Hommage à Lucien Séguy — et petit rappel : la sécheresse n’est pas qu’une histoire de pluie.
Vendredi dernier,nous étions réunis à la journée Technique SCV Lucien Séguy en Bretagne chez Yvon Arhantec.
Mais comment parler de son héritage sans regarder ce qui se passe aujourd’hui autour de nous ?
Une Bretagne que l’on imagine encore comme une terre d’eau connaît désormais des sécheresses qui nous obligent à regarder autrement notre agriculture.
Car la vraie question n’est pas seulement :
Combien d’eau tombe ?
Mais aussi :
Que faisons-nous de cette eau lorsqu’elle tombe ?
*Un sol nu chauffe et perd plus rapidement son eau.
*Un sol couvert protège, infiltre et stocke.
*Une plante ne produit pas seulement de la biomasse : elle agit sur l’eau et le microclimat.
*Un sol vivant devient une véritable infrastructure climatique.
C’est là que le message de Lucien Séguy reste terriblement actuel :
le sol, la plante et le climat ne peuvent plus être pensés séparément.
Vendredi, avec Cédric Cabrol, Konrad Schreiber, Noël Deneuville, Serge Bouzinac,Laurent Denis, Lionel Mesnage et Luc Leblay nous avons croisé des expériences et des regards différents autour d’une même question :
Comment reconnecter le sol, la plante, l’eau, l’animal et le climat pour construire des systèmes agricoles plus autonomes et robustes ?
Peut-être que l’héritage de Lucien Séguy n’est pas seulement une technique.
C’est une manière de regarder.
Observer. Comprendre. Mesurer. Expérimenter.
Et surtout, comprendre que notre agriculture peut elle aussi agir sur sa propre robustesse climatique.
La prochaine étape ?
Passer de l’adaptation à la réappropriation climatique!
La tête dans les rêves.
Le cœur à l’action.

Namasté Lucien!
Mael bertholom
Brian Maloney Jean-Luc LaplanteBruno CabrolBrolensky BrolNoel PaysannatureBeck BeckerOlivier Husson

