Soil Song | Save Soil | Conscious Planet

Cette vidéo YouTube, intitulée Soil Song | Save Soil | Conscious Planet, est une chanson produite par le canal Sounds of Isha (lié à la Fondation Isha de Sadhguru). Publiée le 6 mars 2022, elle cumule plus de 1,2 million de vues et vise à sensibiliser le monde entier à la préservation du sol via la musique, décrite comme un langage universel.Contenu principal :

  • Thème et message : La chanson met en avant l’importance vitale du sol, qualifié de « notre corps même » et de source de vie qui « transforme la mort en vie ». Elle appelle à une action collective pour sauver et régénérer les sols, dans le cadre de la campagne #SaveSoil et #ConsciousPlanet. Pas de demande d’argent, mais un encouragement à chanter, danser, partager et participer à des initiatives comme des balades à moto pour diffuser le message.
  • Style musical : Énergique et joyeux, avec des refrains répétitifs comme « La la lae la lae la lae » pour favoriser l’engagement. Elle mélange des éléments festifs et inspirants pour créer un mouvement mondial.
  • Artistes impliqués : Machel Montano, Arjuna Harjai, Marge Blackman et Sandeep Narayan.
  • Contexte : Liée à la mission de Sadhguru (fondateur de l’Isha Foundation, une organisation non religieuse et à but non lucratif dédiée au bien-être humain), qui inclut un voyage en moto pour promouvoir la cause. La vidéo encourage à suivre et streamer la chanson sur diverses plateformes (Spotify, Amazon Music, etc.).

En résumé, c’est un appel musical vibrant et unificateur à la conscience environnementale, soulignant que le sol est essentiel pour l’humanité et la planète, sans entrer dans des détails techniques mais en misant sur l’émotion et la participation collective.

Le sol par Patrick Hautefeuille

Le sol, un trésor rare qui peut disparaître en une génération

Le sol, c’est bien plus qu’une simple « terre ». C’est l’infrastructure vivante qui nourrit nos cultures, filtre notre eau et régule notre climat. Combien de temps pour former quelques cm de sol fertile ?

La formation des sols est un processus extrêmement lent :

En climat tempéré comme la France : 1 cm de sol = 100 à 400 ans

En climat tropical humide : 1 cm = 50 à 100 ans

En une vie humaine, la nature produit à peine l’épaisseur d’une pièce de 1 euro.

Et pourtant, ce capital naturel qui se construit si lentement qu’il peut aussi peut disparaître en une seule génération. La cause principale ? L’#érosion, qu’elle soit due au vent, à l’eau ou aux pratiques agricoles inadaptées.

Leçon du passé :

le Dust Bowl Années 1930, Grandes Plaines américaines. Des millions d’hectares labourés sans précaution, puis une grande sécheresse. Résultat : des tempêtes de poussière géantes qui ont détruit les sols et provoqué l’exode de 2,5 millions de personnes.

Le Brésil, subit l’érosion hydrique dans les années 1970 avec la conquête de nouvelles surfaces agricoles, les sols tropicaux du Mato Grosso et du Paraná se dégradent sous l’effet des pluies violentes et de la déforestation. De 1977 à 2008, Lucien Séguy, docteur en agronomie du CIRAD, a mené une véritable révolution agricole pour sauver ces sols.

La solution de Lucien Séguy :

Semis direct sous couverture végétale (Plantio Direto)

Cultures de couverture adaptées aux tropiques (brachiaria, crotalaria…)

Rotations diversifiées Des millions d’ha sauvés, le Brésil devient une référence mondiale du semis direct.

Et la France dans tout ça ?

Une érosion discrète et constante qui ronge nos terres agricoles. Chaque année :

20 % des terres agricoles dépassent 2 t/ha/an de perte,

Soit 5,6 millions d’hectares, deux fois la Bretagne

41,7 millions de tonnes de terre disparaissent,

Conséquences

Fertilité en chute libre

Pollution des rivières et nappes phréatiques

Risques d’inondations accrus

Souveraineté alimentaire menacée

Silence radio des écolos Le sol n’est pas renouvelable à l’échelle humaine. Quand il disparaît, c’est irréversible.

La voie à suivre :

l’Agriculture de Conservation des Sols (ACS) Trois principes simples, mais redoutables :

Réduire le travail du sol (moins de labour)

Couverture végétale permanente

Diversifier les rotations

C’est une assurance-vie pour nos sols et notre avenir.

Le sol se construit en millénaires, mais peut disparaître en une génération. Préserver nos sols, c’est préserver la vie. Alors pourquoi aucun écologiste

EELV (Europe Ecologie Les Verts ) ne parle pas de ce sujet, pourquoi aucune ONG ne lance de pétition pour promouvoir cette agriculture?

Patrick Hautefeuille

Ingénieur agronome

MARC-ANDRÉ SELOSSE – Sauver les sols, c’est sauver l’humanité !


Marc André Sélosse est un biologiste et mycologue renommé qui a mis en avant l’importance cruciale des sols dans le contexte de la biodiversité et de la survie de l’humanité. Ce message, « sauver les sols, c’est sauver l’humanité, » reflète son plaidoyer pour une meilleure compréhension et gestion des sols.

  1. Biodiversité des Sols : Sélosse souligne que les sols abritent une biodiversité incroyable, souvent méconnue, qui est essentielle pour le fonctionnement des écosystèmes terrestres. Les sols ne sont pas seulement un support pour la vie végétale mais un écosystème dynamique où microbes, champignons, et autres organismes interagissent, soutenant ainsi la vie au-dessus d’eux.
  2. Rôle des Sols dans la Régulation Climatique : Il explique également que les sols jouent un rôle vital dans la séquestration du carbone, ce qui peut aider à atténuer les effets du changement climatique. En augmentant la matière organique des sols, on pourrait potentiellement neutraliser une partie significative des émissions de CO2 chaque année.
  3. Plaidoyer pour des Pratiques Agricoles Durables : Sélosse critique les pratiques agricoles intensives, comme le labour et l’usage excessif de pesticides, qui dégradent les sols. Il soutient des méthodes alternatives comme l’agriculture biologique ou la conservation des sols, qui visent à préserver ou même à régénérer la santé des sols.
  4. Lien entre Sols et Santé Humaine : Il souligne que la santé des sols est directement liée à notre propre santé. Une perte de biodiversité dans les sols pourrait avoir des répercussions sur la santé humaine, notamment à travers la chaîne alimentaire et la qualité des aliments.
  5. Éducation et Sensibilisation : Sélosse insiste sur la nécessité d’éduquer le public et les décideurs politiques sur l’importance des sols, pour promouvoir des politiques et pratiques qui respectent et valorisent ce patrimoine naturel.

En conclusion, la phrase de Marc André Sélosse est à la fois un avertissement et un appel à l’action, soulignant que la survie et le bien-être de l’humanité sont intimement liés à la santé des sols. Son travail et ses écrits visent à changer notre perception des sols, non plus comme une ressource inépuisable et négligeable, mais comme un élément fondamental à protéger et à gérer avec soin.

Les terres agricoles sous pression

https://www.realagriculture.com/2024/12/ag-policy-connection-s3-ep-1-farmland-under-pressure-season-3-premiere/?utm_source=Eastern%20Daily+-+Dec%2024%2C%202024&utm_campaign=Eastern%20Daily&utm_medium=email

La terre est une ressource fondamentale et limitée, mais il est facile de négliger sa valeur dans notre vie quotidienne.

Le Canada dispose peut-être d’une abondance de terres, mais ces hectares sont soumis à une pression immense pour servir à de multiples fins : développement résidentiel et industriel, production alimentaire, biodiversité, séquestration du carbone, production d’énergie solaire et éolienne, loisirs, etc.

Le rapport 2024 sur l’état des sols en Europe révèle des tendances alarmantes en matière de dégradation des sols dans l’UE et l’EEE

Le rapport 2024 sur l’état des sols en Europe dévoile une réalité alarmante : la dégradation des sols s’intensifie à travers l’Union européenne (UE) et l’Espace économique européen (EEE). Chaque année, près d’un milliard de tonnes de sol sont perdues en raison de l’érosion, principalement dans les terres agricoles. Actuellement, environ 24 % des sols de l’UE sont touchés par l’érosion hydrique, et les projections prévoient une augmentation de 13 à 25 % d’ici 2050 si aucune mesure n’est prise.

L’érosion hydrique non durable affecte déjà un tiers des terres agricoles, aggravée par des pratiques comme le labour intensif. D’autres formes d’érosion, comme l’érosion éolienne et les prélèvements excessifs de cultures, contribuent également à la dégradation des sols. En parallèle, des déséquilibres nutritionnels impactent 74 % des terres agricoles, tandis que la perte de carbone organique – un élément clé pour la santé des sols – atteint 70 millions de tonnes entre 2009 et 2018 dans l’UE et au Royaume-Uni.

Face à ces défis, des solutions existent. Le rapport de l’EASAC sur l’agriculture régénératrice présente des pratiques novatrices qui non seulement maintiennent la productivité agricole, mais favorisent aussi la biodiversité, enrichissent les sols, restaurent les bassins versants et renforcent les services écosystémiques. Par exemple, l’introduction de cultures de couverture, la réduction du labour, et l’utilisation de techniques agroécologiques permettent de limiter l’érosion tout en augmentant la séquestration du carbone.

Le Parlement européen s’apprête à entamer des négociations sur une nouvelle directive visant à améliorer la surveillance et la résilience des sols. Ces publications scientifiques doivent inspirer des actions concrètes, à tous les niveaux, pour inverser ces tendances néfastes. La santé des sols est un pilier fondamental pour garantir la sécurité alimentaire, la biodiversité et la lutte contre le changement climatique. Agissons dès maintenant.

https://easac.eu/news/details/2024-state-of-soils-in-europe-report-shows-alarming-trends-of-soil-degradation-in-the-eu-and-eea

Le réseau trophique du sol

Aujourd’hui, nous devons parler de l’un des aspects les plus méconnus du sol, mais d’une grande importance : le réseau trophique.

Mais dans quelle mesure est-ce important ?

C’est fondamental; Il n’y a pas de sols sains sans un réseau trophique dynamique et actif, qui joue un rôle crucial dans la fertilisation.

Tout commence par la matière organique. C’est la base de tout. Au premier niveau se trouvent les plantes. Ces incroyables êtres vivants qui, avec le CO2 de l’air, de l’eau et des minéraux, sont capables de créer des sucres simples par photosynthèse. Nous sommes au 1er niveau trophique.

Une partie de ces sucres sera transformée en molécules plus complexes comme la cellulose ou la lignine qui feront partie de sa structure et une autre partie sera exsudée par les racines dans le sol. Et pourquoi fait-il ça ? Avec le coût énergétique élevé de la photosynthèse…

Eh bien, pour nourrir les micro-organismes présents dans la rhizosphère dans un merveilleux processus de symbiose dans lequel, en retour, ces organismes offrent des nutriments à la plante. Nous y reviendrons plus tard

On entre dans le niveau 2, où l’on retrouve un grand nombre de micro-organismes qui seront responsables de nombreuses fonctions très importantes dans le sol, comme par exemple la décomposition des restes de plantes mortes, de racines, etc.

On retrouve ainsi des bactéries, des champignons et des nématodes, qui minéralisent les nutriments contenus dans la matière organique, fixent l’azote de l’atmosphère, solubilisent de nombreux minéraux du sol, améliorent la structure du sol grâce à leurs colles, formant des agrégats.

et établir des relations complexes et contrôler les populations d’organismes du sol, y compris les ravageurs des cultures, par le biais de mécanismes de mutualisme, de parasitisme, de prédation, etc. De la même manière que l’on peut observer dans les écosystèmes aériens

Lorsque ces populations augmentent grâce aux apports de matière organique, des micro-organismes typiques du niveau suivant, le 3ème, commencent à apparaître, parmi lesquels se trouvent des protozoaires, des nématodes et des arthropodes, qui contrôleront les populations du niveau précédent.

Et ainsi de suite consécutivement avec chacun des niveaux jusqu’à atteindre les organismes que l’on peut observer à l’œil nu dans un réseau alimentaire complexe et dynamique dont on peut tirer quelques conclusions.

  1. L’apport constant de matière organique dans le sol est nécessaire au fonctionnement du réseau. Le carbone est la base alimentaire de tout le système
  2. Biodiversité : plus le nombre d’espèces et d’interactions est élevé, plus le sol sera équilibré et plus de fonctions importantes pour les plantes pourront être satisfaites.
  3. Une bonne structure du sol est essentielle à une bonne oxygénation du sol. Cela favorise les conditions propices au développement des micro-organismes bénéfiques.
  4. Plus la diversité et la présence d’organismes bénéfiques sont grandes, dans des conditions aérobies, moins il est probable que les agents pathogènes puissent causer des problèmes aux plantes.

Enfin, les micro-organismes du sol jouent un rôle fondamental dans la nutrition des plantes. Regardons le rapport C/N de certains d’entre eux :

Lorsqu’un protozoaire a besoin de 30 atomes de carbone pour chaque atome d’azote pour sa nutrition, il les obtiendra de bactéries, donc pour 6 bactéries consommées, il éliminera 5 atomes d’azote.

Un protozoaire mange environ 10 000 bactéries par jour, puis libère environ 8 000 molécules d’azote.

S’il y avait environ 50 000 protozoaires par gramme dans un sol sain, cela libérerait environ 400 000 000 de molécules d’azote par gramme, soit plus que suffisant pour les besoins nutritionnels des plantes.

Qui a besoin de fertiliser avec des produits chimiques de synthèse ?

Comprendre le fonctionnement d’un sol « vivant » et créer les conditions permettant à la microbiologie de développer ses fonctions au sein du réseau trophique est sans aucun doute la première étape vers une agriculture saine et productive.

Nourrir et protéger le sol ……!!

Soyez la voix des sols ….!!

Chantez les sols …..!!!

La plupart d’entre nous sont familiarisée aux mots et aux concepts tels que changement climatique, emissions de dioxyde de carbonepollution de l’air et pénurie d’eau, mais nous sommes très peu à avoir porté notre attention sur les sols. Pendant des millénaires, la vie sur terre a été soutenue par une mince couche de sols fertiles sur la croûte terrestre.

Mais…
Que sont les sols et que font-il exactement ?