Agir sur le climat local avec la photosynthèse

https://www.terre-du-futur.fr/agir-sur-le-climat-local-photosynthese-cedric-cabrol/

Les travaux de Cédric Cabrol, agro-éco-climatologue

Protéger le climat local est vital dans le contexte changement climatique rapide que nous connaissons.

Cette évolution climatique a une origine anthropique, qui provient des émissions de gaz à effet de serre rejetés dans l’atmosphère par les activités humaines. Ce changement a et aura des conséquences de plus en plus défavorables sur nos conditions de vie, tout en pouvant devenir une menace existentielle. 

Cédric Cabrol, chercheur en agro-éco-climatologie s’intéresse de près à la photosynthèse. Il en fait un indicateur essentiel pour réguler le climat.

Le changement climatique est global, mais n’est pas uniforme sur la planète.  Il est d’abord plus fort sur les continents, et accentué dans l’hémisphère nord par la répartition géographique des continents. Le pôle nord se réchauffe plus vite que l’équateur ce qui modifie les flux d’échanges thermiques entre ces deux régions et affectant fortement et rapidement le climat.

En Europe, et plus notamment en France, les températures ont augmenté de près de 2 degrés, soit près de deux fois plus que la moyenne du globe. Les régimes de précipitations évoluent à la baisse et se concentrent en hiver.  Des sécheresses de plus en plus fréquentes, fortes et longues s’installent, affectant la disponibilité en eau du pays. Les systèmes agricoles souffrent et des tensions autour de cette disponibilité en eau apparaissent. Les heurts autour des bassines de Sainte Soline en témoignent.  

Les politiques qui sont proposées pour juguler ce réchauffement climatique agissent principalement sur les émissions de gaz à effet de serre. Ce sont des politiques de long terme. Hors, il faut agir à court et moyen terme pour limiter les effets du réchauffement, en protégeant le cycle de l’eau. C’est en agissant sur le climat local que nous pourrons reprendre la main sur la disponibilité en eau. C’est ce qu’étudie activement et rigoureusement Cédric Cabrol.

La photosynthèse, indicateur clé

Cédric Cabrol organise ses travaux en suivant l’évolution de la photosynthèse des territoires. Il estime que c’est un indicateur clé à suivre car celui-ci résume globalement l’activité végétale.

Pour mémoire la photosynthèse est la réaction chimique qui produit le monde végétal à partir de trois éléments principaux : 

  • L’énergie, sous forme lumineuse, qui vient du soleil ;
  • L’eau, contenue dans les sols ;
  • Le gaz carbonique, contenu dans l’atmosphère.

D’autres éléments comme certains sels minéraux du sol facilitent la croissance des végétaux.

Pour Cédric Cabrol la photosynthèse est un indicateur important car représentatif de l’évapotranspiration des végétaux. Cette évapotranspiration est essentielle pour réguler le climat local car :

  • Elle absorbe de la chaleur (et fait donc baisser localement la température) ;
  • Elle augmente la concentration de l’atmosphère en vapeur d’eau.   

L’évaporation permet donc de modérer la température locale puis, d’évacuer cette énergie ailleurs dans l’atmosphère par la chaleur latente contenue dans la vapeur d’eau. Cet effet est connu, notamment en ville où les arbres contribuent à rafraichir l’air ambiant. 

Pour visionner la vidéo de Cédric Cabrol qui présente le résultat de ses travaux

Dans la présentation, Cédric Cabrol aborde notamment les sujets suivants :

  • L’évolution des températures comparée Europe / Amérique du Nord ;
  • La dérive climatique européenne ;
  • L’accélération de la dérive climatique ;
  • Part des gaz à effet de serre dans l’évolution du climat ;
  • Le causes annexes dans l’évolution du climat ;
  • L’intensification des sécheresses ;
  • Le déficit de vapeur d’eau au-dessus du continent européen ;
  • La clim du climat ;
  • La photosynthèse ;
  • La perte de capacité à générer des nuages ;
  • Corrélation évolutions méthodes agricoles et climat ;
  • La structure des sols ;
  • La recharge des sols en eau ;
  • Les leviers pour générer des précipitations;
  • Et beaucoup d’exemples concrets d’actions sur le climat local. 

Agir sur l’évapotranspiration au niveau local

Augmenter la concentration en vapeur d’eau dans l’atmosphère contribue aussi à favoriser les précipitations localement et sur le trajet du déplacement de la masse d’air.

Cet effet est essentiel sur les continents, au-dessus desquels jusqu’à 70% des précipitations peuvent provenir de ces effets d’évapotranspiration des végétaux et non directement de l’évaporation des océans.

C’est pourquoi maintenir un niveau d’évapotranspiration sur les continents est essentiel. Pour

Cédric Cabrol, le niveau de photosynthèse est représentatif de l’évapotranspiration. Et cet indicateur peut se surveiller par satellite.

Si la Terre du Futur recommande de développer les massifs forestiers, Cédric Cabrol élargit l’horizon en s’intéressant aux modes de production agricole.  Sans que ce soit limitatif, l’agroforesterie, la régénération des sols ou encore les prairies pour les élevages favorisent la photosynthèse sur des durées longues, simplement parce qu’au départ ces cultures facilitent l’infiltration des eaux dans les sols en comparaison des cultures intensives s’appuyant sur un machinisme onéreux et lourd. Il faut donc accroitre la part de végétation permanente sur les territoires. 

Conclusion : accroitre la part de végétation permanente

Les travaux de Cédric Cabrol sont présentés dans deux vidéos, l’une au format court de 40 minutes, l’autre plus détaillée sur 2 heures cinquante minutes.

Ces vidéos très didactiques sont étayées de nombreux exemples et d’expérimentations très parlants. 

Notre capacité à résister aux effets du changement climatique sur les 30 à 40 prochaines années dépendra de notre aptitude à gérer nos sols pour maintenir le cycle de l’eau. Pour cela il faut pouvoir comprendre quelles sont les interactions entre les sols, le végétal (agriculture et forêts) et l’atmosphère. Ces interactions sont déterminantes dans la fabrication du climat : celui-ci résulte pour une bonne partie de la couverture végétale des continents. C’est ce que Cédric Cabrol a bien compris et nous explique. 


Cet article agir sur le climat local avec la photosynthèse pour résumer les travaux de Cédric Cabrol a été rédigé par Frédéric Durdux

Démonstration Climatique: Top emballement!

Par Cédric Cabrol

la Nature fait tout pour refroidir……l’homme fait tout pour réchauffer……!!

Même en voulant refroidir avec une climatisation qui fonctionne avec du courant électrique ….on a besoin, nous les hommes de dégager de la chaleur ..

La végétation de la Nature, au contraire, a besoin de la chaleur du soleil pour fabriquer sa photosynthèse…..C’est pour cela que l’on se met tous a l’ombre des arbres, même les animaux, quand la chaleur du soleil est trop importante….

la Nature fait tout pour refroidir…!!

La végétation terrestre avec la vie qu’elle génère est un réservoir d’eau immense, elle reçoit la pluie, la régule, ralenti son ruissellement, empêche l’érosion, organise les échanges avec la nappe phréatique, protège le sol, crée des réserves, stocke efficacement du carbone, protège et nourri la biodiversité, fabrique notre nourriture, filtre notre eau pour la rendre potable, nous fabrique du bois….etc…..

Mais surtout, comme le montre cette vidéo de Cédric Cabrol , la végétation refroidi l’atmosphère, alimente régulièrement l’évaporation et crée de nouvelles pluies…..Cette végétation beaucoup trop négligée par nos cerveaux humains met en mouvement constant l’eau en cycles continus pourvu, que l’on la laisse fonctionner un minimum

Bien sûr suivant les situations les performances de cette végétation sont différentes, mais les principes sont les même …..Dès qu’il a présence de végétation vivante, il y a un minimum d’évaporation qui se crée doucement et durablement pour alimenter les flux de vapeur d’eau atmosphérique, et c’est bien une sorte de régulation d’évaporation continue dans la durée qui se met en place régulièrement grâce à la végétation …..

l’homme fait tout pour réchauffer……!!

Cette humanité invincible…..!! Allons nous tirer rapidement des leçons de nos erreurs….!!

Chaque m2 de terre, de sol qui reçoit les rayons du soleil à un moment de la journée, même infime, est vitale pour l’avenir de l’humanité.

Même raisonnement pour chaque goutte d’eau, qui s’est cassée la tête pour arriver sur une feuille verte, vivante d’une plante. Si ses collègues « gouttes d’eau » s’écrasent, sur du béton, bitume artificiel , l’organisation des cycles hydriques sont totalement bouleversée, les cycles naturels sont rompus …

La Nature se casse la tête depuis des millions d’années pour recouvrir de végétation tous les cailloux, rochers et ainsi créer le sol vivant, réserve logistique si importante pour les plantes.

En architecture, il devrait être interdit de laisser apparaître des façades de béton ou autres matériaux inertes. Les architectes devraient capter chaque goutte de pluie et chaque rayon de soleil dans leurs constructions fonctionnelles.

Il n’y a pas que l’agriculture qui doit se remettre en question, c’est toute la société qui doit réagir vite à une orientation végétale maximum.

Au niveau agricole, avec les SCV de Lucien Séguy, les solutions de productions alimentaires efficaces avec végétation maximum sont déjà largement validés et exposés sur ce site et dans de nombreuses exploitations agricoles partout dans le monde…

Réflexions de M. ALLAN SAVORY

Allan Savory

https://pitchstonewaters.com/two-princeton-mit-scientists-say-epa-climate-regulations-based-on-a-hoax/

À l’origine en anglais et traduit par Gloogle

https://pitchstonewaters.com/two-princeton-mit-scientists-say-epa-climate-regulations-based-on-a-hoax… Deux climatologues à la retraite de Princeton et du MIT. Les réglementations climatiques « ne sont pas basées sur des faits scientifiques mais plutôt sur des opinions politiques et des modèles spéculatifs qui se sont constamment révélés erronés ». Ils affirment que tout repose sur un consensus évalué par les pairs, mais affirment, à juste titre, je crois : « La science n’a jamais été élaborée par consensus… Peu importe qu’il y ait un consensus. Peu importe qu’un lauréat du prix Nobel dise que c’est vrai ; s’il n’est pas d’accord avec les observations, c’est faux ». « La science, au contraire, n’a besoin que d’un seul chercheur qui ait raison, ce qui signifie qu’il ait des résultats vérifiables par référence au monde réel… En science, le consensus n’a pas d’importance. Ce qui est pertinent, ce sont des résultats reproductibles. Tant de choses sont douces à mes oreilles, tout comme leur description du manque d’éthique dans le monde universitaire. Cependant, de la même manière, en niant le changement climatique dû aux actions humaines, ils ne sont pas eux-mêmes en mesure de commettre les mêmes péchés qu’ils accusent leurs pairs de commettre. Par exemple, aucune mention de la perte factuelle de la biodiversité mondiale, de la désertification et des méga-incendies qui alimentent désormais le changement climatique et s’alimentent les uns les autres. Pour avoir découvert, dans les années 1960, la cause de milliers d’années de désertification d’origine humaine et le fait qu’elle ne peut aujourd’hui être inversée qu’en utilisant l’élevage, ainsi que le processus de planification basé sur 1 000 ans d’expérience militaire européenne, j’ai eu le même diffamation académique et « experte ». Ceci malgré des milliers d’observations, étayées par des essais, des recherches, de la documentation et bien plus encore, et pas un seul élément de preuve scientifique, d’observation ou de critique contraire. Seules des preuves d’experts universitaires faisant autorité parce qu’ils disent que c’est faux, et des articles évalués par des pairs approuvant les condamnations les uns des autres sans même étudier le sujet – condamnation sans fin du professeur Dr Joe Schuster, David Briske, Holocheck et d’autres, pour la plupart des universités du Texas, Nouveau-Mexique, Arizona et Oxford. Je pense que déplorer un tel comportement institutionnel ne fait désormais qu’aggraver le chaos que les experts universitaires proposent aux dirigeants mondiaux lors des conférences successives sur le climat, ainsi que les querelles et les conflits pendant que notre navire coule. C’est la raison pour laquelle j’ai proposé une suggestion simple et sans risque il y a deux ans lors de la COP26. Si suffisamment de personnes soutenaient une telle action directe réconciliatrice, je crois que nous pourrions encore unir l’équipe humaine derrière une bonne science et une collaboration harmonieuse à notre heure de besoin.

Allan Savory.

La chaleur….!! et le dérèglement climatique

134 386 vols commerciaux le 6 juillet, « record » battu ! En moyenne, à chaque instant, 1 250 000 humains s’envoient en l’air. Et le temps de lire ce message, 10 avions auront décollé.

Combien par exemple : 24 heures d’aviation mondiale développe de chaleur supplémentaire à ajouter au réchauffement de l’atmosphère…!!

Les compagnies aériennes et les voyageurs de se dépêcher d’annoncer que cela amène peu d’émission de chaleur

On peut ajouter toute une liste conséquente d’émission de chaleur, de températures élevées , causées par nous les humains et chacun s’empressent de calmer les choses en minimisant leur impact ….

Le problème, c’est l’addition, car tout cela mis bout à bout fini par un cumul de chaleur émise incroyable

Les avions et l’ensemble des autres appareils aériens à moteur thermiques, quelques fusées

L’ensemble des véhicules terrestres de cette planète émettent un volume incroyable de chaleur (voitures, camions, engins agricoles, bateaux, trains ….)

l’ensemble des moteurs électriques , des climatiseurs, des usines , des chaufferies , du chauffage des habitations,

Faut-il ajouter à cette liste , les guerres, les incendies de structures, de forêts …etc

Personne ne veut faire un bilan, un constat établi de cette quantité de chaleur émise par l’activité humaine …..Et pourtant , l’homme par son développement d’activités tout azimut émet de plus en plus de chaleur …..Avec aussi la part du problème d’émission de CO2

L’homme a toujours eu un problème avec la végétation….La Nature en installant de la végétation partout, sans interventions humaines, a une influence incroyable sur le climat…

Sur des parcelles agricoles en SCV (couverture végétale permanente) on observe des différences notables d’effet refroidissement en comparaison de sols nus ( d’un chemin par exemple) pratiquement 10 ° Et c’est beaucoup mieux que cela…..la végétation verte et vivante adsorbe littéralement la chaleur du soleil, c’est son énergie pour se développer …..Le chemin, lui ne capte rien, la chaleur est perdue pour la photosynthèse et retourne dans l’atmosphère….En France, peut-être 2 % d’agriculteurs sont en #SCV….98% passent par des sols nus travaillés mécaniquement le plus souvent L’Été en plein rayonnement solaire….en #SCV , nos sols sont verts de végétation et captent la chaleur…..Rajouter à cela pratiquement 8% de sols minéraux urbains et infrastructures qui ne captent aucune énergie solaire….. Nos sociétés ont organisé un déséquilibre de la capacité de refroidissement de l’atmosphère par la végétation manquante.. .Le problème du dérèglement climatique va beaucoup plus loin que le taux de CO2

Quel étude scientifique évoque ce sujet primordial…?

La chaleur produite par toutes nos combustions d’énergies se retrouve inévitablement rajoutée à la chaleur reçue par le rayonnement solaire ou moins momentanément dans notre atmosphère proche terrestre avant peut-être de se dissoudre dans la stratosphère et plus

Cette apport de chaleur supplémentaire n’est jamais pris en compte à ma connaissance dans les approches du dérèglement climatique que nous connaissons actuellement

Descente dans l’atmosphère terrestre

Publié le 4 janvier 2018 par Climat & Avenir

Imaginons-nous rentrer d’un voyage spatial lointain. Nous sommes à plusieurs centaines de kilomètres de la surface de la Terre. Les instruments scientifiques nous indiquent la présence de molécules de gaz erratiques, les premières traces de l’atmosphère terrestre.

Leur nombre croît au fur et à mesure de notre descente sans que l’on en ressente une manifestation physique. Leur densité est trop faible pour cela.

100 km : Nous rentrons officiellement dans l’atmosphère terrestre. Rien ne change vraiment…

L’on descend encore. L’on croise une aurore boréale en témoin privilégier…
La densité devient plus perceptible au fur et à mesure que la température décroît, jusqu’à marquer un palier.

Vers 80 km, la courbe des températures s’inverse pour s’élever avec la densité atmosphérique, encore ténue.

Une nouvelle inversion thermique annonce l’entrée dans la stratosphère, dans laquelle la densité de l’atmosphère devient significative et croît rapidement avec la descente. Les masses d’air sont organisées en strates homogènes. Cela est particulièrement sensible dans la partie inférieure de la stratosphère où la température est pratiquement constante. Seule la pression atmosphérique varie…

À une dizaine de kilomètres du sol, l’on enregistre une nouvelle inversion thermique. L’atmosphère est beaucoup plus dense, au point que les vents dévient fortement notre navette spatiale. Nous devons même nous dérouter pour éviter une tempête tropicale. Nous sommes secoués comme dans un panier à salade à la frontière de deux masses d’air. Il faut des relevés nombreux pour définir les tendances statistiques, tant les variations de température sont aussi importantes qu’incessantes.

Au sol, l’altimètre barométrique indique 57 m… La pression atmosphérique a changé depuis notre départ. Heureusement que les GPS ont remplacé les instruments de bord de Grand-Papa, nous nous serions écrasés…

1 – Inversions thermiques et couches atmosphériques

Lors de notre descente dans l’atmosphère terrestre nous avons rencontré plusieurs inversions thermiques. Celles-ci ont servi de repère pour décomposer l’atmosphère en différentes couches, suivant que la température y est croissante ou décroissante avec l’altitude.

La première couche que l’on atteint en venant de l’espace lointain est l’Exosphère. Comme il faut bien une exception à toute règle, sa limite inférieure n’est pas due à une inversion thermique, mais à l’altitude fixée conventionnellement à 100 km au-delà de laquelle on considère que commence l’espace. Il faut dire que le gaz atmosphérique y est aussi rare que dans les meilleures machines à vide dans lesquelles on fabrique les composants électroniques…

Y succèdent la Thermosphère et la Mésosphère, séparées, elles, par la première inversion thermique (en venant de l’espace).

Ces trois couches représentent la haute atmosphère, dont la masse représente un millième de la masse totale de l’atmosphère…

Vient ensuite la Stratosphère, couche beaucoup plus dense (20 % de la masse atmosphérique), qui se caractérise par sa structure en strates thermiques stables.

L’on termine par la Troposphère. Cette couche présente la plus faible épaisseur (un peu plus de 10 km) mais la plus forte densité (80 % de la masse atmosphérique). La température y varie régulièrement avec l’altitude suivant un gradient moyen de -6 °C/km (à partir du sol).

2 – La Troposphère ou le règne du déséquilibre

La Troposphère se caractérise donc par sa densité (80 % de la masse d’air pour seulement 10 % du volume). Les collisions intermoléculaires y sont très nombreuses, suffisamment pour donner une cohésion d’entraînement « visqueux » de masses d’air de températures homogènes. Elles se réchauffent au contact du sol. Leur densité diminue. Elles s’élèvent tant qu’elles rencontrent des masses d’air plus denses, qui prennent leur place… Ce mouvement perpétuel forme les courants convectifs.

La structure thermique stable de la Stratosphère interdit l’élévation des masses d’air chaud de la Troposphère, formant une barrière aux courants convectifs. L’air de la Troposphère est alors confiné par la Tropopause (frontière entre la Troposphère et la Stratosphère)… à la façon de l’air d’une serre (mais nous verrons que l’analogie s’arrête là).

La Troposphère n’est en aucun cas une masse d’air en équilibre ! Elle est le siège d’importants courants convectifs entre les zones chaudes de l’équateur et les zones froides des pôles. Ces courants forment une composante tangentielle des transferts thermiques, source des manifestations climatiques comme les tempêtes tropicales ou les tornades, les sécheresses ou des pluies diluviennes…

 3 – Conditions indispensables à la vie

La Troposphère, c’est l’air que nous respirons, mais ce n’est pas que cela. La circulation des masses d’air apporte la pluie qui abreuve la flore et la faune et tempère le climat. Ce rôle modérateur est primordial pour le développement du biotope, pour sa diversité et pour le protéger des perturbations extérieures, comme la couche d’ozone nous protège des dommages des ultra-violets, par exemple. Les déséquilibres thermiques qui caractérisent la Troposphère sont le berceau de la biodiversité que nous devons préserver.

Références :
http://www.meteofrance.fr/prevoir-le-temps/observer-le-temps/parametres-observes/pression
http://www.meteofrance.fr/documents/10192/21101/27465-43.jpg
http://www.meteoslins.be/dossier01.php
http://www.meteo45.com/couches_atmospheriques.html

(Climat & Avenir : 4 janvier 2018)

Allan SAVORY débat avec Georges MONBIOT

Débat Allan Savory contre George Monbiot | Le pâturage du bétail est-il essentiel pour atténuer le changement climatique ?

Dans le processus de pâturage planifié holistique, le bétail est utilisé comme un outil pour inverser la perte de biodiversité qui conduit à la désertification – un contributeur majeur au changement climatique. Pourtant, les critiques affirment que le pâturage du bétail, dans presque toutes les circonstances, est un contributeur net au réchauffement climatique.

Le 11 juillet 2023, le fondateur et promoteur de Holistic Management Allan Savory a rencontré l’éminent critique George Monbiot au Musée d’histoire naturelle de l’Université d’Oxford pour un débat présidé par la professeure Dame E.J. Milner-Gulland.

À propos d’Allan Savory :
Allan Savory a commencé sa carrière dans les années 1950 en tant que biologiste chercheur en Afrique centrale où la perte de biodiversité dans les réserves de gibier et les parcs nationaux l’alarmait. L’inverser est devenu l’objectif de sa vie et a conduit à une percée significative qui est devenue connue en 1984 sous le nom de gestion holistique. Il est l’auteur de Holistic Management: A Commonsense Revolution to Restore Our Environment, Third Edition (Island Press, 2016), et de nombreux articles et articles scientifiques. Il a été honoré par la Weston A. Price Foundation (Integrity in Science), le Buckminister Fuller Institute (pour le « potentiel significatif de son travail pour résoudre certains des problèmes les plus urgents de l’humanité ») et la Banksia Foundation Australia (pour « la personne qui fait le le plus pour l’environnement à l’échelle mondiale »). Il est président de l’Institut Salé.

À propos de George Monbiot :
George Monbiot est un auteur, chroniqueur du Guardian et militant écologiste dont les recherches actuelles portent sur le système alimentaire mondial. Ses livres les plus vendus incluent Feral : Rewilding the land, sea, and human life, Heat : How to stop the planet burning, et Out of the Wreckage : a new politics for an age of crisis. George a reçu le prix Orwell de journalisme en 2022. La même année, il est devenu membre honoraire du Wolfson College d’Oxford. Le dernier livre de George, Regenesis : Nourrir le monde sans dévorer la planète (présélectionné pour le prix James Cropper Wainwright pour l’écriture sur la conservation) s’appuie sur des avancées étonnantes en matière de sol et d’écologie pour explorer des moyens novateurs de cultiver plus de nourriture avec moins d’agriculture.

@AP et les universités élaborent des politiques de gestion. Tant que la plupart des terres du monde, y compris de vastes parcs nationaux plus grands que le Royaume-Uni, libèrent de l’eau et du carbone à cause de la désertification, des sécheresses, des inondations et du changement climatique, quoi qu’il arrive do. Avec un groupe de réflexion d’Oxford ayant publié un rapport disant que le changement climatique anéantira globalement toutes les économies et entreprises des villes et que des milliards de personnes mourront dans la violence, c’est pourquoi j’ai dit : « Pour raccourcir ce débat, supposons : Les sols du monde ne peuvent séquestrer aucun carbone. Les bovins dégagent 20 fois plus de méthane qu’eux do. Chaque humain devient végétalien ». J’ai concédé au départ tout le raisonnement de Monbiot afin que nous puissions centrer le débat sur la façon dont les politiques sont élaborées qui causent le changement climatique (il n’y a pas d’autre cause connue). Et j’ai ensuite déclaré ce que je soutiens (la base même du débat) qui était : –Que nous devons aborder la manière dont la politique est élaborée en dictant la gestion à grande échelle. –Et quand nous ferons cela, il faudra des millions de bovins, de moutons, de chèvres, de chameaux supplémentaires, même s’ils ne sont mangés que par des vautours. J’ai alors demandé à Monbiot de nous dire maintenant comment lui (ou n’importe quel scientifique) inverserait la désertification mondiale en utilisant la technologie ? Tout l’avenir de l’humanité dépend de cette question et je suis prêt à en débattre avec n’importe quel scientifique dans le monde pour sauver des milliards de vies et offrir de l’espoir aux jeunes. Le reste appartient à l’histoire comme tout le monde l’a vu – Monbiot a passé tout son temps à discuter de carbone, de méthane et d’articles non pertinents rédigés par des auteurs qui n’ont jamais mentionné l’oxydation ni aucun aspect du travail de ma vie en les qualifiant de « peer review » alors qu’aucun de mes pairs ne l’avait fait. Voici l’oxydation (plusieurs années de dégradation chimique lente) qui tue l’herbe et la vie du sol dans la forêt commémorative Aldo Leopold sur le fleuve Rio Grande aux États-Unis – et juste les zones de désertification de l’Afrique plus de cent fois la taille du Royaume-Uni (qui est de la même taille que la petite île désertique au large des côtes africaines. Nous devons commencer à prendre au sérieux le changement climatique.