microbial Fuel Cell, MFC). Dans une MFC, les électrons produits par les bactéries sont capturés et canalisés pour générer un courant électrique. Le système d’Asto utilise une configuration simple :

  • Une anode (électrode négative) est placée dans le sol près des racines, où les bactéries oxydent les composés organiques, libérant des électrons et des protons (H⁺).
  • Ces électrons circulent de l’anode vers une cathode (électrode positive) via un circuit externe, créant ainsi un courant électrique.
  • À la cathode, souvent exposée à l’air, les électrons se combinent avec des protons et de l’oxygène pour former de l’eau (H₂O), complétant le circuit.

Dans le cas d’Alinti, le dispositif est intégré dans un pot en argile ou un système similaire, où la plante (comme l’asparagus) agit comme une « usine » fournissant continuellement des nutriments aux bactéries via la photosynthèse.

3. Les réactions chimiques simplifiées

  • À l’anode : les bactéries oxydent les exsudats organiques, par exemple : C_6H_{12}O_6 + 6H_2O \rightarrow 6CO_2 + 24H^+ + 24e^- (oxydation du glucose).
  • À la cathode : réduction de l’oxygène : O_2 + 4H^+ + 4e^- \rightarrow 2H_2O.

Le flux d’électrons entre les deux électrodes produit une différence de potentiel (voltage), suffisante pour alimenter une petite lampe LED ou charger un appareil à faible consommation.

4. Spécificités du système d’Asto

Le génie d’Hernán Asto réside dans l’optimisation et la simplification de cette technologie pour un usage domestique et rural :

  • Matériaux accessibles : il utilise des électrodes en carbone ou en métal peu coûteux, et un pot en argile qui maintient l’humidité et favorise la vie microbienne.
  • Hybride naturel-technologique : la plante n’est pas seulement un décor, elle est essentielle au processus, rendant le système durable tant qu’elle reçoit lumière et eau.
  • Efficacité énergétique modeste mais suffisante : une unité peut produire environ 5 à 10 watts par jour (selon les estimations basées sur des MFC similaires), assez pour éclairer une maison rurale ou charger un téléphone.

5. Avantages et défis

  • Avantages :
    • Énergie renouvelable et propre : pas de combustion ni de carburant fossile.
    • Faible coût et maintenance réduite, idéal pour des zones isolées.
    • Bonus écologique : les plantes absorbent du CO₂ et, dans le cas d’Alinti, des espèces comme l’asparagus filtrent aussi des polluants.
  • Défis :
    • Faible densité énergétique : la production est limitée par la quantité d’exsudats et l’activité bactérienne.
    • Dépendance aux conditions environnementales : lumière, humidité et santé de la plante influencent le rendement.
    • Mise à l’échelle : passer d’un pot à une solution pour des villages entiers nécessite des améliorations techniques.

6. Applications et potentiel

La bioélectrochimie d’Alinti est un exemple de ce qu’on appelle la « biotechnologie verte ». Elle pourrait être utilisée non seulement pour l’électricité domestique, mais aussi pour des capteurs environnementaux ou des systèmes de dépollution des sols. Des recherches similaires explorent déjà les MFC pour traiter les eaux usées tout en produisant de l’énergie.

En conclusion, la bioélectrochimie derrière les plantes électriques d’Hernán Asto est une application élégante et pratique d’un domaine scientifique encore en développement. Elle montre comment des processus naturels peuvent être détournés pour répondre à des besoins humains avec un impact minimal sur l’environnement.

« L’intelligence artificielle au secours de l’intelligence du sol… et de notre santé, celle de nos enfants et des générations futures. »

L’avenir de l’IA « agricole » et des drones n’est pas dans la gestion de l’application des pesticides dans les parcelles agricoles…..Elle est dans la perception des problèmes de qualité des sols, afin justement de limiter fortement les maladies et autres parasites qui impactent les cultures de l’agriculture conventionnelle , les sols « vivants » de l’ ACS, sont bien plus performants pour limiter les maladies et les parasites à problème …..

Nous devons passer d’une approche curative à une approche préventive et régénérative. L’IA et les drones agricoles ne devraient pas se limiter à l’optimisation de l’application de pesticides (qui reste une solution à court terme avec des effets néfastes à long terme), mais plutôt à la compréhension fine des sols et des écosystèmes pour favoriser leur résilience naturelle.

Pourquoi cette approche est prometteuse ?

  1. Santé des sols et réduction des intrants
    Les sols vivants, riches en matière organique et en biodiversité microbienne, sont plus résistants aux maladies et aux parasites. L’IA et les drones peuvent analyser des paramètres comme l’humidité, la structure du sol, la biomasse microbienne, et proposer des stratégies pour améliorer la fertilité naturelle.
  2. Détection précoce des déséquilibres
    Plutôt que d’attendre que des maladies apparaissent, l’IA pourrait identifier les premiers signes de stress hydrique, de carences nutritionnelles ou d’attaques parasitaires. Cela permettrait d’agir en amont, par exemple en favorisant la diversité végétale ou en appliquant des biostimulants naturels.
  3. Agriculture de précision régénérative
    Au lieu d’optimiser l’épandage de produits chimiques, l’IA pourrait guider des pratiques comme le semis direct, la couverture végétale, l’agroforesterie et l’intégration des cultures avec l’élevage, qui améliorent la fertilité du sol et réduisent naturellement les maladies.
  4. Valorisation des données agronomiques
    Avec des capteurs multispectraux et des outils d’apprentissage automatique, on pourrait cartographier la santé des sols à l’échelle parcellaire et adapter les pratiques agricoles de façon dynamique, en fonction des conditions réelles.

L’avenir de l’IA agricole est clairement dans l’optimisation des écosystèmes, pas dans la simple gestion des pesticides. Cette approche est essentielle pour une agriculture durable, productive et résiliente face aux changements climatiques.

L’IA pourrait jouer un rôle clé non seulement en fournissant des outils techniques aux agriculteurs, mais surtout en éduquant et en sensibilisant les acteurs de l’agriculture et de l’alimentation à l’importance des sols vivants.

Comment l’IA pourrait accélérer cette prise de conscience ?

  1. Visualisation des données agronomiques
    L’IA peut transformer des analyses complexes (biodiversité microbienne, stockage du carbone, structure du sol…) en visuels clairs et compréhensibles pour convaincre les décideurs, agriculteurs et consommateurs de l’importance des sols vivants.
  2. Modélisation des impacts à long terme
    Grâce à la simulation et aux prédictions, l’IA peut démontrer les effets positifs des pratiques régénératives (couverts végétaux, non-labour, agroforesterie) sur la fertilité des sols, la résilience climatique et la rentabilité économique.
  3. Formation et assistance intelligente
    Des IA conversationnelles ou des applications dédiées pourraient aider les agriculteurs à comprendre les interactions sol-plante-climat et à adopter des stratégies durables adaptées à leurs contextes locaux.
  4. Sensibilisation des consommateurs
    En rendant visibles les bénéfices des sols vivants sur la qualité nutritionnelle des aliments et la santé humaine, l’IA pourrait aussi influencer la demande et encourager une agriculture plus respectueuse des écosystèmes.

L’IA ne doit pas seulement être un outil technique, mais aussi un levier pédagogique et stratégique pour changer les mentalités et accélérer la transition vers une agriculture durable. En aidant à mieux voir, comprendre et anticiper, elle peut rendre les sols vivants évidents aux yeux de tous.

Les lobbys agro-industriels ont encore un intérêt économique à maintenir le modèle actuel basé sur les intrants chimiques, mais l’IA pourrait justement être un accélérateur de prise de conscience et de transformation.

Pourquoi l’IA peut contourner ces résistances ?

  1. Une force de démonstration inédite
    ➜ L’IA permet d’apporter des preuves chiffrées et visuelles sur les bénéfices des sols vivants et de leur gestion en ACS : productivité à long terme, meilleure résilience climatique, réduction des coûts pour les agriculteurs… Un discours basé sur des données incontestables sera plus difficile à contrer par les lobbys.
  2. Une sensibilisation globale et rapide
    ➜ Contrairement aux anciens modèles de transmission du savoir (rapports scientifiques, conférences limitées), l’IA peut diffuser cette connaissance massivement et en temps réel via des outils interactifs, des applications mobiles pour agriculteurs, ou encore des plateformes éducatives pour les consommateurs.
  3. Un levier pour influencer les politiques publiques
    ➜ Les décideurs politiques sont souvent influencés par des études d’impact et des prévisions économiques. Si l’IA démontre avec clarté que la régénération des sols est économiquement plus viable à moyen et long terme, cela pourrait inciter les gouvernements à revoir les orientations agricoles et les régulations.
  4. Un changement de marché qui forcera les industriels à s’adapter
    ➜ Si l’IA parvient à informer les consommateurs sur l’impact des sols vivants sur la qualité de leur alimentation (plus de nutriments, moins de résidus chimiques), la demande pourrait évoluer. Et quand le marché bouge, les industriels suivent !

En conclusion

L’IA peut jouer un rôle clé dans cette révolution agricole en rendant visibles les vérités que certains préfèrent cacher. En reliant agriculteurs, consommateurs et décideurs autour d’une compréhension partagée des enjeux des sols vivants, elle peut créer une pression collective qui finira par obliger les grands acteurs agro-industriels à évoluer.

La photosynthèse , notre ami de toujours !!!

Nourrir et protéger le sol

Photosynthese ….elle a tout créer…. merci le soleil !!

C’est une usine universelle gratuite avec mise à jour automatique…elle a tout construit sur cette planète , elle est à l’origine de toute la vie sur terre…. vous ne pouvez pas imaginer notre monde sans ce cadeau magique qu’est la photosynthèse 

Si les humains devaient avoir un dieu a adoré, incontestablement, ce devrait être là photosynthèse 

Comprendre l’utilité de la photosynthèse, c’est comprendre la vie sur terre 

Pour bien fonctionner, elle a déjà besoin du soleil qui lui fournit une énergie infinie et gratuite…. ensuite, elle a créé elle-même ses bases de fonctionnement qui sont en gros, l’eau, la végétation, le sol, le carbone, les éléments fertilisants …. cette association a elle même créer le climat , la météo, les saisons avec la rotation de la planète, la biodiversité terrestre avec son influence sur la biodiversité marine….etc…ce travail de la photosynthèse est basé sur la globalité d’un tas d’éléments 

Ne pas comprendre l’utilité de la photosynthèse rapidement pour les hommes, c’est se priver rapidement d’avenir durable ..se dire intelligent, c’est comprendre l’intelligence de la photosynthèse 

C’est incroyable que le pétrole dont l’origine est la photosynthèse permet aux hommes de la détruire facilement aujourd’hui , on avait, on a d’autres utilisations plus pertinentes à faire avec l’énergie du pétrole dans l’intérêt de l’humanité….le bitume ce déchet empoisonné du pétrole contribue à l’imperméabilisation des sols souvent les plus fertiles dont la photosynthèse a tant besoin….les villes et agglomérations urbaines sont des foyers incontrôlables de sources de chaleur,de gaspillage d’eau et de photosynthèse 

L’agriculture du pétrole n’a pas encore compris l’énorme intérêt agronomique des plantes de couverture, les complices incontournables du SCV de Lucien Seguy  

  1. Conséquences climatiques directes des pertes écosystémiques
  • La déforestation et la destruction des sols ne se contentent pas de libérer du CO₂, elles diminuent aussi la capacité des puits de carbone (forêts, tourbières, prairies).
  • Ces perturbations influencent aussi le climat via des changements d’albédo (réflectivité des surfaces) et des modifications du cycle de l’eau.
  1. Liens avec la biodiversité et la résilience écologique
  • La perte de carbone s’accompagne souvent d’une perte de biodiversité et de services écosystémiques (régulation du climat, fertilité des sols, cycle de l’eau).
  • Des écosystèmes dégradés sont moins résilients face aux changements climatiques, ce qui peut créer des boucles de rétroaction négatives.
  1. Perspectives de restauration
  • Mentionner des initiatives comme la reforestation, l’agriculture régénérative, la restauration des zones humides et des prairies.
  • Mettre en avant le rôle des solutions basées sur la nature pour restaurer le carbone perdu.
  1. Considérations géographiques et sociétales
  • Les pertes de carbone ne sont pas uniformes : les tropiques ont perdu plus de carbone récemment, tandis que les zones tempérées avaient déjà subi des pertes historiques.
  • L’impact des pratiques agricoles intensives et de l’urbanisation sur ces pertes est importante.

La perte de photosynthèse depuis la présence humaine a eu des conséquences majeures sur ce constat et continue son accélération. La destruction des écosystèmes terrestres ne se limite pas seulement à la libération du carbone stocké dans la biomasse et les sols ; elle entraîne également une réduction significative de la capacité des plantes à absorber et fixer le carbone atmosphérique via la photosynthèse.

Conséquences de la perte de photosynthèse :

  1. Diminution du puits de carbone naturel
  • La photosynthèse joue un rôle clé dans le cycle du carbone en absorbant le CO₂ atmosphérique.
  • La destruction des forêts et des zones humides réduit la surface végétalisée capable de capter le CO₂, aggravant ainsi l’accumulation du carbone dans l’atmosphère.
  1. Rétroaction climatique négative
  • Moins de végétation signifie moins de captation de carbone, ce qui accélère l’augmentation du CO₂ atmosphérique.
  • L’élévation des températures et la modification des précipitations dues au changement climatique peuvent ensuite limiter davantage la croissance des plantes et donc leur capacité photosynthétique.
  1. Impact sur le cycle de l’eau et le climat local
  • Les forêts et zones humides influencent l’évapotranspiration et la régulation des précipitations.
  • Moins de végétation entraîne une réduction des nuages et des précipitations, accentuant l’aridification de certaines régions, ce qui limite encore la régénération des écosystèmes.
  1. Réduction de la production primaire nette (PPN)
  • La PPN (différence entre la photosynthèse et la respiration des plantes) est directement affectée.
  • Une baisse de la PPN signifie que les écosystèmes captent moins de carbone chaque année, ralentissant leur rôle de puits de carbone.

Pourquoi cet aspect est crucial dans l’estimation des pertes de carbone ?

Les pertes de carbone historiques des écosystèmes, ne se limitent pas à un événement ponctuel : elles entraînent une baisse continue de la capacité de la biosphère à absorber le CO₂. Autrement dit, au-delà des tonnages déjà libérés, la perte de la photosynthèse empêche l’absorption de centaines de gigatonnes supplémentaires qui auraient pu être captées si ces écosystèmes étaient intacts.

La déforestation et la destruction des écosystèmes ont considérablement réduit la capacité de la planète à absorber le dioxyde de carbone (CO₂). Voici quelques estimations illustrant cette diminution :

  1. Réduction de la capacité d’absorption des forêts :
  • Forêts tropicales : Les forêts tropicales, qui stockent 20 à 50 fois plus de CO₂ que d’autres écosystèmes, ont vu leur superficie diminuer significativement. Cette perte entraîne une réduction proportionnelle de leur capacité à absorber le CO₂.
  1. Impact des incendies et des sécheresses :
  • Effondrement des puits de carbone terrestres en 2023 : Des événements tels que les incendies massifs et les longues sécheresses ont conduit à une chute drastique de la capacité des écosystèmes terrestres à capter le CO₂, exacerbant ainsi le changement climatique.
  1. Contribution des écosystèmes de carbone bleu :
  • Zones humides côtières : Les écosystèmes de carbone bleu, tels que les mangroves et les marais salants, représentent près de 50 % de l’enfouissement du carbone dans les sédiments marins, bien qu’ils occupent moins de 2 % de la superficie des océans. Leur dégradation libère jusqu’à un milliard de tonnes de CO₂ par an, soit près de 20 % des émissions mondiales dues à la déforestation.

Ces données soulignent l’importance cruciale de préserver et de restaurer les écosystèmes naturels pour maintenir leur rôle essentiel dans la régulation du climat en absorbant le CO₂ atmosphérique.

L’impact de la dégradation des écosystèmes sur leur rôle de tampon climatique

Les écosystèmes terrestres et marins jouent un rôle clé dans la régulation du climat en absorbant et stockant le dioxyde de carbone (CO₂). Leur destruction compromet cette fonction et aggrave le changement climatique de plusieurs manières.


1. Réduction des puits de carbone

  • Les forêts, les prairies, les zones humides et les océans absorbent environ 50 % des émissions anthropiques de CO₂ chaque année.
  • La déforestation, la dégradation des sols et l’assèchement des zones humides diminuent la capacité des écosystèmes à séquestrer le carbone.
  • Par exemple, la forêt amazonienne, autrefois considérée comme un puits de carbone, est désormais devenue une source nette de CO₂ dans certaines régions en raison de la déforestation et des incendies.

2. Accélération du réchauffement climatique

  • Moins d’absorption de CO₂ signifie une concentration atmosphérique plus élevée, ce qui accélère le réchauffement.
  • Les terres dégradées renvoient plus de chaleur dans l’atmosphère (effet d’albédo modifié), ce qui perturbe les cycles climatiques locaux et mondiaux.
  • La perte de couvert forestier réduit aussi l’humidité et modifie les régimes de précipitations, aggravant les sécheresses et rendant la végétation plus vulnérable.

3. Libération de carbone stocké dans les sols et la biomasse

  • Les écosystèmes terrestres contiennent des stocks massifs de carbone (forêts, tourbières, sols riches en matière organique).
  • Lorsque ces écosystèmes sont détruits, le CO₂ stocké est libéré, augmentant encore plus les émissions.
  • Par exemple, l’assèchement des tourbières peut libérer jusqu’à 2 gigatonnes de CO₂ par an, soit environ 5 % des émissions mondiales de carbone fossile.

4. Moins de résilience face aux événements climatiques extrêmes

  • Les écosystèmes sains absorbent les chocs climatiques en régulant les températures et l’humidité.
  • Leur dégradation rend les régions plus vulnérables aux vagues de chaleur, aux inondations et aux tempêtes.
  • La perte des mangroves et des récifs coralliens, par exemple, augmente la vulnérabilité des côtes aux tempêtes et à l’élévation du niveau de la mer.

Conclusion : Un cercle vicieux

La destruction des écosystèmes réduit leur capacité à absorber du CO₂, ce qui aggrave le réchauffement climatique et accélère encore plus leur dégradation. Pour briser ce cercle vicieux, la protection et la restauration des puits de carbone naturels sont essentielles.

Des solutions comme la reforestation, l’agroécologie et la conservation des zones humides pourraient permettre de restaurer cette fonction de tampon climatique et de réduire les impacts du changement climatique.

  • Comparaison avec les émissions anthropiques : un amplificateur du problème climatique
    Les pertes de carbone des écosystèmes terrestres ont joué un rôle majeur dans l’augmentation du CO₂ atmosphérique, bien avant l’ère industrielle. Comparer ces pertes aux émissions anthropiques actuelles permet de mieux comprendre leur impact global.

    1. Une perte de carbone bien supérieure aux émissions fossiles historiques
    Depuis le Néolithique, la déforestation, la dégradation des sols et la conversion des écosystèmes en terres agricoles ont libéré 1 050 à 1 733 GtC (gigatonnes de carbone).
    En comparaison, les émissions de CO₂ liées à la combustion des énergies fossiles depuis 1850 sont estimées à environ 300 GtC.
    Ratio : Les pertes écosystémiques sont 3,5 à 5,8 fois supérieures aux émissions fossiles cumulées.
    📌 Interprétation :
    La destruction des écosystèmes a été historiquement une source massive de CO₂, bien plus importante que l’utilisation des énergies fossiles jusqu’à aujourd’hui.

    2. Une amplification du problème climatique par la perte des puits de carbone
    Chaque année, les écosystèmes terrestres absorbent environ 30 % des émissions anthropiques, soit environ 10 à 12 GtCO₂.
    Les océans en absorbent une quantité similaire (20 à 30 % des émissions).
    Mais avec la déforestation et la dégradation des sols, cette capacité d’absorption diminue, laissant plus de CO₂ dans l’atmosphère.
    📌 Interprétation :
    Si ces écosystèmes étaient préservés, ils pourraient absorber une part encore plus importante des émissions fossiles et atténuer le réchauffement.

    3. Une comparaison avec les émissions annuelles actuelles
    En 2023, les émissions mondiales de CO₂ issues des combustibles fossiles et de l’industrie ont atteint environ 40 GtCO₂ par an (soit 10,9 GtC/an).
    À titre de comparaison, la destruction des forêts tropicales entraîne une perte nette de 3 à 5 GtCO₂/an.
    L’assèchement des zones humides et la destruction des tourbières libèrent environ 2 GtCO₂/an.
    En ajoutant les autres types de dégradation des terres (cultures intensives, désertification), on atteint un total de 6 à 8 GtCO₂/an, soit environ 15 à 20 % des émissions humaines annuelles.
    📌 Interprétation :
    Si nous mettions fin à la destruction des écosystèmes, nous pourrions réduire considérablement les émissions mondiales. Mieux encore, la restauration des écosystèmes permettrait d’augmenter la capacité de captation du CO₂.

    Conclusion : Un double effet aggravant
    Les écosystèmes dégradés émettent du CO₂ au lieu de l’absorber, aggravant la concentration atmosphérique de carbone.
    Ils ne jouent plus leur rôle de puits de carbone, réduisant la capacité naturelle de la Terre à tempérer le changement climatique.
    👉 La déforestation et la destruction des sols ne sont donc pas seulement une source d’émissions historiques : elles continuent aujourd’hui d’amplifier le problème climatique en réduisant notre capacité à le freiner.
    💡 Solution : Stopper la destruction des écosystèmes et restaurer les puits de carbone naturels permettrait de réduire les émissions globales et de stabiliser le climat plus efficacement que des solutions technologiques seules.
  • Une comparaison avec les émissions anthropiques pour montrer à quel point cette perte amplifie le problème.

En résumé, la perte de la photosynthèse est une conséquence sous-jacente mais essentielle de la destruction des écosystèmes, qui aggrave encore davantage l’impact sur le cycle du carbone et le climat.

Un petit espoir : https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S2352938524002416

En appliquant une nouvelle méthodologie de flux de travail proposée (True Significant Trends, TST), nous révélons une tendance mondiale marquée au verdissement. Une partie importante de la surface terrestre terrestre présente une augmentation de la couverture végétale au cours des quatre dernières décennies, notamment en Eurasie. Chaque étape du flux de travail TST, intégrant le pré-blanchiment, la corrélation spatiale et croisée, ainsi que la correction FDR adaptative, améliore progressivement la précision de la détection des tendances significatives. La nouvelle méthodologie TST suggère que les méthodes conventionnelles utilisées jusqu’à présent pourraient surestimer les zones présentant des tendances NDVI significatives en raison de leur capacité limitée à contrôler les résultats erronés. En filtrant efficacement les résultats erronés à chaque étape, le flux de travail TST offre une compréhension plus fiable des tendances spatio-temporelles. Nous recommandons d’appliquer cette approche à différentes échelles et dans toute analyse de tendance impliquant des données spatio-temporelles afin d’améliorer la précision et la robustesse des résultats.

La photosynthèse est le pilier de la vie terrestre, convertissant l’énergie solaire en matière organique, soutenant la biodiversité, le climat et les cycles naturels. Gratuite et universelle, elle a façonné les écosystèmes en s’appuyant sur le soleil, l’eau, le sol et le carbone.


Stopper son gaspillage et favoriser son développement …..C’est la photosynthèse , notre ami de toujours !!!

Il y a deux ans, avant le début des travaux, c’était un vrai désert, rien n’avait poussé ici depuis 40 ans. Quand le Programme alimentaire mondial de l’ONU a dit aux villageois qu’ils allaient redonner vie à cette terre dans le cadre du Grand Mur vert, tout le monde pensait que c’était impossible. Et pourtant, nous voilà en Afrique, dans le désert, au nord de Sagal, et la vie est de retour. Les enjeux n’ont jamais été aussi importants : quand le sol s’érode et que la terre devient un désert, les gens partent pour les villes, et des endroits comme celui-ci s’effondrent. Mais grâce à ce travail…

00:33

« Des villageois et du programme alimentaire mondial en utilisant des techniques et des systèmes dont je vais vous parler dans cette vidéo. Les temps ont changé, et la richesse naturelle revient, ce qui aide les gens ici à améliorer leurs conditions de vie. Bienvenue au Sénégal ! Je suis ici pendant la saison des pluies pour voir le travail du grand mur vert d’Afrique. [Musique] Ma femme et moi, on a commencé à Dakar, une ville d’environ 4 millions d’habitants. C’est la plus grande ville du Sénégal et le point le plus à l’ouest de tout le continent africain. J’ai rencontré le programme alimentaire mondial. »

01:16

« On était à Dar pour discuter de notre voyage, alors on a pris la route avec le Programme alimentaire mondial. C’était environ sept heures de route à travers le Sahel. L’écosystème a vraiment beaucoup changé dans la partie sud : les arbres étaient plus grands, éparpillés parmi les champs de mil. En allant vers le nord, les arbres devenaient de plus en plus petits. C’est la fin de la saison des pluies, et cette terre est aussi verte que possible en ce moment, c’est la meilleure période de l’année. Je n’ai jamais vu autant d’animaux en pâturage. Tout le Sahel ressemble à un grand pâturage à ciel ouvert. On a continué jusqu’à l’endroit où ça commence à devenir le Sahara. »

01:56

« Désert qui est la rivière Sagal, on est ici à la rivière Sagal, qui fait la frontière entre Sagal et de l’autre côté, Morania. Quand on regarde depuis l’espace, on peut vraiment voir les dunes de sable latérales de Morania là où elles rencontrent la rivière Sagal. Cette rivière, c’est vraiment la limite entre le Sahara et le Sahel à plusieurs endroits. Donc, la rivière Sagal ici ne sert pas seulement de frontière entre Sagal et Morania, ni seulement de séparation entre le Sahel et le Sahara, mais si cette zone riveraine est végétalisée, ça pourrait représenter le premier… » Feel free to let me know if you need any adjustments!

02:40

« Le Grand Mur Vert de l’Afrique est une vision audacieuse : c’est un projet pour planter une barrière d’arbres qui s’étendra sur toute la largeur du continent, de Sénégal à Djibouti. L’objectif de ce Grand Mur Vert, c’est d’arrêter l’expansion vers le sud du désert du Sahara, qui a déjà progressé d’environ 10 % ces 100 dernières années. Donc, on a le Sahara, ensuite le Sahel, puis la savane, et enfin la forêt tropicale. L’idée, c’est vraiment de créer une barrière d’arbres pour freiner cette avancée. »

03:23

« J’suis ici sur le terrain, à la Grande Muraille Verte, pour montrer comment on peut restaurer des paysages dégradés. On peut garder le Sahara à distance, créer de l’abondance et permettre aux gens de vivre ici et de s’épanouir. On est sur un site de projet du PAM, dans une zone très dégradée. Au début, quand on a présenté le processus et l’idée, la communauté n’y croyait pas. Ils disaient : ‘Non, c’est pas vrai, c’est pas faisable, on peut pas récupérer cette terre.’ Ça fait plus de 40 ans qu’on est ici et rien ne pousse de ce côté. »

04:10

Le processus a commencé avec une planification participative basée sur la communauté. À la fin de ce processus, on a convenu que l’une des actions majeures dans le projet de réclamation ou de récupération des terres était la création d’une sorte d’école. Ils viennent apprendre comment améliorer les choses, et les gens croient en ce projet, ils sont convaincus et engagés. Vous pouvez voir qu’au PAM, nous avons planté et réhabilité environ 300 000 hectares de terres ces dernières années, et ce que vous voyez ici, ce sont 30 hectares de ces 300 000. C’est une contribution au Grand Mur Vert, car le Grand Mur…

04:57

Le mur, c’est un peu comme un patchwork, une mosaïque de forêts qui, ensemble, forment ce mur pour protéger le Sahel de l’envahissement du désert du Sahara. On travaille sur des terres dégradées et on essaie de les ramener à la vie, et ça passe par plusieurs étapes. Quand on commence avec un sol comme celui qu’on voit ici, qui est craquelé et brûlé par le soleil, il ne peut pas soutenir la moindre forme de vie. C’est littéralement aussi dur que du ciment, il n’y a aucune chance que des graines ou des plantes puissent s’enraciner ici. On le remet sur pied !

05:35

« On ramène ça à la production pour que ça puisse nourrir les gens et les communautés, et que celles-ci puissent recommencer à prospérer. Mais attendez, il faut qu’on crée des structures de récupération d’eau pour garder l’eau sur place. Si on regarde le sol tel qu’il est maintenant, l’eau ne peut pas y rester, elle s’évacue et s’en va. Donc ces demi-lunes, c’est la première étape dans ce processus de réhabilitation et d’amélioration du sol. Ici, on a 7 500 demi-lunes, chacune ayant un diamètre de 4 mètres, et ça nécessite une personne pour… »

06:19

« On creuse un demi-lune par jour. Cet endroit a été travaillé par une équipe de 150 personnes. Alors, comment ça marche ces demi-lunes ? En gros, quand il pleut, l’eau arrive ici et on a placé les demi-lunes sur des lignes de contour. Ça veut dire que quand la pluie tombe, l’eau s’écoule vers cette zone qui est un peu plus basse, ce qui permet de retenir l’eau. On crée aussi une levée un peu plus haute pour s’assurer que l’eau ne déborde pas. Du coup, l’eau reste ici et nourrit ces plantes. On utilise surtout des espèces locales comme le sorgho. »

07:02

« Le millet a été domestiqué ici il y a des milliers d’années, il vient en fait du Sahel et produit une quantité impressionnante de biomasse. C’est donc parfait pour réhabiliter les terres tout en nourrissant les gens en même temps. Ce n’est pas nouveau, on n’a pas inventé une nouvelle technologie ici. La technologie du demi-lune est en réalité une technique endogène au Sahel, qui a été oubliée avec le temps. On l’a remise au goût du jour. Et le sérum que vous voyez derrière nous a poussé uniquement avec la pluie. »

07:41

« En gros, environ 10 à 15 % de l’eau qui sera captée ici va s’infiltrer dans le sol et recharger les nappes phréatiques. Comme ça, on arrive à un équilibre au niveau de l’eau. On ne puise pas dans les ressources en eau, mais on s’assure qu’il y a suffisamment d’eau dans le sol pour les générations futures. Ensuite, on a un autre système qui consiste principalement à planter des rangées. On a des parterres de culture où on peut planter des tomates, du gombo, et ainsi de suite. Ici, on a des tranchées où on a planté du moringa, des pois de pigeon, et aussi d’autres choses. »

08:22

« On a de l’okra qui a poussé à l’état sauvage ici, et l’idée, c’est qu’on a des tranchées de biomasse qui vont nous fournir de la biomasse au fur et à mesure que le système se développe. Entre ces tranchées, on a des fosses de plantation où on a planté des arbres fruitiers, comme des goyaviers et des agrumes. C’est juste un tout premier pas dans ce projet pilote. On va aussi utiliser d’autres espèces natives qu’on va planter dans les fosses pour aider à régénérer le sol et le protéger, pendant que le système commence à croître et à produire de la nourriture et de la vie pour les gens. »

08:59

« Dans son état mature, ce système ressemblera à une forêt, d’accord ? Il y aura des rangées qui produiront de la biomasse et des fruits, et entre ces rangées, on cultivera des légumes. C’est exactement comme fonctionne la nature. On a découvert l’agriculture Copic, qui est un type d’agriculture de conservation développé au Brésil, basé sur les connaissances traditionnelles des peuples autochtones à travers le monde. Beaucoup de populations autochtones ont des méthodes agricoles traditionnelles similaires, qui diffèrent de… »

09:37

« L’agriculture conventionnelle et ce qui imite la dynamique des forêts. La prochaine étape, c’est qu’on va planter des arbres ici. Si on regarde l’immensité de cette zone, on peut mettre des milliers d’arbres dans ces structures. Parfois, quand tu viens dans les villages, tu ne vois personne, juste quelques animaux. Tu te dis : « Ok, je pense que les gens sont là. » En général, chaque année après la saison des pluies, la plupart des jeunes migrent vers Dakar et d’autres grandes villes de Sagal. C’est ce qu’on appelle la migration interne ou locale. Certains quittent Sagal pour aller ailleurs. »

10:20

« En Espagne, ce qu’ils vont faire, c’est l’agriculture qu’ils laissent derrière. Ils vont récolter des pommes là-bas, alors qu’ici, ils faisaient la même chose avant. Ils pensaient à comment migrer, mais maintenant ils ne pensent plus à ça. Avec ce B Hall qu’on a mis en place, on va travailler 12 mois sur la production de légumes. Maintenant, ces jeunes qui sont super importants pour la sécurité et le développement du village n’ont plus besoin de partir. Ce ne sont que les vieux qui restent au village, et ils vont contribuer à la dynamique locale. »

11:03

« Maintenant, la communauté est réunie, ils ont une vraie cohésion sociale. Ce projet était vraiment super intéressant parce que le Programme alimentaire mondial voulait montrer comment on pouvait transformer les zones les plus dévastées en endroits résilients qui produisent de la nourriture. Ils ont choisi de placer leur projet sur un paysage très dégradé, complètement ravagé, où il ne restait que de la terre compacte. C’est en fait la ligne de front du Grand Mur vert de l’Afrique, le fleuve Sagal, du moins pour cette région. C’est là que tu vas vraiment voir les choses. »

11:44

« La ligne de séparation entre le Sahara et le Sahel, donc le travail du PAM (Programme Alimentaire Mondial) s’attaque directement à ce problème sur le terrain avec le Grand Mur Vert de l’Afrique. »ToutSource : Andrew MillisonTerreauRegardées

L’érosion des sols en parcelles cultivées : un danger sous-estimé

L’érosion des sols est un phénomène alarmant, particulièrement en agriculture conventionnelle où le travail mécanique du sol fragilise la structure du terrain. Ces photos, illustrent avec force l’ampleur du problème : ravines profondes, perte de la couche arable et ruissellement incontrôlé.

Le labour, longtemps perçu comme une nécessité, expose le sol à l’impact direct des précipitations, favorisant son lessivage et la diminution de sa fertilité. Chaque tonne de terre arable emportée est une perte irrémédiable pour l’agriculture et l’environnement.

Face à ce constat, il devient essentiel d’adopter des pratiques agroécologiques préservant la structure du sol : couverture végétale permanente, semis direct sous couvert, diversification des cultures… Ces alternatives permettent non seulement de lutter contre l’érosion, mais aussi d’améliorer la biodiversité et la résilience des agroécosystèmes.

Protéger nos sols, c’est garantir l’avenir de l’agriculture et préserver la richesse de notre patrimoine naturel.


Photos de Savoie , chez Hervé CHAMBE SCV et labour …..!!

En haut ma culture couverts derrière maïs…en bas photo limite terre labourée .. le ruisseau a débordé dans mon champ avant de passer raviner le champ du voisin labouré

A droite SCV jusqu’à 2 m du poteau

Même constat autre côté du ruisseau

Même après érosion de terre labourée ça a continué de creuser côté labour

L’érosion des sols : une conséquence alarmante du labour

Sur ces images, on observe clairement que l’érosion continue de creuser là où le sol a été labouré. En quelques heures seulement, ce sont plusieurs milliers d’années de construction du sol qui disparaissent, et pourtant, beaucoup ne semblent pas en être alarmés… Fatalité ou manque de prise de conscience ?

Ce reportage peut paraître intrusif, mais il est essentiel que le grand public prenne conscience des conséquences de nos choix agricoles. Le sol est un héritage précieux, reçu de nos ancêtres et de la Nature, il est destiné aux générations futures. Chaque décision impacte directement sa préservation.

Et comme si cela ne suffisait pas, cette destruction s’accompagne d’un gaspillage énergétique considérable : combien de litres de carburant fossile brûlés pour aboutir à ce résultat ?

Il est temps de repenser nos pratiques agricoles. Faites votre choix de système !


Ici pareil précédent pommes de terre bio JC Devillers

Embouchure de fleuve ……….

L’eau, la végétation et le climat : une dynamique essentielle

les sols en bonne santé ne se contentent pas de stocker du carbone, ils s’améliorent aussi physiquement avec le temps (structure, fertilité, capacité de rétention d’eau, etc.).

La vapeur d’eau représente entre 1 et 5 % de l’atmosphère, soit environ 100 fois plus que le CO₂. Son impact sur le rayonnement solaire est considérable : elle contribue à environ 60 % de l’effet de serre, contre 26 % pour le CO₂ (d’après le GIEC, à volume égal en laboratoire). Cela signifie que la vapeur d’eau est environ 300 fois plus efficace que le CO₂ pour réguler la température terrestre. Heureusement, car sans atmosphère, la Terre connaîtrait des écarts extrêmes de température, atteignant +150°C en journée et -168°C la nuit.

Sur les continents, le modèle climatique naturel repose sur la forêt de feuillus. Cette dernière joue un rôle clé en évaporant deux fois plus d’eau qu’un océan à surface égale. Grâce à cette transpiration intense, elle peut générer ses propres pluies et dissiper jusqu’à 60 % de l’énergie solaire reçue par les sols. Ce phénomène d’évapotranspiration est fondamental pour rafraîchir l’atmosphère et stabiliser le climat local.

Agriculture et urbanisme : s’inspirer du modèle forestier

En agriculture, il est essentiel d’imiter ce modèle en maximisant la production de biomasse, notamment en été, lorsque l’ensoleillement et la chaleur sont à leur maximum. Une couverture végétale dense permet d’absorber l’énergie solaire via la photosynthèse et d’évacuer l’excès de chaleur par évapotranspiration.

Les villes devraient suivre cette même logique en augmentant leurs surfaces végétalisées pour réduire les températures urbaines. À l’inverse, un désert ne consomme pas d’eau, ne génère pas de pluies et surchauffe mécaniquement. Ainsi, sur tous les continents, la végétalisation massive permet de faire reculer la désertification. En été, un champ agricole sec se comporte comme un désert, entraînant une hausse des températures pouvant atteindre 20°C de plus qu’un champ vert et vivant dans lequel on a mis en place des plantes de couverture.

Cycle du carbone et équilibre des écosystèmes

Concernant les gaz à effet de serre comme le méthane (CH₄) et le protoxyde d’azote (N₂O), leurs concentrations atmosphériques sont si faibles que leur effet est difficilement mesurable. Le CO₂, le CH₄ et le N₂O sont en réalité des gaz très rares dans l’atmosphère.

Les sols organiques stockent ces gaz sous forme de matière solide grâce à la photosynthèse. La décomposition de la biomasse les libère, mais tant que la couverture végétale est vivante, un équilibre naturel est maintenu : la production et la décomposition restent proportionnées. C’est pour cette raison que les forêts conservent des taux stables de matière organique et de carbone dans leurs sols, tout en régulant le climat via une forte évapotranspiration.

Il est également important de souligner que les sols en bonne santé ne cessent de s’améliorer physiquement lorsqu’ils sont en fonctionnement continu. Un sol vivant, riche en matière organique et en biodiversité microbienne, développe une meilleure structure, favorisant l’infiltration et la rétention d’eau. Cette évolution améliore sa fertilité, réduit l’érosion et augmente sa résilience face aux sécheresses et aux excès d’eau.

En conclusion, tout espace dépourvu de végétation se comporte comme un désert : il ne retient ni eau ni vie, et subit un réchauffement excessif. La clé pour un climat stable et vivable réside donc dans la préservation et l’expansion des écosystèmes végétaux, aussi bien en milieu rural qu’urbain.


Un rapport de l’OMM signale une aggravation à l’échelle planétaire de l’insuffisance des ressources en eau et du stress hydrique

https://wmo.int/fr/news/media-centre/un-rapport-de-lomm-signale-une-aggravation-lechelle-planetaire-de-linsuffisance-des-ressources-en

07 octobre 2024

Selon un nouveau rapport dont l’Organisation météorologique mondiale (OMM) a coordonné l’élaboration, les cours d’eau de la planète ont atteint en 2023 un niveau de sécheresse sans précédent depuis plus de trois décennies, ce qui annonce des perturbations inquiétantes des ressources en eau, alors que la demande ne cesse d’augmenter. 

Messages clés

  • En 2023, les cours d’eau de la planète ont atteint un niveau de sécheresse sans précédent depuis 33 ans
  • Les glaciers ont subi une perte de masse record au cours des 50 dernières années
  • Le changement climatique perturbe le cycle hydrologique
  • L’Initiative «Alertes précoces pour tous» doit s’attaquer aux dangers liés à l’eau
  • L’OMM appelle à renforcer les dispositifs de surveillance et le partage des données
A symmetrical dam with flowing waterfalls under a cloudy sky, surrounded by lush green hills and a tranquil lake.

L’écoulement des cours d’eau et l’apport dans les réservoirs ont été inférieurs à la normale dans de nombreuses régions du monde au cours des cinq dernières années. Selon le rapport sur l’état des ressources en eau dans le monde, cette baisse de régime se répercute sur la quantité d’eau disponible pour les populations, l’agriculture et les écosystèmes, aggravant la pression qui s’exerce sur les réserves de la planète.

Au cours des cinq dernières décennies, les glaciers ont subi la plus grande perte de masse jamais enregistrée. Par ailleurs, cela fait deux années consécutives (2022-2023) que toutes les régions du monde où se trouvent des glaciers font état d’une diminution des glaces.

L’année 2023 ayant été la plus chaude jamais enregistrée, les températures élevées et la faiblesse généralisée des précipitations ont contribué à des sécheresses prolongées. Les crues se sont toutefois aussi multipliées sur la planète: les événements hydrologiques extrêmes ont été favorisés non seulement par des facteurs climatiques naturels, notamment la transition de conditions La Niña à un épisode El Niño à la mi-2023, mais également par le changement climatique d’origine humaine.

Madame Celeste Saulo, Secrétaire générale de l’OMM, exprime son inquiétude: «Dans le contexte du changement climatique, l’eau nous donne un avant-goût des évolutions à venir. Les signaux d’alerte se multiplient: nous assistons à une exacerbation des précipitations, des crues et des sécheresses extrêmes, qui lèvent un lourd tribut sur les vies, les écosystèmes et les économies. La fonte des glaces et des glaciers menace la sécurité hydrique à long terme de plusieurs millions de personnes. Pourtant, nous ne prenons pas les mesures urgentes qui s’imposent.»

«L’élévation de la température a accéléré le cycle hydrologique, qui est aussi devenu plus irrégulier et moins prévisible. Nous sommes confrontés à des situations de plus en plus difficiles, où l’eau est soit trop abondante, soit insuffisante. Une atmosphère plus chaude pouvant contenir plus d’humidité, le réchauffement climatique augmente le risque de fortes précipitations. Parallèlement, l’accélération de l’évaporation et l’asséchement des sols aggravent les sécheresses», souligne-t-elle. 

Pourtant, l’état réel des ressources en eau douce de la planète nous échappe encore dans une large mesure. Nous ne pouvons pas gérer un problème si nous ne mesurons pas son ampleur. Ce rapport vise à promouvoir une amélioration de la surveillance, du partage de données, de collaboration transfrontalière et des mesures prises pour évaluer la situation», précise Celeste Saulo. «Nous devons agir de toute urgence.»

Les rapports sur l’état des ressources en eau dans le monde offrent une vue générale complète et cohérente de la situation. Ils reposent sur les contributions de plusieurs dizaines de Services météorologiques et hydrologiques nationaux (SMHN), d’autres organismes et d’experts. Leur but est d’informer aussi bien les personnes amenées à prendre des décisions dans les secteurs sensibles aux questions hydriques, que les professionnels œuvrant à prévenir les catastrophes. Cette série de rapports constitue un complément aux rapports phares de l’OMM sur l’état du climat mondial. 

La série de rapports sur l’état des ressources en eau dans le monde, qui a vu le jour il y a trois ans, est la publication la plus complète à ce jour dans le domaine. Elle offre des informations réactualisées sur le volume des lacs et des réservoirs, des données sur l’humidité des sols et des détails sur les glaciers et l’équivalent en eau de la neige.

Elle est destinée à fournir un vaste ensemble de données mondiales relatives aux variables hydrologiques, comprenant des données d’observation et des données modélisées provenant de sources très diverses. Ces rapports s’inscrivent dans la même logique que l’Initiative mondiale «Alertes précoces pour tous». Comme elle, ils visent non seulement à améliorer la qualité des données et les conditions d’accès aux fins de la surveillance et de la prévision des risques liés à l’eau, mais également à mettre en place des systèmes d’alerte précoce pour toute la population de la planète d’ici à 2027.

Actuellement, 3,6 milliards de personnes ont un accès insuffisant à l’eau au moins un mois par an. Selon ONU-Eau, leur nombre devrait dépasser 5 milliards d’ici à 2050, et nous sommes encore loin d’atteindre l’objectif de développement durable n° 6 relatif à l’eau et à l’assainissement.

Points saillants

Phénomènes hydrologiques extrêmes

L’année 2023 a été l’année la plus chaude jamais observée. La transition de conditions La Niña à un épisode El Niño à la mi-2023, tout comme la phase positive du dipôle de l’océan Indien, a favorisé des phénomènes météorologiques extrêmes.

C’est sur le continent africain que ceux-ci ont entraîné le plus de pertes humaines. En Libye, deux digues d’arrêt se sont effondrées à la suite d’une crue majeure en septembre 2023. Le bilan s’est élevé à plus de 11 000 décès et 22 % de la population a été touchée. Des crues ont également frappé la région de la Corne de l’Afrique, la République démocratique du Congo, le Rwanda, le Mozambique et le Malawi. 

Le sud des États-Unis d’Amérique, l’Amérique centrale, l’Argentine, l’Uruguay, le Pérou et le Brésil ont été touchés par une sécheresse généralisée, qui a entraîné une chute de 3 % du produit intérieur brut en Argentine et l’abaissement du niveau des eaux le plus frappant jamais observé dans l’Amazone et le lac Titicaca. 

Débit des cours d’eau

L’année 2023 a surtout été marquée par des débits fluviaux inférieurs ou comparables à ceux de la période historique. Comme en 2001 et en 2022, plus de 50 % des bassins versants de la planète ont présenté des conditions anormales, le plus souvent liées à une baisse des eaux. Plus rarement, des bassins ont présenté des excédents d’eau.

De vastes territoires d’Amérique du Nord, d’Amérique centrale et d’Amérique du Sud ont subi une grave sécheresse et une diminution du débit de leurs cours d’eau en 2023. Les bassins du Mississippi et de l’Amazone ont connu des niveaux d’eau d’une faiblesse sans précédent. En Asie et en Océanie, les grands bassins du Gange, du Brahmapoutre et du Mékong ont connu des conditions hydriques inférieures à la normale sur la quasi-totalité de leur territoire. 

Sur la côte orientale de l’Afrique, le débit et les crues se sont avérés supérieurs, voire très supérieurs, à la normale. L’île du Nord (Nouvelle-Zélande) et les Philippines ont connu des débits annuels très supérieurs à la normale. En Europe du Nord, sur l’ensemble du territoire du Royaume-Uni et de l’Irlande, tout comme en Finlande et dans le sud de la Suède, le débit des cours d’eau a été plus élevé que la normale.

World map showing 2023 river discharge conditions. Regions are color-coded from much below to much above normal. Data from simulations, using ensembles of ten GHMSs.

2023: Half of the globe had dry river flow conditions

Réservoirs et lacs

L’apport d’eau dans les réservoirs a présenté une tendance similaire à celle des écoulements des cours d’eau de la planète: l’Inde, l’Amérique du Nord, l’Amérique du Sud et l’Amérique centrale, tout comme certaines régions d’Australie, ont enregistré des débits entrants plus faibles que la normale. À l’échelle du bassin, le stockage des eaux dans les réservoirs s’est avéré très variable, en fonction de la gestion de l’eau. Ainsi, le niveau des bassins de l’Amazone et du Paraná, notamment, a été beaucoup plus élevé que la normale, alors que le débit fluvial y a été très inférieur à la normale en 2023.

Le lac Coari, en Amazonie, a connu des niveaux inférieurs à la normale, ce qui a entraîné une élévation extrême de la température de ses eaux. Le volume d’eau du lac Turkana, qui se partage entre le Kenya et l’Éthiopie, a en revanche été supérieur à la normale, par suite d’un apport des rivières nettement plus important que la normale. 

Niveau des eaux souterraines

En Afrique du Sud, tout comme en Inde, en Irlande, en Australie et en Israël, la plupart des puits ont révélé que le niveau des nappes phréatiques était plus élevé que la normale, à la suite de précipitations plus abondantes que la moyenne. Une diminution notable de la disponibilité des eaux souterraines a été observée dans certaines régions d’Amérique du Nord et d’Europe en raison d’une sécheresse prolongée. Au Chili et en Jordanie, le niveau des eaux souterraines s’est avéré inférieur à la normale, mais cette baisse, observable sur la durée, s’explique davantage par des captages excessifs que par des facteurs climatiques.

Humidité du sol et évapotranspiration

Le niveau d’humidité des sols a été le plus souvent inférieur ou très inférieur à la normale sur de vastes territoires, et plus particulièrement en Amérique du Nord, en Amérique du Sud, en Afrique du Nord et au Moyen-Orient, des régions qui ont connu des conditions particulièrement sèches entre juin et août. En Amérique centrale et en Amérique du Sud, en particulier au Brésil et en Argentine, l’évapotranspiration effective a été très inférieure à la normale en septembre, octobre et novembre. Au Mexique, cette situation a duré presque toute l’année en raison de la sécheresse.

En revanche, certaines régions, notamment l’Alaska, le nord-est du Canada, l’Inde, ainsi que certaines parties de la Russie, de l’Australie et de la Nouvelle-Zélande, ont connu des niveaux d’humidité du sol nettement supérieurs à la normale. 

Équivalent en eau de la neige

Dans la plupart des bassins hydrographiques de l’hémisphère Nord, l’équivalent en eau de la neige a été inférieur ou très inférieur à la normale en mars. Le pic saisonnier de masse neigeuse de 2023 s’est avéré bien supérieur à la normale dans certaines régions de l’Amérique du Nord et bien inférieur à la normale en Europe et en Asie. 

Glaciers

Selon des données préliminaires pour la période allant de septembre 2022 à août 2023, les glaciers ont perdu plus de 600 gigatonnes d’eau, ce qui représente la pire perte en 50 ans d’observation. Cette perte importante s’explique principalement par une fonte extrême dans l’ouest de l’Amérique du Nord et dans les Alpes européennes, où les glaciers suisses ont perdu environ 10 % de leur volume résiduel ces deux dernières années. Dans l’hémisphère Nord, la couverture neigeuse a diminué à la fin du printemps et en été: en mai 2023, son étendue a été la huitième plus faible jamais enregistrée (1967-2023). En Amérique du Nord, la couverture neigeuse du mois de mai a été la plus faible au cours de cette même période.

Ces dernières années, la perte estivale de masse glaciaire a révélé que les glaciers d’Europe, de Scandinavie, du Caucase, de l’ouest du Canada, de l’Asie du Sud-Ouest et de Nouvelle Zélande avaient passé leur «pic d’eau» (taux de fonte maximal d’un glacier en cours de recul), un phénomène qui entraîne une réduction des réserves et des ressources disponibles, tandis que la fonte semble continuer de s’accélérer dans les Andes méridionales (surtout la région de la Patagonie), en Arctique russe et au Svalbard.

Bar chart showing global glacier mass changes from 1980 to 2020. It depicts mass loss trends with color gradients indicating annual loss or gain. Winter and summer balances are labeled.

Retreating Glaciers: Glaciers suffer largest mass loss in 50 years

https://wmo.int/fr/media/oembed?url=https%3A//youtu.be/0-Zu4NX1N2U&max_width=1920&max_height=1080&hash=rqSB7WigIOtkElGvOaJ5lb57J0fFgN5js1-zOKKzA3w

Notes aux rédacteurs

Le Rapport sur l’état des ressources en eau dans le monde s’appuie sur les contributions d’un vaste réseau d’experts en hydrologie, notamment les SMHN, les centres mondiaux de données, les spécialistes mondiaux de la modélisation hydrologique et des organismes de soutien tels que la NASA et le Centre allemand de recherche en géosciences (GFZ).

Le nombre de stations de mesure du débit des rivières est passé de 273 (dans 14 pays) à 713 (dans 33 pays), et la collecte de données sur les eaux souterraines s’étend maintenant à 35 459 puits (dans 40 pays), contre 8 246 puits (dans 10 pays) l’année précédente (voir la figure 1). Toutefois, malgré les améliorations apportées à la mise en commun des données d’observation, l’Afrique, l’Amérique du Sud et l’Asie restent sous-représentées dans la collecte des données hydrologiques, ce qui appelle l’attention sur la nécessité d’améliorer les dispositifs de surveillance et le partage des données, en particulier dans les pays du Sud. 

Le rapport vise à permettre d’améliorer l’accessibilité et la disponibilité des données d’observation (par une amélioration des dispositifs de surveillance et du partage des données), à intégrer davantage de variables pertinentes et à encourager la participation des pays pour mieux comprendre le cycle de l’eau et mieux rendre compte de sa dynamique. 

Les prochains rapports devraient contenir encore plus de données d’observation, grâce à des initiatives telles que le Système mondial OMM d’évaluation et de prévision hydrologiques (HydroSOS), le Système d’observation hydrologique de l’OMM (SOHO) et la collaboration avec les centres de données mondiaux.

Pour de plus amples informations, veuillez contacter :

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Trois producteurs et éducateurs français, britanniques et sud-africains nommés Légendes internationales du semis direct 2024

https://www.no-tillfarmer.com/articles/13955

Par Frank Lessiter publié le 8 janvier 2025

Ces producteurs et éducateurs mondiaux ont joué un rôle clé dans la croissance de la culture sans labour sur plus de 510 millions d’acres à travers le monde

En 2017, nous avons reconnu 43 agriculteurs et éducateurs nord-américains comme des légendes du semis direct. De plus, 11 lauréats de sept pays situés hors d’Amérique du Nord ont été reconnus comme des légendes internationales du semis direct. Depuis lors, on nous a demandé à plusieurs reprises pourquoi nous n’avons pas ajouté de nouveaux agriculteurs et éducateurs internationaux qui méritent amplement cette reconnaissance.

En conséquence, nous avons lancé en 2023 un programme visant à honorer les réalisations des agriculteurs et des éducateurs internationaux pratiquant la culture sans labour. L’objectif est d’ajouter chaque année à ce tableau d’honneur plusieurs agriculteurs et éducateurs de renommée internationale dans le domaine de l’agriculture sans labour et de l’agriculture de conservation (AC).

En 2023, plusieurs collègues internationaux du secteur de l’agriculture de conservation ont dressé une liste exhaustive des pionniers et des défenseurs du semis direct dans le monde, exclusivement pour No-Till Farmer. Cette liste comprenait 52 personnes qui ont contribué de manière significative au développement, à la promotion et à la diffusion des nombreux avantages du semis direct et de l’AC à l’échelle internationale.

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Les trois lauréats de cette année ont été sélectionnés par un jury à partir de cette liste. Pour consulter cette liste, rendez-vous sur No-TillFarmer.com/international.

Si vous souhaitez nommer d’autres agriculteurs ou éducateurs internationaux méritants pour les futurs prix No-Till Legend, veuillez rédiger une lettre d’une à deux pages décrivant leurs réalisations et l’envoyer par courrier électronique à lessitef@lessitermedia.com avant le 30 mai 2025.

Pionniers internationaux du semis direct 2024

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Sarah Singla, Canet de Salars, France

Exploitant agricole sans labour dans le sud de la France, Singla a repris la gestion de l’exploitation familiale en 2010 sur des sols non labourés depuis plus de 45 ans.

Son père a été l’un des premiers agriculteurs français à passer au semis direct pour réduire les coûts de production et l’érosion. Il a acheté un semoir direct lors d’un salon agricole européen et a vendu sa charrue à versoir en même temps, de sorte qu’il n’y avait pas de retour en arrière.

Après la mort du père de Singla en 1990, son grand-père a continué à cultiver sans labour, même si de nombreux agriculteurs français et chercheurs européens étaient convaincus qu’il devrait un jour labourer les champs. Pourtant, il ne voyait aucune raison de labourer, car il pouvait opérer avec des coûts de production très bas. De plus, il était convaincu que la famille devrait vendre la ferme si elle revenait au labour extensif.

La diversification avec une douzaine de cultures et de cultures de couverture lui permet de cultiver des cultures à racines pivotantes longues, comme la luzerne, la phacélie et le tournesol, qui brisent les couches de sol compactées et utilisent l’eau plus efficacement. Ceci est à comparer aux cultures à racines moins profondes comme le persil et le blé qu’elle inclut dans ses rotations de cultures. Par conséquent, elle a besoin de moins d’engrais avec des rotations diversifiées qui couvrent le sol la majeure partie de l’année.

Passionnée et enthousiaste par ses convictions, elle a parcouru le monde en tant que boursière Nuffield pour approfondir ses connaissances sur le semis direct, la fertilité des sols et l’approche holistique de l’agriculture moderne.

« Le sol est un organisme vivant et lorsque vous ne labourez pas, le sol travaille pour vous », a déclaré Singla dans un article du Farm & Ranch Guide. « Seuls 1 à 2 % des agriculteurs dans le monde pratiquent le semis direct, car la plupart des agriculteurs continuent à labourer.

« Le sol est fait pour être recouvert. Et nous devons le reconstruire pour le régénérer. L’un des grands avantages du semis direct est sa biodiversité, car il préserve un écosystème qui enrichit le sol.

« Un sol sans biologie n’est pas un sol, mais simplement de la géologie. »


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Richard Findlay, KwaZulu-Natal, Afrique du Sud

Richard Findlay, semencier à la retraite et l’un des organisateurs du No-Till Club d’Afrique du Sud, a joué un rôle déterminant dans la promotion, la motivation et l’orientation de l’expansion du non-labour dans toute l’Afrique du Sud.

« Parce que je suis convaincu que le travail de conservation du sol est d’une importance nationale en Afrique du Sud, j’essaie de diffuser l’information au plus grand nombre, ce qui est l’une des raisons pour lesquelles j’ai participé à l’organisation de la conférence annuelle sur le semis direct. »

Dans les zones arides du pays, Findlay affirme que la disponibilité de l’humidité est l’un des principaux avantages du semis direct. Il a montré aux producteurs les nombreux avantages des cultures de couverture pour conserver l’humidité que reçoivent leurs exploitations.

Findlay estime que le semis direct permet de développer des sols plus sains et d’apporter une stabilité des rendements grâce à la matière organique supplémentaire qu’il apporte, tout en nourrissant les microbes, les bactéries, les champignons et les insectes du sol. Il encourage également les producteurs à pratiquer le semis direct, car il permet de séquestrer le carbone, ce qui est nécessaire dans la lutte contre le réchauffement climatique.


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Tony Reynolds, Lincolnshire du Sud, Grande-Bretagne Source : Farmers Weekly

Tony Reynolds et son petit-fils Patrick, qui n’ont pas labouré depuis plus de 20 ans, exploitent environ 3 000 hectares dans le sud du Lincolnshire, en Angleterre. Récoltant des rendements élevés sur ce qu’il appelle des « terres indifférentes », il affirme que plus de 2 décennies de semis direct, connu sous le nom de semis direct au Royaume-Uni, ont apporté des avantages majeurs.

Les raisons qui ont poussé le cultivateur à adopter le semis direct étaient d’augmenter la teneur en carbone organique du sol, d’améliorer sa fertilité et de réduire l’érosion éolienne et hydrique. Deux décennies de semis direct ont permis de réduire les besoins en phosphore et en potassium jusqu’à 60 %.

Selon un article de Farmers Weekly, le semis direct, une rotation des cultures plus diversifiée, des cultures de couverture et l’introduction de cultures de printemps ont conduit à des améliorations spectaculaires dans la lutte contre les mauvaises herbes. Les rotations de cultures plus diversifiées comprennent généralement 2 années de blé, 1 année de colza et l’ajout de cultures semées au printemps. Son mélange traditionnel de cultures de couverture comprend de l’avoine noire, de la vesce, de la phacélie et du trèfle incarnat semés à l’automne avant la culture de printemps.

En plus de la culture printanière, Reynolds affirme que la meilleure arme contre les mauvaises herbes est de ne pas perturber le sol, ce qui entraîne une moindre germination des graines de mauvaises herbes.

Au fil des ans, Reynolds a servi de mentor aux producteurs britanniques et européens en matière de culture sans labour et a été l’un des intervenants de nombreuses conférences sur la réussite de la culture sans labour dans des conditions climatiques variables. Il a également été président du principal organisme d’agriculture de conservation en Grande-Bretagne.

Reynolds a produit de nombreuses vidéos pour montrer les changements apportés à sa propre exploitation agricole et a passé beaucoup de temps en Europe à comparer ce que d’autres producteurs ont appris sur l’agriculture de conservation. Il a également présenté des idées sur la valeur de l’agriculture de conservation à la Commission européenne en tant que forme reconnaissable d’agriculture durable.

La ferme accueille également des groupes de producteurs et d’éducateurs du monde entier qui souhaitent en savoir plus sur l’agriculture sans labour et l’agriculture de conservation.

Reconnaissant la valeur des microbes aérobies dans le sol, il soutient que le labourage a pour résultat que les microbes anaérobies sont exposés à l’oxygène tandis que les microbes anaérobies sont enterrés, ce qui entraîne la perte de jusqu’à 60 % des précieux microbes. Reynolds pense qu’il faut 4 ans pour récupérer et remplacer ces populations de « bétail souterrain » après le labourage.

Grâce au semis direct, il a découvert que les microbes, les champignons et les invertébrés souterrains sont essentiels pour convertir les résidus en matière organique supplémentaire, indispensable à la construction de la structure du sol.

Ouverture des candidatures pour les légendes étrangères du No-Till 2025

Si vous souhaitez nommer d’autres agriculteurs ou éducateurs internationaux méritants pour les futurs prix No-Till Legend, veuillez rédiger une lettre d’une à deux pages décrivant leurs réalisations et l’envoyer par courrier électronique à lessitef@lessitermedia.com avant le 30 mai 2025.

Légendes internationales du semis direct

Voici la liste des 18 « Légendes internationales du semis direct » de 13 pays du monde entier, honorées par No-Till Farmer. Elles ont été honorées pour avoir joué un rôle clé dans l’acceptation du semis direct dans le monde entier.

  • John Baker, Nouvelle-Zélande
  • Gottlieb Basch, Portugal
  • Herbert Bartz, Brésil
  • Ademir Calegari, Brésil
  • Bill Crabtree, Australie
  • Carlos Crovetto, Chili
  • Franke Dijkstra, Brésil
  • Richard Findlay, Afrique du Sud
  • Theodor Friedrich, Bolivie
  • Manoel Henrique, Brésil
  • Amir Kassam, Royaume-Uni
  • Brian Oldrieve, Zimbabwe
  • Allen Postlethwaite, Australie
  • Roberto Peiretti, Argentine et Uruguay
  • Steven Powles, Australie
  • Tony Reynolds, Royaume-Uni
  • Sarah Singla, France
  • Wolfgang Sturney, Suisse

Sols nus, climat foutu, Laurent Denise

La réflexion « Sols nus, climat foutu » de Laurent Denise traduit une observation percutante sur l’impact des pratiques agricoles sur le climat. Les sols nus, c’est-à-dire les terres agricoles laissées sans couverture végétale, sont une cause majeure de plusieurs problèmes environnementaux.

1. Impact sur l’érosion et la fertilité des sols

  • Les sols laissés à nu sont vulnérables à l’érosion causée par le vent et la pluie. Cela entraîne une perte de matière organique et de nutriments, rendant les terres moins fertiles sur le long terme.
  • L’absence de couverture végétale empêche également le sol de se régénérer naturellement, ce qui augmente la dépendance aux engrais chimiques.

2. Rôle dans le réchauffement climatique

  • Les sols nus contribuent à l’accumulation de CO₂ dans l’atmosphère, car ils libèrent du carbone au lieu de le stocker. En revanche, un sol couvert de végétation (par exemple avec des cultures intermédiaires ou des couverts végétaux) agit comme un puits de carbone.
  • De plus, les sols nus ont un albédo (réflectivité) différent qui peut intensifier l’effet de réchauffement local.

3. Perte de biodiversité

  • L’absence de couvert végétal détruit les habitats pour de nombreuses espèces, affectant la biodiversité, y compris celle des micro-organismes essentiels à la santé des sols.

4. Solutions durables

  • La réflexion de Laurent Denise s’inscrit dans un plaidoyer pour l’agroécologie. La couverture permanente des sols, via des techniques comme les cultures de couverture, les prairies permanentes ou le non-labour, permet de restaurer la santé des sols, de capturer du carbone et de protéger le climat.
  • Les pratiques comme l’agriculture de conservation ou la permaculture, qui valorisent les sols vivants et couverts, sont des réponses concrètes.

En résumé, cette réflexion met en lumière un cercle vicieux où des pratiques agricoles inadaptées aggravent le changement climatique, et inversement. Elle appelle à une révision profonde de nos approches agricoles pour aller vers des pratiques plus respectueuses de la planète et résilientes.