Sols vivants : 59 % de la vie sur Terre est… sous terre

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La vie sous-marine ou dans la canopée d’une forêt fait souvent rêver. Bien moins quand on parle de la vie sous terre. Pourtant, le sol est l’habitat le plus riche en espèces de la planète. On ne sait pas que l’on piétine de la vie cachée …..On ne devrait pas imperméabiliser, détruire la vie des sols ….!!

Six pieds sous terre… il y a de la vie ! Et beaucoup. Pour la première fois, une étude publiée en août dernier dans PNAS (Proceedings of the National Academy of Sciences) s’est sérieusement penchée sur la concentration en biodiversité dans les sols. Ces résultats ont ensuite été comparés à la vie – des microbes aux mammifères – dans les océans et les forêts. Résultat : les sols concentrent 59 % de la vie sur Terre. Cela en fait l’habitat le plus riche en biodiversité.

« Cette estimation est plus du double des prévisions antérieures sur la richesse en espèces du sol. Selon elles, à peine 25 pour cent de toutes les espèces vivaient dans le sol », explique le Eidgenössische Forschungsanstalt WSL, l’Institut fédéral de recherches sur la forêt, la neige et le paysage suisse, qui a réalisé l’étude en question. Selon les auteurs de l’étude, « deux tiers de toutes les espèces connues vivent dans le sol. »

Sous terre, champignons, plantes, racines… et quelques mammifères

En matière de sols vivants, les champignons sont le groupe qui compte le plus d’espèces vivant dans le sol (environ 90 %). Juste derrière, on retrouve les plantes (86 %), y compris leurs racines. En revanche, seulement 4 % des quelque 6 500 espèces de mammifères qui vivent sur Terre se trouvent dans les sols (campagnols, marmottes, taupes…).

À noter que l’estimation de 59 % est sans doute sous-estimée. En effet, il n’est pas possible de précisément estimer certains organismes microscopiques. « C’est surtout pour les tout petits organismes comme les bactéries, les virus, les archées, les champignons et les protozoaires que personne n’a encore tenté d’estimer la diversité », souligne Mark Anthony, premier auteur de l’étude et collaborateur scientifique au WSL. « Les sols profonds sont souvent négligés. Ils abritent de nombreuses lignées uniques par rapport aux sols de surface », précise l’étude.

Aperçu graphique de la part des espèces vivant dans le sol. Les anneaux reflètent le pourcentage d’espèces dans le sol par rapport à tous les autres écosystèmes combinés (par exemple, océan, eau douce, environnement bâti, organismes hôtes tels que les humains, etc.). Le plus grand anneau en haut montre la part totale des espèces, et les petits anneaux montrent les parts individuelles des groupes les plus spécifiques et les plus connus, classés du plus grand au moins spécialisé dans le sol. Crédit : Illustrations de Michael Dandley.

Plus de 60 % des sols européens sont dégradés

Alors même que les sols portent la majorité de la vie sur terre, ils sont particulièrement malmenés. Dernièrement, en mars 2023, l’Observatoire européen des sols (EUSO) a évalué et cartographié la santé des sols européens. Il a pris en compte quinze indicateurs de dégradation des sols (l’érosion, la pollution, la perte de carbone ou encore la biodiversité). Et le bilan n’est pas encourageant. Il s’avère que 61 % des sols européens se trouvent dans un état dégradé.

« Les sols sont soumis à une énorme pression. Cela peut être en raison de l’intensification de l’agriculture, du changement climatique, des espèces envahissantes et bien d’autres facteurs », a précisé Mark Anthony.« Notre étude montre que la diversité des sols est immenseEt que les sols devraient donc être beaucoup plus pris en compte dans la protection de la nature », conclut-il.

Mark Anthony.

Végétaliser pour stocker le carbone : une solution encore meilleure que prévue

https://www.actu-environnement.com/ae/news/etude-chercheurs-pouvoir-stockage-carbone-plantes-changementclimat-43003.php4#ntrack=cXVvdGlkaWVubmV8MzQyMQ%3D%3D[NzAyNzA1]

Les plantes seraient capables de capter davantage du CO2 dans l’atmosphère que ce qui est généralement admis

Les végétaux sauveront-ils la planète ? Les conclusions des chercheurs de l’Institute for the Environment (Western Sydney University) sur leurs capacités d’absorption du carbone constituent en tout cas un signal encourageant. Grâce à la photosynthèse, les plantes transforment en effet en sucre le CO2 capté dans l’atmosphère, avant de l’utiliser pour leur métabolisme et leur croissance. Elles le stockent dans leurs tissus, dans le bois des arbres et dans le sol sous forme de matière organique quand les plantes meurent. Mais ce processus pourra-t-il se maintenir sous l’effet des dérèglements climatiques, sècheresses et canicules plus nombreuses notamment, et d’une concentration accrue de CO2 dans l’atmosphère ?

C’est ce que ces scientifiques australiens ont cherché à mesurer, avec l’aide de leurs confrères français de l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (Inrae). En se basant sur un scénario climatique à hautes émissions, ils ont intégré à ces modélisations trois mécanismes susceptibles d’influencer la capacité des plantes à « fixer » le carbone : l’efficacité du déplacement du dioxyde de carbone à l’intérieur de la feuille, l’adaptation du végétal aux changements de température et sa manière de distribuer le plus économiquement possible les éléments nutritifs dans leur couvert. Des paramètres « habituellement exclus de la plupart des modèles mondiaux », explique Jürgen Knauer, le responsable de l’équipe.

Plus c’est complexe, mieux c’est

Ces chercheurs ont testé différents modèles, plus ou moins complexes, modulant la prise en compte de ces processus physiologiques végétaux. Le modèle le plus simple faisait abstraction de ces trois mécanismes critiques associés à la photosynthèse. Le plus complexe les intégrait tous les trois. Résultat de cette étude, parue le 17 novembre dernier dans la revue Science Advances : les modèles les plus complexes prévoient invariablement une augmentation plus soutenue de l’absorption du carbone par les plantes à l’échelle du globe. Combinés, les processus pris en compte se renforcent en outre mutuellement et augmentent leurs effets.

Non seulement les plantes seraient capables de capter davantage du CO2 dans l’atmosphère que ce qui est généralement admis, mais cette aptitude pourrait bénéficier d’une croissance soutenue plus longtemps que prévu, jusqu’à la fin du XXIe siècle. « Notre compréhension des principaux processus de réponse du cycle du carbone, tels que la photosynthèse, a progressé de manière spectaculaire ces dernières années. Il faut toujours un certain temps pour que les nouvelles connaissances soient intégrées dans les modèles sophistiqués sur lesquels nous nous appuyons pour informer la politique en matière de climat et d’émissions, remarquent Matthias Cuntz, directeur de recherche à l’Inrae de Nancy, et Ben Smith, directeur scientifique de la Hawkesbury Institute for the Environment, contributeurs de l’étude. Une prise en compte plus complète des dernières avancées scientifiques dans ces modèles peut conduire à des prévisions sensiblement différentes. »

Végétaliser mais pas que

Encore faut-il que ces alliés végétaux ne disparaissent pas prématurément sous l’effet des incendies, de la déforestation ou de l’artificialisation. Cette découverte plaide ainsi pour une démultiplication des solutions basées sur la nature, comme la végétalisation, afin de contribuer à atteindre la neutralité carbone. Les chercheurs espèrent également que ces résultats inciteront d’autres équipes à mettre à jour leurs modèles, afin de vérifier leur hypothèse d’un puits terrestre futur plus important que celui qui était d’abord envisagé. « Ce n’est que lorsqu’un ensemble représentatif de modèles mondiaux s’accorde sur une tendance clé que nous pouvons nous appuyer sur cette tendance pour orienter la politique », soulignent-ils.

Ce constat n’exonère pas non plus les gouvernements de leur obligation de réduire au plus vite les émissions de carbone. « L’étendue et la persistance de ce phénomène [d’absorption] dans les années à venir demeurent incertaines », insiste Jürgen Knauer. Planter davantage d’arbres et préserver la végétation existante ne représente donc pas la solution miracle.

SCV au BRÉSIL avec Laercio Dalla Vecchia

Les bases bien faites, c’est la recette de la simplicité de cette personne

Diversité d’insectes présents dans un lot de Vicia villosa utilisé comme usine de service. Essayez d’identifier le nombre d’espèces illustrées en vidéo !

Couverture de sol Brésilienne ….!!
Nourrir et protéger le sol avec de la couverture végétale
Mais qu’est-qui se cache sous cette couverture végétale
Vitesse d’infiltration de l’eau ….!!! en SCV

Impact des pratiques agricoles sur la vie microbienne des sols ( Lionel RANJARD- INRAE)

Bon travail d’analyse, merci à Lionel RANJARD …..Cette intervention est hyper rassurante pour l’ AC « Agriculture de Conservation des Sols » , et d’ailleurs on peut regretter que les comparaisons ne soient plus précises par rapport à des pratiques conventionnelles « grandes cultures » AVEC travail de sol et des pratiques « ACS » avec utilisation de glyphosate ,SANS travail de sol ……J’ajoute une remarque importante , en grandes cultures , les pratiques conventionnelles (pour réussir)sont souvent obligés de cumuler tout les interventions négatives, du W du sol à toute la gamme d’applications des produits phytosanitaires ……..par contre en ACS , sans W de sol et une petite dose de Glyphosate utilisée intelligemment , on arrive à réduire considérablement les produits phytosanitaires car on retrouve comme en SCV une couverture végétale importante et bénéfique aux équilibres biologiques du sol ……En agriculture bio grandes cultures , on voit que cette technique est pénalisée par le travail de sol beaucoup trop important …….C’est bien le travail mécanique du sol le plus gros problème de l’agriculture française et même mondiale (sans évoquer ici l’érosion) , ce n’est pas le Glyphosate

Contrôle naturelle des adventices ….!

L’objectif est le désherbage du blé d’hiver …..J’ai semé (en Semis Nature) un mélange sarrasin+blé avant la chute des feuilles du soja …..Cette photo est prise avant le passage de la batteuse pour récolter le soja …De ce fait, la culture de blé est déjà en place (à peu de frais) ….Lucien m’a fait comprendre que dès que la lumière traversait le feuillage des cultures pour pouvoir parvenir au sol , la nature s’activait pour remettre en place des plantes (que nous humains on appelle adventices ou mauvaises herbes ) pour assurer à nouveau une protection du sol et un captage de soleil pour un nouveau cycle de fabrication de photosynthèse (la Nature ne s’arrête jamais) ….Donc, d’après Lucien, il faut être le premier à choisir, les graines, les plantes que l’on veut pour reproduire cette action avant que la Nature ai réagi et développe les siennes …..Dans ce cas précis, dès que le blé avance en stade et que le gel arrive, le sarrasin disparaît en laissant la parcelle relativement propre suivant la dose de sarrasin (le choix du sarrasin est du à sa fonction allélophatique; la plante secrète des molécules chimiques capables de limiter le développement des adventices )…. Il y a quand même des conditions de propreté préalable nécessaire lors de la mise en place de cette technique, d’humidité, chaleur qui entre en jeu ….L’absence de travail de sol est aussi très importante (semis Nature)

Raix Sementes Brésil …..Les plantes de services

Les clients satisfaits sont comme ça, ils ont planté et prouvé que Raíx pouvait amener leur productivité à un autre niveau, jetez-y un œil maintenant !

C’est ainsi que Raíx a conquis de plus en plus de producteurs satisfaits.

Si vous cherchez à augmenter la productivité de vos cultures, à avoir plus d’eau disponible dans le sol, un contrôle efficace des mauvaises herbes et, par conséquent, une plus grande rentabilité, Raíx peut vous aider. #RAÍX

Félicitations à Douglas Philipsen, pour avoir cru et fait confiance aux solutions efficaces proposées par Raíx.

Honorio Serpa – PR