L’érosion des sols en parcelles cultivées : un danger sous-estimé

L’érosion des sols est un phénomène alarmant, particulièrement en agriculture conventionnelle où le travail mécanique du sol fragilise la structure du terrain. Ces photos, illustrent avec force l’ampleur du problème : ravines profondes, perte de la couche arable et ruissellement incontrôlé.

Le labour, longtemps perçu comme une nécessité, expose le sol à l’impact direct des précipitations, favorisant son lessivage et la diminution de sa fertilité. Chaque tonne de terre arable emportée est une perte irrémédiable pour l’agriculture et l’environnement.

Face à ce constat, il devient essentiel d’adopter des pratiques agroécologiques préservant la structure du sol : couverture végétale permanente, semis direct sous couvert, diversification des cultures… Ces alternatives permettent non seulement de lutter contre l’érosion, mais aussi d’améliorer la biodiversité et la résilience des agroécosystèmes.

Protéger nos sols, c’est garantir l’avenir de l’agriculture et préserver la richesse de notre patrimoine naturel.


Photos de Savoie , chez Hervé CHAMBE SCV et labour …..!!

En haut ma culture couverts derrière maïs…en bas photo limite terre labourée .. le ruisseau a débordé dans mon champ avant de passer raviner le champ du voisin labouré

A droite SCV jusqu’à 2 m du poteau

Même constat autre côté du ruisseau

Même après érosion de terre labourée ça a continué de creuser côté labour

L’érosion des sols : une conséquence alarmante du labour

Sur ces images, on observe clairement que l’érosion continue de creuser là où le sol a été labouré. En quelques heures seulement, ce sont plusieurs milliers d’années de construction du sol qui disparaissent, et pourtant, beaucoup ne semblent pas en être alarmés… Fatalité ou manque de prise de conscience ?

Ce reportage peut paraître intrusif, mais il est essentiel que le grand public prenne conscience des conséquences de nos choix agricoles. Le sol est un héritage précieux, reçu de nos ancêtres et de la Nature, il est destiné aux générations futures. Chaque décision impacte directement sa préservation.

Et comme si cela ne suffisait pas, cette destruction s’accompagne d’un gaspillage énergétique considérable : combien de litres de carburant fossile brûlés pour aboutir à ce résultat ?

Il est temps de repenser nos pratiques agricoles. Faites votre choix de système !


Ici pareil précédent pommes de terre bio JC Devillers

Embouchure de fleuve ……….

« Agro-Innovation : Préserver les Sols pour un Futur Durable »

L’agriculture moderne permet aux agriculteurs de laisser le sol intact et de favoriser sa santé. Des pratiques telles que le semis direct, le travail réduit du sol et le travail de conservation du sol permettent aux agriculteurs de réduire ou d’éliminer le labourage d’un champ, ce qui retourne le sol. Lorsque le sol est brisé et retourné au cours du processus de labourage, il libère le carbone stocké dans le sol et augmente les risques d’érosion du sol par le vent ou la pluie. Les pratiques de travail réduit du sol permettent aux nutriments précieux et à l’humidité de rester dans le sol, de limiter l’érosion du sol, de réduire le ruissellement des eaux et de permettre aux agriculteurs de mieux utiliser l’eau de pluie. Ces pratiques ont le potentiel de réduire le besoin d’irrigation et de permettre aux agriculteurs de protéger les sources d’eau douce. Les méthodes sans labour peuvent également aider à séquestrer le carbone dans le sol. En pratiquant un travail minimal ou nul du sol, les agriculteurs contribuent à empêcher l’accumulation de gaz à effet de serre dans l’atmosphère et à lutter contre le changement climatique. Un autre avantage du semis direct est que les agriculteurs sont en mesure de mieux préserver l’écosystème pour les vers de terre, les nématodes, les acariens, les insectes, les champignons, les bactéries et plus de 1 000 espèces différentes d’invertébrés. Chaque décision de laisser le sol intact est un engagement en faveur d’écosystèmes plus sains.