La plus grosse erreur de toute l’histoire de l’humanité est d’avoir fait la guerre à la VÉGÉTATION …..Surtout aux arbres

La planète ne bat pas que des records de chaleur, elle bat aussi des records d’étalement de béton, bitume, sols nus, routes, constructions, climatisations, de nombre de moteurs thermiques et aussi de destruction de végétaux ,de feux de forêts, de gaspillage, de pollution

La planète ne bat pas que des records de chaleur, elle bat aussi des records de nombre de voitures, de camions, de tondeuses à gazon, de broyeurs de végétation ..etc.Combien de volume d’énergie fossile, l’homme peut gaspiller pour saccager aujourd’hui tout azimut de la végétation

Si cette humanité veut garder un petit espoir de continuité durable en conditions normales, elle doit revoir complètement son comportement vis à vis de la végétation et des arbres…..l’arbre, est notre meilleur allié, dire qu’il a même fabriquer le pétrole ….!!

SCV chez paysannature

Sommaire :

1 : Présentation générale 0:00:19

2 : Historique du SD sur la ferme 0:02:19

3 : Rotations 0:05:39

4 : Fertilisation 0:07:53

5 : Gestion des adventices et des limaces 0:13:52

6 : Gestion des mulots 0:20:58

7 : Insecticides et fongicides 0:24:27

8 : Evolution du sol 0:27:09

9 : Les couverts 0:30:43

10 : Semis à la volée/semis naturel 0:41:36

11 : Essais avec Lucien SEGUY 0:56:15

12 : Gestion de l’environnement par la société civile

1:04:11 En semis direct depuis de nombreuses années, Noël DENEUVILLE a travaillé notamment avec Lucien SEGUY. Il a mis en place sur sa ferme le semis à la volée, ou semis naturel.

La valeur des sols dans l’aménagement du territoire (Suisse)

https://qualite-sols.ch/#Qualite-sols

L’aménagement du territoire devrait tenir compte de la qualité des sols. C’est ce que prévoit la Stratégie Sol publié par le Conseil fédéral en 2020. Mais comment y parvenir ? Il n’existe pratiquement aucun instrument pour prendre en compte les fonctions vitales que nos sols fournissent. L’indice de qualité des sols représente une solution au problème : il constitue un instrument pratique pour l’aménagement du territoire qui peut être adapté aux besoins individuels en fonction du contexte et des enjeux d’une région donnée.

Les sols sont sous pression

Les sols suisses sont sous pression. Chaque jour, quelque sept terrains de football sont imperméabilisés ; un demi-mètre carré de sol disparaît chaque seconde (Rapport Environnement 2022). Parallèlement, la Suisse s’est engagée à ne plus consommer de nouveaux sols nets d’ici 2050. Comment y parvenir ?

Les sols non-imperméabilisés ne s’en tirent pas beaucoup mieux : ils sont exposés à la pollution, à la compaction ou encore à la perte de matière organique. Et ce bien que la Stratégie Sol s’engage depuis 2020 en faveur de la protection des sols.

Les conséquences de cette utilisation non durable des sols sont problématiques : nos sols ne peuvent plus remplir leurs fonctions vitales, fonctions dont nous bénéficions directement. Ils fournissent ainsi de moins en moins de nutriments pour notre alimentation, sont moins capables de purifier l’eau et ne l’absorbent plus assez rapidement, contribuent de moins en moins à refroidir nos villes, stockent de moins en moins de CO2 et produisent de moins en moins de biomasse, à la base de la biodiversité, pour ne citer que quelques exemples.

Voilà pour les mauvaises nouvelles. La bonne nouvelle ?

Nous pouvons remédier à la dégradation des sols et de ses fonctions : nous pouvons prendre en compte la qualité des sols dans l’aménagement du territoire. Pour cela, il existe déjà un instrument utilisable dans la pratique. Nous vous présentons…. l’indice de qualité des sols ! À sanu durabilitas, nous aidons les cantons, les régions et les communes à adapter cet instrument à leurs besoins spécifiques afin qu’ils puissent l’utiliser avec succès.

Nos sols en Suisse

Entre 1985 et 2018, les surfaces d’habitat et d’infrastructure ont augmenté de 776 km2 en Suisse, principalement au détriment des terres arables. Selon l’Office fédéral de l’environnement (OFEV), il n’y a plus de sols intacts en Suisse et leur exploitation n’est pas durable. La loi sur l’aménagement du territoire (LAT) prescrit une utilisation mesurée des sols, la protection des sols et une densification vers l’intérieur. La loi sur la protection de l’environnement (LPE) exige quant à elle de garantir la fertilité (c’est-à-dire la qualité) des sols à long terme. Et pourtant, la Suisse continue malgré tout à perdre des sols de bonne qualité.

Le schéma du cycle de l’eau

https://www.terre-du-futur.fr/le-schema-du-cycle-de-l-eau/

Les forêts protègent la circulation de l’eau et le climat

Ce schéma du cycle de l’eau est tiré d’un document de l’ISI écrit par Jean Luc Galabert « Comprendre les cycles hydrologiques et cultiver l’eau pour restaurer la fécondité des sols et prendre soin du climat ».

Il illustre très bien quelles sont les séquences possibles dans la circulation de l’eau depuis son évaporation, jusqu’au retour vers les mers et océans par les fleuves et rivières, hors impact des activités humaines.

Ce schéma met en évidence le rôle des arbres et forêts pour entretenir ce cycle. 

Comment fonctionne cette circulation autour du globe ?

Comme l’illustre le schéma sur le cycle de l’eau ci-dessus, on peut synthétiser la circulation de l’eau de la façon suivante :

  1. L’eau s’évapore des mers et océans. Elle devient un gaz mélangé à l’atmosphère qui va circuler avec les masses d’air, et parfois se retrouver au-dessus des continents.
  2. Dans certaines conditions de température, pression et saturation de l’air, la vapeur d’eau peut se condenser (elle retourne à l’état liquide) et former des nuages. Quand nous observons un nuage, nous voyons en fait de minuscules gouttelettes d’eau, ou parfois des cristaux de glace pour les nuages d’altitudes, qui sont en suspension dans l’air.
  3. Sous certaines conditions, et notamment si les microgouttelettes contenues dans les nuages peuvent s’agglomérer (autour de grains de poussières par exemples), le poids des gouttes peut devenir suffisant pour que l’eau tombe par gravité vers le sol sous forme de pluie.
  4. Une fois à terre, l’eau peut s’infiltrer dans les sols, s’accumuler en flaques, s’écouler vers les ruisseaux et les rivières, ou s’évaporer à nouveau s’il fait très chaud par exemple.
  5. La quantité d’eau qui ira dans les sols va dépendre de leur nature, mais aussi de la végétation. Plus la végétation est dense et arborée, plus l’eau peut pénétrer dans les sols et s’infiltrer profondément. Les racines et radicelles facilitent cette infiltration.
  6. Une fois dans les sols l’eau peut alimenter les nappes phréatiques, aller vers des rivières souterraines, ou encore nourrir des végétaux et s’évaporer par leurs feuillages. Cette circulation des sols vers l’atmosphère au travers des plantes est appelée évapotranspiration. Elle permet la croissance des arbres et de tous les végétaux en général. Cette évapotranspiration contribue aussi à former d’autres précipitations sur les continents. 

C’est ce phénomène qui est à l’origine du monde végétal. Plus une molécule d’eau peut effectuer ce cycle avant de retourner vers les mers et océans, plus elle est utile à la vie. C’est ce que l’on appelle le petit cycle de l’eau.

Pourquoi le cycle de l’eau est-il important ?

Comme indiqué dans le paragraphe précédent, le maintien d’un cycle de l’eau qui nourrit la végétation ou nos cultures, est fondamental pour le maintien de la vie sur terre.

Or, le réchauffement climatique va considérablement modifier le schéma du cycle de l’eau, notamment sur les continents peu pourvus en végétation. Certaines zones fertiles pourraient être transformées en désert, avec des conséquences catastrophiques pour l’alimentation des humains. L’Europe sera aussi touchée par ce phénomène.  

C’est pourquoi nous devons nous assurer que l’eau restera suffisamment abondante pour nourrir végétaux, animaux et la population. Et pour ce faire nous pouvons nous appuyer sur des solutions naturelles, à base de végétation, prairies, arbres, forêts.

Le rôle des forêts dans ce schéma

Les arbres jouent un rôle essentiel dans le cycle de l’eau. Ils ont pour caractéristique de réguler l’arrivée de l’eau sur les sols lors des fortes précipitations, évitant ainsi le ruissellement direct vers les cours d’eau. Ensuite ils favorisent, via les systèmes racinaires, la pénétration de l’eau dans les sols, eau qui peut ainsi s’infiltrer profondément.

Les arbres facilitent ainsi le stockage de l’eau, et avec comme corollaire la recharge des nappes phréatiques.  L’eau ainsi stockée contribue au maintien de l’humidité des sols et à la croissance des végétaux. Ceux-ci pompent dans ces réserves pour se développer en rejetant l’eau sous forme de vapeur dans l’atmosphère via les stomates des feuilles. Cette vapeur d’eau va pouvoir elle-même contribuer à la formation des nuages et favoriser les précipitations ailleurs sur les continents. On estime ainsi que 30 à 50 % des précipitations continentales sont issues de l’évaporation sur un continent.  

La végétation ne dépend pas que du climat : elle contribue aussi à fabriquer le climat.

L’impact des activités humaines

Le schéma du cycle de l’eau, pour être plus précis, doit faire apparaitre l’impact des activités humaines.  Celles-ci perturbent ce cycle de trois façons :

  1. Par les activités économiques et les prélèvements pour l’industrie, l’agriculture, l’énergie…
  2. L’homme a profondément modifié la nature et la surface terrestre pour l’agriculture, l’urbanisme, les voies de transport, ce qui a un effet significatif sur l’évaporation et la circulation de l’eau.
  3. Enfin, le réchauffement climatique anthropique modifie les caractéristiques de l’atmosphère et la circulation de l’eau, localement et tout autour du globe.

L’IRSTEA (INSTITUT NATIONAL DE RECHERCHE EN SCIENCES ET TECHNOLOGIES POUR L’ENVIRONNEMENT ET L’AGRICULTURE) et l’Université de Rennes ont publié un document qui décrit un schéma du cycle de l’eau plus complet, intégrant l’impact des activités humaines. Ce document peut être téléchargé ci-dessous. 

Communication de l’IRSTEA et Université de Rennes, le cycle complet de l’eau

https://www.terre-du-futur.fr/app/download/14853911730/Cycle+complet+de+l%27eau.pdf?t=1666987945

Reboiser pour lutter contre les sécheresses

Les arbres sont donc des outils très efficaces et surtout indispensables  pour stocker l’eau et réguler sa circulation ; ils constituent une arme de combat pour lutter contre le réchauffement climatique.  

C’est pourquoi La Terre du Futur encourage le reboisement en France, notamment dans l’Ouest du pays, afin de lutter contre les sécheresses.


Cet article sur le schéma du cycle de l’eau a été rédigé par Frédéric Durdux

Le document de Jean Luc Galabert peut être téléchargé gratuitement sur le site de l’ISI.

Agir sur le climat local avec la photosynthèse

https://www.terre-du-futur.fr/agir-sur-le-climat-local-photosynthese-cedric-cabrol/

Les travaux de Cédric Cabrol, agro-éco-climatologue

Protéger le climat local est vital dans le contexte changement climatique rapide que nous connaissons.

Cette évolution climatique a une origine anthropique, qui provient des émissions de gaz à effet de serre rejetés dans l’atmosphère par les activités humaines. Ce changement a et aura des conséquences de plus en plus défavorables sur nos conditions de vie, tout en pouvant devenir une menace existentielle. 

Cédric Cabrol, chercheur en agro-éco-climatologie s’intéresse de près à la photosynthèse. Il en fait un indicateur essentiel pour réguler le climat.

Le changement climatique est global, mais n’est pas uniforme sur la planète.  Il est d’abord plus fort sur les continents, et accentué dans l’hémisphère nord par la répartition géographique des continents. Le pôle nord se réchauffe plus vite que l’équateur ce qui modifie les flux d’échanges thermiques entre ces deux régions et affectant fortement et rapidement le climat.

En Europe, et plus notamment en France, les températures ont augmenté de près de 2 degrés, soit près de deux fois plus que la moyenne du globe. Les régimes de précipitations évoluent à la baisse et se concentrent en hiver.  Des sécheresses de plus en plus fréquentes, fortes et longues s’installent, affectant la disponibilité en eau du pays. Les systèmes agricoles souffrent et des tensions autour de cette disponibilité en eau apparaissent. Les heurts autour des bassines de Sainte Soline en témoignent.  

Les politiques qui sont proposées pour juguler ce réchauffement climatique agissent principalement sur les émissions de gaz à effet de serre. Ce sont des politiques de long terme. Hors, il faut agir à court et moyen terme pour limiter les effets du réchauffement, en protégeant le cycle de l’eau. C’est en agissant sur le climat local que nous pourrons reprendre la main sur la disponibilité en eau. C’est ce qu’étudie activement et rigoureusement Cédric Cabrol.

La photosynthèse, indicateur clé

Cédric Cabrol organise ses travaux en suivant l’évolution de la photosynthèse des territoires. Il estime que c’est un indicateur clé à suivre car celui-ci résume globalement l’activité végétale.

Pour mémoire la photosynthèse est la réaction chimique qui produit le monde végétal à partir de trois éléments principaux : 

  • L’énergie, sous forme lumineuse, qui vient du soleil ;
  • L’eau, contenue dans les sols ;
  • Le gaz carbonique, contenu dans l’atmosphère.

D’autres éléments comme certains sels minéraux du sol facilitent la croissance des végétaux.

Pour Cédric Cabrol la photosynthèse est un indicateur important car représentatif de l’évapotranspiration des végétaux. Cette évapotranspiration est essentielle pour réguler le climat local car :

  • Elle absorbe de la chaleur (et fait donc baisser localement la température) ;
  • Elle augmente la concentration de l’atmosphère en vapeur d’eau.   

L’évaporation permet donc de modérer la température locale puis, d’évacuer cette énergie ailleurs dans l’atmosphère par la chaleur latente contenue dans la vapeur d’eau. Cet effet est connu, notamment en ville où les arbres contribuent à rafraichir l’air ambiant. 

Pour visionner la vidéo de Cédric Cabrol qui présente le résultat de ses travaux

Dans la présentation, Cédric Cabrol aborde notamment les sujets suivants :

  • L’évolution des températures comparée Europe / Amérique du Nord ;
  • La dérive climatique européenne ;
  • L’accélération de la dérive climatique ;
  • Part des gaz à effet de serre dans l’évolution du climat ;
  • Le causes annexes dans l’évolution du climat ;
  • L’intensification des sécheresses ;
  • Le déficit de vapeur d’eau au-dessus du continent européen ;
  • La clim du climat ;
  • La photosynthèse ;
  • La perte de capacité à générer des nuages ;
  • Corrélation évolutions méthodes agricoles et climat ;
  • La structure des sols ;
  • La recharge des sols en eau ;
  • Les leviers pour générer des précipitations;
  • Et beaucoup d’exemples concrets d’actions sur le climat local. 

Agir sur l’évapotranspiration au niveau local

Augmenter la concentration en vapeur d’eau dans l’atmosphère contribue aussi à favoriser les précipitations localement et sur le trajet du déplacement de la masse d’air.

Cet effet est essentiel sur les continents, au-dessus desquels jusqu’à 70% des précipitations peuvent provenir de ces effets d’évapotranspiration des végétaux et non directement de l’évaporation des océans.

C’est pourquoi maintenir un niveau d’évapotranspiration sur les continents est essentiel. Pour

Cédric Cabrol, le niveau de photosynthèse est représentatif de l’évapotranspiration. Et cet indicateur peut se surveiller par satellite.

Si la Terre du Futur recommande de développer les massifs forestiers, Cédric Cabrol élargit l’horizon en s’intéressant aux modes de production agricole.  Sans que ce soit limitatif, l’agroforesterie, la régénération des sols ou encore les prairies pour les élevages favorisent la photosynthèse sur des durées longues, simplement parce qu’au départ ces cultures facilitent l’infiltration des eaux dans les sols en comparaison des cultures intensives s’appuyant sur un machinisme onéreux et lourd. Il faut donc accroitre la part de végétation permanente sur les territoires. 

Conclusion : accroitre la part de végétation permanente

Les travaux de Cédric Cabrol sont présentés dans deux vidéos, l’une au format court de 40 minutes, l’autre plus détaillée sur 2 heures cinquante minutes.

Ces vidéos très didactiques sont étayées de nombreux exemples et d’expérimentations très parlants. 

Notre capacité à résister aux effets du changement climatique sur les 30 à 40 prochaines années dépendra de notre aptitude à gérer nos sols pour maintenir le cycle de l’eau. Pour cela il faut pouvoir comprendre quelles sont les interactions entre les sols, le végétal (agriculture et forêts) et l’atmosphère. Ces interactions sont déterminantes dans la fabrication du climat : celui-ci résulte pour une bonne partie de la couverture végétale des continents. C’est ce que Cédric Cabrol a bien compris et nous explique. 


Cet article agir sur le climat local avec la photosynthèse pour résumer les travaux de Cédric Cabrol a été rédigé par Frédéric Durdux

Démonstration Climatique: Top emballement!

Par Cédric Cabrol

la Nature fait tout pour refroidir……l’homme fait tout pour réchauffer……!!

Même en voulant refroidir avec une climatisation qui fonctionne avec du courant électrique ….on a besoin, nous les hommes de dégager de la chaleur ..

La végétation de la Nature, au contraire, a besoin de la chaleur du soleil pour fabriquer sa photosynthèse…..C’est pour cela que l’on se met tous a l’ombre des arbres, même les animaux, quand la chaleur du soleil est trop importante….

la Nature fait tout pour refroidir…!!

La végétation terrestre avec la vie qu’elle génère est un réservoir d’eau immense, elle reçoit la pluie, la régule, ralenti son ruissellement, empêche l’érosion, organise les échanges avec la nappe phréatique, protège le sol, crée des réserves, stocke efficacement du carbone, protège et nourri la biodiversité, fabrique notre nourriture, filtre notre eau pour la rendre potable, nous fabrique du bois….etc…..

Mais surtout, comme le montre cette vidéo de Cédric Cabrol , la végétation refroidi l’atmosphère, alimente régulièrement l’évaporation et crée de nouvelles pluies…..Cette végétation beaucoup trop négligée par nos cerveaux humains met en mouvement constant l’eau en cycles continus pourvu, que l’on la laisse fonctionner un minimum

Bien sûr suivant les situations les performances de cette végétation sont différentes, mais les principes sont les même …..Dès qu’il a présence de végétation vivante, il y a un minimum d’évaporation qui se crée doucement et durablement pour alimenter les flux de vapeur d’eau atmosphérique, et c’est bien une sorte de régulation d’évaporation continue dans la durée qui se met en place régulièrement grâce à la végétation …..

l’homme fait tout pour réchauffer……!!

Cette humanité invincible…..!! Allons nous tirer rapidement des leçons de nos erreurs….!!

Chaque m2 de terre, de sol qui reçoit les rayons du soleil à un moment de la journée, même infime, est vitale pour l’avenir de l’humanité.

Même raisonnement pour chaque goutte d’eau, qui s’est cassée la tête pour arriver sur une feuille verte, vivante d’une plante. Si ses collègues « gouttes d’eau » s’écrasent, sur du béton, bitume artificiel , l’organisation des cycles hydriques sont totalement bouleversée, les cycles naturels sont rompus …

La Nature se casse la tête depuis des millions d’années pour recouvrir de végétation tous les cailloux, rochers et ainsi créer le sol vivant, réserve logistique si importante pour les plantes.

En architecture, il devrait être interdit de laisser apparaître des façades de béton ou autres matériaux inertes. Les architectes devraient capter chaque goutte de pluie et chaque rayon de soleil dans leurs constructions fonctionnelles.

Il n’y a pas que l’agriculture qui doit se remettre en question, c’est toute la société qui doit réagir vite à une orientation végétale maximum.

Au niveau agricole, avec les SCV de Lucien Séguy, les solutions de productions alimentaires efficaces avec végétation maximum sont déjà largement validés et exposés sur ce site et dans de nombreuses exploitations agricoles partout dans le monde…

Réflexions de M. ALLAN SAVORY

Allan Savory

https://pitchstonewaters.com/two-princeton-mit-scientists-say-epa-climate-regulations-based-on-a-hoax/

À l’origine en anglais et traduit par Gloogle

https://pitchstonewaters.com/two-princeton-mit-scientists-say-epa-climate-regulations-based-on-a-hoax… Deux climatologues à la retraite de Princeton et du MIT. Les réglementations climatiques « ne sont pas basées sur des faits scientifiques mais plutôt sur des opinions politiques et des modèles spéculatifs qui se sont constamment révélés erronés ». Ils affirment que tout repose sur un consensus évalué par les pairs, mais affirment, à juste titre, je crois : « La science n’a jamais été élaborée par consensus… Peu importe qu’il y ait un consensus. Peu importe qu’un lauréat du prix Nobel dise que c’est vrai ; s’il n’est pas d’accord avec les observations, c’est faux ». « La science, au contraire, n’a besoin que d’un seul chercheur qui ait raison, ce qui signifie qu’il ait des résultats vérifiables par référence au monde réel… En science, le consensus n’a pas d’importance. Ce qui est pertinent, ce sont des résultats reproductibles. Tant de choses sont douces à mes oreilles, tout comme leur description du manque d’éthique dans le monde universitaire. Cependant, de la même manière, en niant le changement climatique dû aux actions humaines, ils ne sont pas eux-mêmes en mesure de commettre les mêmes péchés qu’ils accusent leurs pairs de commettre. Par exemple, aucune mention de la perte factuelle de la biodiversité mondiale, de la désertification et des méga-incendies qui alimentent désormais le changement climatique et s’alimentent les uns les autres. Pour avoir découvert, dans les années 1960, la cause de milliers d’années de désertification d’origine humaine et le fait qu’elle ne peut aujourd’hui être inversée qu’en utilisant l’élevage, ainsi que le processus de planification basé sur 1 000 ans d’expérience militaire européenne, j’ai eu le même diffamation académique et « experte ». Ceci malgré des milliers d’observations, étayées par des essais, des recherches, de la documentation et bien plus encore, et pas un seul élément de preuve scientifique, d’observation ou de critique contraire. Seules des preuves d’experts universitaires faisant autorité parce qu’ils disent que c’est faux, et des articles évalués par des pairs approuvant les condamnations les uns des autres sans même étudier le sujet – condamnation sans fin du professeur Dr Joe Schuster, David Briske, Holocheck et d’autres, pour la plupart des universités du Texas, Nouveau-Mexique, Arizona et Oxford. Je pense que déplorer un tel comportement institutionnel ne fait désormais qu’aggraver le chaos que les experts universitaires proposent aux dirigeants mondiaux lors des conférences successives sur le climat, ainsi que les querelles et les conflits pendant que notre navire coule. C’est la raison pour laquelle j’ai proposé une suggestion simple et sans risque il y a deux ans lors de la COP26. Si suffisamment de personnes soutenaient une telle action directe réconciliatrice, je crois que nous pourrions encore unir l’équipe humaine derrière une bonne science et une collaboration harmonieuse à notre heure de besoin.

Allan Savory.

«L’agriculture de conservation des sols, remède à l’effondrement de l’Europe agricole». Par Gérard Rass Par Gérard Rass 16 mai 2022 à 14:40

«Des bénéfices environnementaux, climatiques, économiques et, pourtant, aucune promotion de ces techniques en Europe», déplore l’ingénieur agronome

L’agriculture de conservation des sols (ACS) n’est pas une nouveauté. Ce système de culture est issu du semis direct consistant à semer et conduire une culture sans aucun travail mécanique, né dans les années 1960 en Amérique du Nord et répandu sur tout le continent. Le but était alors de lutter contre l’érosion.

Très vite, des agriculteurs pionniers au Brésil et en Argentine ont vu que l’ennemi de la conservation de leur sol résidait dans sa mise à nu et sa dévitalisation par le travail mécanique, l’exposition à la pluie et au soleil, et donc l’érosion qui emporte la terre de surface, la plus riche en humus et la plus fertile. Ils ont introduit une couverture végétale avant la culture principale, et mis au point les « systèmes de semis direct » (les trois pionniers brésiliens, Herbert Bartz, Nono Pereira et Franke Djikstra, furent accompagnés par l’ingénieur allemand Rolf Derpsch, qui a consacré sa vie à l’ACS).

Le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement a théorisé ces principes et mis en œuvre outre-mer le semis direct sur couverture végétale (Lucien Séguy, scientifique du Cirad, consacra sa vie à son développement, et fut très populaire auprès des agriculteurs pionniers français qu’il a accompagnés). Ainsi est née l’agriculture de conservation des sols, officialisée par un groupe d’experts de la FAO à Madrid en 2001 lors du 1er congrès mondial de l’agriculture de conservation.

Combinaison. Elle se définit par la combinaison simultanée des trois pratiques : la suppression totale du travail mécanique du sol (donc le semis direct), la couverture permanente du sol par des cultures commercialisables ou par une couverture végétale intermédiaire vivante ou morte (donc incompatible avec le travail du sol, même réduit), et enfin la rotation diversifiée des végétaux.

En complément
Thierry Blandinières (In Vivo): «Il est temps de réagir et de réenvisager l’agriculture européenne, avec son plein potentiel»
Crise alimentaire: et maintenant, la sécheresse…
Lettre ouverte aux étudiants d’AgroParisTech: «Ne niez pas le progrès, encouragez-le!»
L’ACS, s’appuyant sur les meilleurs agriculteurs et experts de terrain, offre de nombreux bénéfices pour les agriculteurs et la collectivité. D’abord, la protection des sols agricoles. Ensuite, l’augmentation de la matière organique du sol : l’humus (gain de 1% en cinq ou dix ans), allié à la diversité des plantes produites, donne un gain de fertilité naturelle gratuit. Puis une vie des sols plus active et plus équilibrée, réduisant pathogènes, parasites, herbes indésirables, et donc recours aux engrais et produits antiparasitaires et herbicides.

Elle séquestre aussi le carbone dans le sol par les plantes, soustrait ainsi du CO2 de l’atmosphère, réduisant effet de serre et réchauffement de l’atmosphère. Ceci a inspiré l’initiative internationale 4 pour 1000 pour la sécurité alimentaire et le climat, lancée par la France à la COP21 de Paris en 2015, à laquelle les acteurs de l’ACS ont fortement contribué. On développe aussi une moindre dépendance à l’énergie fossile (fuel et engrais azotés), qui induit une réduction des coûts et un potentiel de production supplémentaire pour des usages énergétiques (biogaz, biocarburants), sous réserve que les besoins alimentaires et ceux du sol soient satisfaits.

«Ses bénéfices expliquent le développement de l’ACS dans les pays où les agriculteurs sont libres de leurs choix techniques, échappent aux discriminations réglementaires ou aux politiques de contraintes subventionnées dissuadant l’innovation»
On note aussi une meilleure adaptation des sols à la sécheresse et à la valorisation de l’eau, une biodiversité accrue dans les parcelles, mais également une production agricole rentable et durable, par l’accroissement des rendements offrant la possibilité de laisser place à la biodiversité (flore et faune sauvages) sur les surfaces les moins aptes.

Ces bénéfices expliquent le développement de l’ACS dans les pays où les agriculteurs sont libres de leurs choix techniques, échappent aux discriminations réglementaires ou aux politiques de contraintes subventionnées dissuadant l’innovation. Les surfaces cultivées de cette façon dans le monde sont en forte croissance, atteignant 200 millions d’hectares. L’Amérique latine est le leader le plus dynamique, avec en premier lieu l’Argentine qui, en moins de dix ans, a transformé une majorité de soja en monoculture et semis direct en ACS très performante, avec des rotations diversifiées incluant maïs, blé, orge, seigle, colza, tournesol, légumineuses et intégrant des productions animales.

L’Afrique, au-delà de l’Afrique australe, plus avancée, développe avec succès l’ACS à travers des partenariats entre agriculteurs africains et argentins, ou sous l’impulsion de leaders ouverts à l’innovation technique comme le président du Ghana.

Lobbys. En Europe, les surfaces en ACS ont stagné depuis les années 1980 aux alentours d’un à quelques pourcents, selon les pays, freinées par le mythe du travail du sol et par l’essor des techniques culturales simplifiées. Mais en France, depuis une dizaine d’années, sous l’impulsion de groupes d’agriculteurs novateurs, l’agriculture de conservation des sols se développe, malgré le désintérêt persistant des pouvoirs publics, de l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (Inrae) et des instituts techniques. En cause, les politiques agricoles dictées par les lobbys écologistes, hostiles à la notion même de production et d’entrepreneuriat agricole et à l’utilisation de solutions modernes de protection et nutrition des plantes ou d’amélioration génétique.

L’interdiction politique du glyphosate ou des OGM, sans base scientifique, est un exemple criant du décrochage européen dans le concert des nations ouvertes à l’agriculture et à la liberté d’entreprendre. Dépendant de plus en plus des subventions pour compenser leur manque de profitabilité, les agriculteurs européens peuvent difficilement se risquer à innover dans leurs pratiques. La politique agricole européenne Farm to fork, réduisant les surfaces cultivées et limitant la production à l’hectare à travers l’agriculture biologique, est une menace majeure pour la sécurité alimentaire, dénoncée par de nombreux experts de la FAO à la Banque mondiale, et exacerbée par le conflit ukrainien. Farm to fork doit être rapidement stoppé.

A l’inverse, une politique volontariste favorisant la libération des entreprises agricoles dans la voie de l’amélioration des sols par l’ACS permettrait à notre agriculture de répondre aux enjeux majeurs de sécurité alimentaire, de dépendance aux énergies fossiles, d’évolution climatique, de gestion de l’eau, de biodiversité, le tout à un coût minimal pour les finances publiques. Cela suppose que les agriculteurs puissent utiliser le glyphosate, comme c’est le cas partout dans le monde pour détruire la végétation spontanée ou implantée avant semis.

Les technostructures étatiques subventionnées ayant failli à la développer, les associations pionnières d’agriculteurs en ACS, rodées au développement agricole, ont un rôle majeur de locomotive. Seul l’agriculteur qui a vécu les angoisses du risque existentiel du changement de système agricole pour son revenu, pour sa vie familiale, qui les a surmontés et a réussi techniquement et économiquement la transformation de son écosystème de production pour le rendre plus productif, plus durable et profitable, saura guider ses confrères avec bienveillance, leadership et la pédagogie nécessaires.

Le Global conservation agriculture network rassemble de tels leaders mais ils ne peuvent, seuls, impulser la dynamique nécessaire contre les forces qui la freinent. Devant la gravité des enjeux agronomique, alimentaire et climatique, les responsables politiques doivent apporter leur appui. Cela peut se faire sans argent public en développant les marchés volontaires de compensation carbone, rémunérant les agriculteurs pour stocker le carbone dans leurs sols.

Le temps n’est plus aux irréelles promesses électorales dogmatiques. L’agriculture de conservation des sols a été développée par des agriculteurs ouverts à ce qui se fait de mieux dans le monde, mais ils sont handicapés par la doxa de l’écologisme politique dominant. Y aura-t-il en Europe des responsables politiques porteurs de solutions concrètes aux problèmes, pour reconnaître l’ACS et ses acteurs, et libérer le monde agricole de ses entraves ?

Références : David Zaruk (Risk-Monger), André Heitz (Seppi Over-blog), Jean-Paul Oury (Genetic Literacy) , FAO global soil partnership

Gérard Rass est ingénieur agronome, secrétaire du Global conservation agriculture network, et membre du collectif Science technologies actions.