Un rapport de l’OMM signale une aggravation à l’échelle planétaire de l’insuffisance des ressources en eau et du stress hydrique

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07 octobre 2024

Selon un nouveau rapport dont l’Organisation météorologique mondiale (OMM) a coordonné l’élaboration, les cours d’eau de la planète ont atteint en 2023 un niveau de sécheresse sans précédent depuis plus de trois décennies, ce qui annonce des perturbations inquiétantes des ressources en eau, alors que la demande ne cesse d’augmenter. 

Messages clés

  • En 2023, les cours d’eau de la planète ont atteint un niveau de sécheresse sans précédent depuis 33 ans
  • Les glaciers ont subi une perte de masse record au cours des 50 dernières années
  • Le changement climatique perturbe le cycle hydrologique
  • L’Initiative «Alertes précoces pour tous» doit s’attaquer aux dangers liés à l’eau
  • L’OMM appelle à renforcer les dispositifs de surveillance et le partage des données
A symmetrical dam with flowing waterfalls under a cloudy sky, surrounded by lush green hills and a tranquil lake.

L’écoulement des cours d’eau et l’apport dans les réservoirs ont été inférieurs à la normale dans de nombreuses régions du monde au cours des cinq dernières années. Selon le rapport sur l’état des ressources en eau dans le monde, cette baisse de régime se répercute sur la quantité d’eau disponible pour les populations, l’agriculture et les écosystèmes, aggravant la pression qui s’exerce sur les réserves de la planète.

Au cours des cinq dernières décennies, les glaciers ont subi la plus grande perte de masse jamais enregistrée. Par ailleurs, cela fait deux années consécutives (2022-2023) que toutes les régions du monde où se trouvent des glaciers font état d’une diminution des glaces.

L’année 2023 ayant été la plus chaude jamais enregistrée, les températures élevées et la faiblesse généralisée des précipitations ont contribué à des sécheresses prolongées. Les crues se sont toutefois aussi multipliées sur la planète: les événements hydrologiques extrêmes ont été favorisés non seulement par des facteurs climatiques naturels, notamment la transition de conditions La Niña à un épisode El Niño à la mi-2023, mais également par le changement climatique d’origine humaine.

Madame Celeste Saulo, Secrétaire générale de l’OMM, exprime son inquiétude: «Dans le contexte du changement climatique, l’eau nous donne un avant-goût des évolutions à venir. Les signaux d’alerte se multiplient: nous assistons à une exacerbation des précipitations, des crues et des sécheresses extrêmes, qui lèvent un lourd tribut sur les vies, les écosystèmes et les économies. La fonte des glaces et des glaciers menace la sécurité hydrique à long terme de plusieurs millions de personnes. Pourtant, nous ne prenons pas les mesures urgentes qui s’imposent.»

«L’élévation de la température a accéléré le cycle hydrologique, qui est aussi devenu plus irrégulier et moins prévisible. Nous sommes confrontés à des situations de plus en plus difficiles, où l’eau est soit trop abondante, soit insuffisante. Une atmosphère plus chaude pouvant contenir plus d’humidité, le réchauffement climatique augmente le risque de fortes précipitations. Parallèlement, l’accélération de l’évaporation et l’asséchement des sols aggravent les sécheresses», souligne-t-elle. 

Pourtant, l’état réel des ressources en eau douce de la planète nous échappe encore dans une large mesure. Nous ne pouvons pas gérer un problème si nous ne mesurons pas son ampleur. Ce rapport vise à promouvoir une amélioration de la surveillance, du partage de données, de collaboration transfrontalière et des mesures prises pour évaluer la situation», précise Celeste Saulo. «Nous devons agir de toute urgence.»

Les rapports sur l’état des ressources en eau dans le monde offrent une vue générale complète et cohérente de la situation. Ils reposent sur les contributions de plusieurs dizaines de Services météorologiques et hydrologiques nationaux (SMHN), d’autres organismes et d’experts. Leur but est d’informer aussi bien les personnes amenées à prendre des décisions dans les secteurs sensibles aux questions hydriques, que les professionnels œuvrant à prévenir les catastrophes. Cette série de rapports constitue un complément aux rapports phares de l’OMM sur l’état du climat mondial. 

La série de rapports sur l’état des ressources en eau dans le monde, qui a vu le jour il y a trois ans, est la publication la plus complète à ce jour dans le domaine. Elle offre des informations réactualisées sur le volume des lacs et des réservoirs, des données sur l’humidité des sols et des détails sur les glaciers et l’équivalent en eau de la neige.

Elle est destinée à fournir un vaste ensemble de données mondiales relatives aux variables hydrologiques, comprenant des données d’observation et des données modélisées provenant de sources très diverses. Ces rapports s’inscrivent dans la même logique que l’Initiative mondiale «Alertes précoces pour tous». Comme elle, ils visent non seulement à améliorer la qualité des données et les conditions d’accès aux fins de la surveillance et de la prévision des risques liés à l’eau, mais également à mettre en place des systèmes d’alerte précoce pour toute la population de la planète d’ici à 2027.

Actuellement, 3,6 milliards de personnes ont un accès insuffisant à l’eau au moins un mois par an. Selon ONU-Eau, leur nombre devrait dépasser 5 milliards d’ici à 2050, et nous sommes encore loin d’atteindre l’objectif de développement durable n° 6 relatif à l’eau et à l’assainissement.

Points saillants

Phénomènes hydrologiques extrêmes

L’année 2023 a été l’année la plus chaude jamais observée. La transition de conditions La Niña à un épisode El Niño à la mi-2023, tout comme la phase positive du dipôle de l’océan Indien, a favorisé des phénomènes météorologiques extrêmes.

C’est sur le continent africain que ceux-ci ont entraîné le plus de pertes humaines. En Libye, deux digues d’arrêt se sont effondrées à la suite d’une crue majeure en septembre 2023. Le bilan s’est élevé à plus de 11 000 décès et 22 % de la population a été touchée. Des crues ont également frappé la région de la Corne de l’Afrique, la République démocratique du Congo, le Rwanda, le Mozambique et le Malawi. 

Le sud des États-Unis d’Amérique, l’Amérique centrale, l’Argentine, l’Uruguay, le Pérou et le Brésil ont été touchés par une sécheresse généralisée, qui a entraîné une chute de 3 % du produit intérieur brut en Argentine et l’abaissement du niveau des eaux le plus frappant jamais observé dans l’Amazone et le lac Titicaca. 

Débit des cours d’eau

L’année 2023 a surtout été marquée par des débits fluviaux inférieurs ou comparables à ceux de la période historique. Comme en 2001 et en 2022, plus de 50 % des bassins versants de la planète ont présenté des conditions anormales, le plus souvent liées à une baisse des eaux. Plus rarement, des bassins ont présenté des excédents d’eau.

De vastes territoires d’Amérique du Nord, d’Amérique centrale et d’Amérique du Sud ont subi une grave sécheresse et une diminution du débit de leurs cours d’eau en 2023. Les bassins du Mississippi et de l’Amazone ont connu des niveaux d’eau d’une faiblesse sans précédent. En Asie et en Océanie, les grands bassins du Gange, du Brahmapoutre et du Mékong ont connu des conditions hydriques inférieures à la normale sur la quasi-totalité de leur territoire. 

Sur la côte orientale de l’Afrique, le débit et les crues se sont avérés supérieurs, voire très supérieurs, à la normale. L’île du Nord (Nouvelle-Zélande) et les Philippines ont connu des débits annuels très supérieurs à la normale. En Europe du Nord, sur l’ensemble du territoire du Royaume-Uni et de l’Irlande, tout comme en Finlande et dans le sud de la Suède, le débit des cours d’eau a été plus élevé que la normale.

World map showing 2023 river discharge conditions. Regions are color-coded from much below to much above normal. Data from simulations, using ensembles of ten GHMSs.

2023: Half of the globe had dry river flow conditions

Réservoirs et lacs

L’apport d’eau dans les réservoirs a présenté une tendance similaire à celle des écoulements des cours d’eau de la planète: l’Inde, l’Amérique du Nord, l’Amérique du Sud et l’Amérique centrale, tout comme certaines régions d’Australie, ont enregistré des débits entrants plus faibles que la normale. À l’échelle du bassin, le stockage des eaux dans les réservoirs s’est avéré très variable, en fonction de la gestion de l’eau. Ainsi, le niveau des bassins de l’Amazone et du Paraná, notamment, a été beaucoup plus élevé que la normale, alors que le débit fluvial y a été très inférieur à la normale en 2023.

Le lac Coari, en Amazonie, a connu des niveaux inférieurs à la normale, ce qui a entraîné une élévation extrême de la température de ses eaux. Le volume d’eau du lac Turkana, qui se partage entre le Kenya et l’Éthiopie, a en revanche été supérieur à la normale, par suite d’un apport des rivières nettement plus important que la normale. 

Niveau des eaux souterraines

En Afrique du Sud, tout comme en Inde, en Irlande, en Australie et en Israël, la plupart des puits ont révélé que le niveau des nappes phréatiques était plus élevé que la normale, à la suite de précipitations plus abondantes que la moyenne. Une diminution notable de la disponibilité des eaux souterraines a été observée dans certaines régions d’Amérique du Nord et d’Europe en raison d’une sécheresse prolongée. Au Chili et en Jordanie, le niveau des eaux souterraines s’est avéré inférieur à la normale, mais cette baisse, observable sur la durée, s’explique davantage par des captages excessifs que par des facteurs climatiques.

Humidité du sol et évapotranspiration

Le niveau d’humidité des sols a été le plus souvent inférieur ou très inférieur à la normale sur de vastes territoires, et plus particulièrement en Amérique du Nord, en Amérique du Sud, en Afrique du Nord et au Moyen-Orient, des régions qui ont connu des conditions particulièrement sèches entre juin et août. En Amérique centrale et en Amérique du Sud, en particulier au Brésil et en Argentine, l’évapotranspiration effective a été très inférieure à la normale en septembre, octobre et novembre. Au Mexique, cette situation a duré presque toute l’année en raison de la sécheresse.

En revanche, certaines régions, notamment l’Alaska, le nord-est du Canada, l’Inde, ainsi que certaines parties de la Russie, de l’Australie et de la Nouvelle-Zélande, ont connu des niveaux d’humidité du sol nettement supérieurs à la normale. 

Équivalent en eau de la neige

Dans la plupart des bassins hydrographiques de l’hémisphère Nord, l’équivalent en eau de la neige a été inférieur ou très inférieur à la normale en mars. Le pic saisonnier de masse neigeuse de 2023 s’est avéré bien supérieur à la normale dans certaines régions de l’Amérique du Nord et bien inférieur à la normale en Europe et en Asie. 

Glaciers

Selon des données préliminaires pour la période allant de septembre 2022 à août 2023, les glaciers ont perdu plus de 600 gigatonnes d’eau, ce qui représente la pire perte en 50 ans d’observation. Cette perte importante s’explique principalement par une fonte extrême dans l’ouest de l’Amérique du Nord et dans les Alpes européennes, où les glaciers suisses ont perdu environ 10 % de leur volume résiduel ces deux dernières années. Dans l’hémisphère Nord, la couverture neigeuse a diminué à la fin du printemps et en été: en mai 2023, son étendue a été la huitième plus faible jamais enregistrée (1967-2023). En Amérique du Nord, la couverture neigeuse du mois de mai a été la plus faible au cours de cette même période.

Ces dernières années, la perte estivale de masse glaciaire a révélé que les glaciers d’Europe, de Scandinavie, du Caucase, de l’ouest du Canada, de l’Asie du Sud-Ouest et de Nouvelle Zélande avaient passé leur «pic d’eau» (taux de fonte maximal d’un glacier en cours de recul), un phénomène qui entraîne une réduction des réserves et des ressources disponibles, tandis que la fonte semble continuer de s’accélérer dans les Andes méridionales (surtout la région de la Patagonie), en Arctique russe et au Svalbard.

Bar chart showing global glacier mass changes from 1980 to 2020. It depicts mass loss trends with color gradients indicating annual loss or gain. Winter and summer balances are labeled.

Retreating Glaciers: Glaciers suffer largest mass loss in 50 years

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Notes aux rédacteurs

Le Rapport sur l’état des ressources en eau dans le monde s’appuie sur les contributions d’un vaste réseau d’experts en hydrologie, notamment les SMHN, les centres mondiaux de données, les spécialistes mondiaux de la modélisation hydrologique et des organismes de soutien tels que la NASA et le Centre allemand de recherche en géosciences (GFZ).

Le nombre de stations de mesure du débit des rivières est passé de 273 (dans 14 pays) à 713 (dans 33 pays), et la collecte de données sur les eaux souterraines s’étend maintenant à 35 459 puits (dans 40 pays), contre 8 246 puits (dans 10 pays) l’année précédente (voir la figure 1). Toutefois, malgré les améliorations apportées à la mise en commun des données d’observation, l’Afrique, l’Amérique du Sud et l’Asie restent sous-représentées dans la collecte des données hydrologiques, ce qui appelle l’attention sur la nécessité d’améliorer les dispositifs de surveillance et le partage des données, en particulier dans les pays du Sud. 

Le rapport vise à permettre d’améliorer l’accessibilité et la disponibilité des données d’observation (par une amélioration des dispositifs de surveillance et du partage des données), à intégrer davantage de variables pertinentes et à encourager la participation des pays pour mieux comprendre le cycle de l’eau et mieux rendre compte de sa dynamique. 

Les prochains rapports devraient contenir encore plus de données d’observation, grâce à des initiatives telles que le Système mondial OMM d’évaluation et de prévision hydrologiques (HydroSOS), le Système d’observation hydrologique de l’OMM (SOHO) et la collaboration avec les centres de données mondiaux.

Pour de plus amples informations, veuillez contacter :

  • Clare NullisAttachée de presse de l’OMMcnullis@wmo.int+41 79 709 13 97
  • WMO Strategic Communication Office Media Contactmedia@wmo.int

Trois producteurs et éducateurs français, britanniques et sud-africains nommés Légendes internationales du semis direct 2024

https://www.no-tillfarmer.com/articles/13955

Par Frank Lessiter publié le 8 janvier 2025

Ces producteurs et éducateurs mondiaux ont joué un rôle clé dans la croissance de la culture sans labour sur plus de 510 millions d’acres à travers le monde

En 2017, nous avons reconnu 43 agriculteurs et éducateurs nord-américains comme des légendes du semis direct. De plus, 11 lauréats de sept pays situés hors d’Amérique du Nord ont été reconnus comme des légendes internationales du semis direct. Depuis lors, on nous a demandé à plusieurs reprises pourquoi nous n’avons pas ajouté de nouveaux agriculteurs et éducateurs internationaux qui méritent amplement cette reconnaissance.

En conséquence, nous avons lancé en 2023 un programme visant à honorer les réalisations des agriculteurs et des éducateurs internationaux pratiquant la culture sans labour. L’objectif est d’ajouter chaque année à ce tableau d’honneur plusieurs agriculteurs et éducateurs de renommée internationale dans le domaine de l’agriculture sans labour et de l’agriculture de conservation (AC).

En 2023, plusieurs collègues internationaux du secteur de l’agriculture de conservation ont dressé une liste exhaustive des pionniers et des défenseurs du semis direct dans le monde, exclusivement pour No-Till Farmer. Cette liste comprenait 52 personnes qui ont contribué de manière significative au développement, à la promotion et à la diffusion des nombreux avantages du semis direct et de l’AC à l’échelle internationale.

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Les trois lauréats de cette année ont été sélectionnés par un jury à partir de cette liste. Pour consulter cette liste, rendez-vous sur No-TillFarmer.com/international.

Si vous souhaitez nommer d’autres agriculteurs ou éducateurs internationaux méritants pour les futurs prix No-Till Legend, veuillez rédiger une lettre d’une à deux pages décrivant leurs réalisations et l’envoyer par courrier électronique à lessitef@lessitermedia.com avant le 30 mai 2025.

Pionniers internationaux du semis direct 2024

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Sarah Singla, Canet de Salars, France

Exploitant agricole sans labour dans le sud de la France, Singla a repris la gestion de l’exploitation familiale en 2010 sur des sols non labourés depuis plus de 45 ans.

Son père a été l’un des premiers agriculteurs français à passer au semis direct pour réduire les coûts de production et l’érosion. Il a acheté un semoir direct lors d’un salon agricole européen et a vendu sa charrue à versoir en même temps, de sorte qu’il n’y avait pas de retour en arrière.

Après la mort du père de Singla en 1990, son grand-père a continué à cultiver sans labour, même si de nombreux agriculteurs français et chercheurs européens étaient convaincus qu’il devrait un jour labourer les champs. Pourtant, il ne voyait aucune raison de labourer, car il pouvait opérer avec des coûts de production très bas. De plus, il était convaincu que la famille devrait vendre la ferme si elle revenait au labour extensif.

La diversification avec une douzaine de cultures et de cultures de couverture lui permet de cultiver des cultures à racines pivotantes longues, comme la luzerne, la phacélie et le tournesol, qui brisent les couches de sol compactées et utilisent l’eau plus efficacement. Ceci est à comparer aux cultures à racines moins profondes comme le persil et le blé qu’elle inclut dans ses rotations de cultures. Par conséquent, elle a besoin de moins d’engrais avec des rotations diversifiées qui couvrent le sol la majeure partie de l’année.

Passionnée et enthousiaste par ses convictions, elle a parcouru le monde en tant que boursière Nuffield pour approfondir ses connaissances sur le semis direct, la fertilité des sols et l’approche holistique de l’agriculture moderne.

« Le sol est un organisme vivant et lorsque vous ne labourez pas, le sol travaille pour vous », a déclaré Singla dans un article du Farm & Ranch Guide. « Seuls 1 à 2 % des agriculteurs dans le monde pratiquent le semis direct, car la plupart des agriculteurs continuent à labourer.

« Le sol est fait pour être recouvert. Et nous devons le reconstruire pour le régénérer. L’un des grands avantages du semis direct est sa biodiversité, car il préserve un écosystème qui enrichit le sol.

« Un sol sans biologie n’est pas un sol, mais simplement de la géologie. »


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Richard Findlay, KwaZulu-Natal, Afrique du Sud

Richard Findlay, semencier à la retraite et l’un des organisateurs du No-Till Club d’Afrique du Sud, a joué un rôle déterminant dans la promotion, la motivation et l’orientation de l’expansion du non-labour dans toute l’Afrique du Sud.

« Parce que je suis convaincu que le travail de conservation du sol est d’une importance nationale en Afrique du Sud, j’essaie de diffuser l’information au plus grand nombre, ce qui est l’une des raisons pour lesquelles j’ai participé à l’organisation de la conférence annuelle sur le semis direct. »

Dans les zones arides du pays, Findlay affirme que la disponibilité de l’humidité est l’un des principaux avantages du semis direct. Il a montré aux producteurs les nombreux avantages des cultures de couverture pour conserver l’humidité que reçoivent leurs exploitations.

Findlay estime que le semis direct permet de développer des sols plus sains et d’apporter une stabilité des rendements grâce à la matière organique supplémentaire qu’il apporte, tout en nourrissant les microbes, les bactéries, les champignons et les insectes du sol. Il encourage également les producteurs à pratiquer le semis direct, car il permet de séquestrer le carbone, ce qui est nécessaire dans la lutte contre le réchauffement climatique.


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Tony Reynolds, Lincolnshire du Sud, Grande-Bretagne Source : Farmers Weekly

Tony Reynolds et son petit-fils Patrick, qui n’ont pas labouré depuis plus de 20 ans, exploitent environ 3 000 hectares dans le sud du Lincolnshire, en Angleterre. Récoltant des rendements élevés sur ce qu’il appelle des « terres indifférentes », il affirme que plus de 2 décennies de semis direct, connu sous le nom de semis direct au Royaume-Uni, ont apporté des avantages majeurs.

Les raisons qui ont poussé le cultivateur à adopter le semis direct étaient d’augmenter la teneur en carbone organique du sol, d’améliorer sa fertilité et de réduire l’érosion éolienne et hydrique. Deux décennies de semis direct ont permis de réduire les besoins en phosphore et en potassium jusqu’à 60 %.

Selon un article de Farmers Weekly, le semis direct, une rotation des cultures plus diversifiée, des cultures de couverture et l’introduction de cultures de printemps ont conduit à des améliorations spectaculaires dans la lutte contre les mauvaises herbes. Les rotations de cultures plus diversifiées comprennent généralement 2 années de blé, 1 année de colza et l’ajout de cultures semées au printemps. Son mélange traditionnel de cultures de couverture comprend de l’avoine noire, de la vesce, de la phacélie et du trèfle incarnat semés à l’automne avant la culture de printemps.

En plus de la culture printanière, Reynolds affirme que la meilleure arme contre les mauvaises herbes est de ne pas perturber le sol, ce qui entraîne une moindre germination des graines de mauvaises herbes.

Au fil des ans, Reynolds a servi de mentor aux producteurs britanniques et européens en matière de culture sans labour et a été l’un des intervenants de nombreuses conférences sur la réussite de la culture sans labour dans des conditions climatiques variables. Il a également été président du principal organisme d’agriculture de conservation en Grande-Bretagne.

Reynolds a produit de nombreuses vidéos pour montrer les changements apportés à sa propre exploitation agricole et a passé beaucoup de temps en Europe à comparer ce que d’autres producteurs ont appris sur l’agriculture de conservation. Il a également présenté des idées sur la valeur de l’agriculture de conservation à la Commission européenne en tant que forme reconnaissable d’agriculture durable.

La ferme accueille également des groupes de producteurs et d’éducateurs du monde entier qui souhaitent en savoir plus sur l’agriculture sans labour et l’agriculture de conservation.

Reconnaissant la valeur des microbes aérobies dans le sol, il soutient que le labourage a pour résultat que les microbes anaérobies sont exposés à l’oxygène tandis que les microbes anaérobies sont enterrés, ce qui entraîne la perte de jusqu’à 60 % des précieux microbes. Reynolds pense qu’il faut 4 ans pour récupérer et remplacer ces populations de « bétail souterrain » après le labourage.

Grâce au semis direct, il a découvert que les microbes, les champignons et les invertébrés souterrains sont essentiels pour convertir les résidus en matière organique supplémentaire, indispensable à la construction de la structure du sol.

Ouverture des candidatures pour les légendes étrangères du No-Till 2025

Si vous souhaitez nommer d’autres agriculteurs ou éducateurs internationaux méritants pour les futurs prix No-Till Legend, veuillez rédiger une lettre d’une à deux pages décrivant leurs réalisations et l’envoyer par courrier électronique à lessitef@lessitermedia.com avant le 30 mai 2025.

Légendes internationales du semis direct

Voici la liste des 18 « Légendes internationales du semis direct » de 13 pays du monde entier, honorées par No-Till Farmer. Elles ont été honorées pour avoir joué un rôle clé dans l’acceptation du semis direct dans le monde entier.

  • John Baker, Nouvelle-Zélande
  • Gottlieb Basch, Portugal
  • Herbert Bartz, Brésil
  • Ademir Calegari, Brésil
  • Bill Crabtree, Australie
  • Carlos Crovetto, Chili
  • Franke Dijkstra, Brésil
  • Richard Findlay, Afrique du Sud
  • Theodor Friedrich, Bolivie
  • Manoel Henrique, Brésil
  • Amir Kassam, Royaume-Uni
  • Brian Oldrieve, Zimbabwe
  • Allen Postlethwaite, Australie
  • Roberto Peiretti, Argentine et Uruguay
  • Steven Powles, Australie
  • Tony Reynolds, Royaume-Uni
  • Sarah Singla, France
  • Wolfgang Sturney, Suisse

UN PETIT BOUT DE LA SYMPHONIE INACHEVÉE


La Symphonie Inachevée du SCV : Une Révolution dans l’Agriculture Durable

Introduction : L’Homme derrière l’Innovation

Lucien Séguy, ingénieur agronome et chercheur au Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (CIRAD), est une figure emblématique dans le domaine de l’agriculture durable. Sa carrière s’est distinguée par des travaux novateurs sur les systèmes de culture et de gestion des sols, notamment à travers le développement et la promotion des Systèmes de Culture sur Couverture Végétale (SCV). Ces pratiques, adaptées aux conditions tropicales et subtropicales, ont marqué un tournant dans l’agriculture durable mondiale.


1. Une expertise internationale reconnue

Lucien Séguy a travaillé dans de nombreux pays, notamment au Brésil, en Afrique subsaharienne, en Asie du Sud-Est et dans les Caraïbes. Ces expériences lui ont permis d’adapter et de perfectionner les systèmes de culture sur couverture végétale (SCV) à différents contextes climatiques, socio-économiques et culturels.

Son approche s’appuie sur une compréhension approfondie des réalités locales des petits producteurs, qu’il a intégrées pour proposer des solutions pragmatiques et durables.


2. Une approche transdisciplinaire

Séguy a su combiner plusieurs disciplines scientifiques dans ses travaux, allant de l’agronomie classique à l’agroécologie, en passant par la biologie des sols, l’économie rurale et l’écologie. Cette approche systémique lui a permis d’aborder l’agriculture comme un écosystème complet, reliant les sols, les plantes, les micro-organismes et les communautés humaines.


3. Contributions scientifiques et publications

Lucien Séguy est l’auteur de nombreuses publications scientifiques et techniques, qui ont influencé les chercheurs, les décideurs politiques et les agriculteurs. Il a également contribué à des ouvrages de référence sur l’agriculture durable, souvent utilisés comme base pour former de nouvelles générations d’agronomes.

Parmi ses publications les plus marquantes, certaines mettent en lumière l’efficacité des SCV dans l’amélioration des rendements agricoles, la conservation des ressources naturelles et l’atténuation des impacts des changements climatiques.


4. Collaboration avec des agriculteurs locaux

Un des aspects les plus marquants de son travail est son engagement direct auprès des agriculteurs. Plutôt que de proposer des solutions « clé en main », Séguy a collaboré avec les producteurs pour co-construire des systèmes agricoles adaptés à leurs besoins spécifiques.

Grâce à ses efforts, de nombreux agriculteurs ont adopté des pratiques durables qui leur ont permis d’améliorer leur productivité tout en protégeant leurs sols et leurs ressources.


5. Reconnaissance et distinctions

Au fil de sa carrière, Lucien Séguy a été reconnu pour son influence dans le domaine de l’agriculture durable. Bien qu’il ait été discret sur les récompenses, il est considéré comme une référence mondiale en matière de conservation des sols et d’agroécologie tropicale.


6. Son rôle pionnier dans l’agriculture de conservation

Lucien Séguy est souvent décrit comme un pionnier de l’agriculture de conservation, particulièrement dans les zones tropicales où les défis sont exacerbés par l’érosion des sols, les cycles climatiques intenses et la pression sur les ressources naturelles.

Il a démontré que les SCV peuvent non seulement restaurer la fertilité des sols appauvris, mais aussi fournir une alternative aux pratiques destructrices comme le brûlis ou le labour intensif.


7. L’héritage éducatif

Au-delà de ses travaux techniques, Lucien Séguy a joué un rôle de mentor pour de nombreux jeunes chercheurs et professionnels de l’agriculture. Il a encouragé la formation de nouvelles générations d’agronomes qui poursuivent aujourd’hui ses efforts pour promouvoir des pratiques agricoles durables.


8. Un engagement visionnaire face aux défis globaux

Séguy a anticipé les grands défis de l’agriculture mondiale bien avant qu’ils ne deviennent des priorités internationales : la dégradation des sols, les impacts des changements climatiques, et la sécurité alimentaire. Ses recherches et son engagement ont contribué à façonner les débats actuels autour de la transition agroécologique.


9. Un lien profond avec les écosystèmes

L’une des contributions originales de Lucien Séguy est sa manière de considérer les sols comme des écosystèmes vivants, et non comme de simples supports de culture. Ses travaux ont mis en lumière le rôle essentiel de la biodiversité souterraine (champignons, bactéries, vers de terre, etc.) dans le maintien de la fertilité et de la résilience des sols.


Dans son ouvrage « La symphonie inachevée du SCV », Lucien Séguy dépasse la simple technique agricole pour proposer une réflexion profonde et humaniste sur les interactions complexes entre l’agriculture et les écosystèmes naturels. Il aborde cette question à travers une approche systémique et écologique, tout en adoptant une posture philosophique marquée par une quête d’harmonie entre les activités humaines et la nature.


1. L’agriculture comme une composante de l’écosystème global

Pour Séguy, l’agriculture ne peut pas être considérée comme une activité isolée ou comme une simple exploitation des ressources naturelles. Elle est une composante indissociable de l’écosystème global. Chaque action agricole – qu’il s’agisse du labour, de l’utilisation d’intrants ou du choix des cultures – modifie cet équilibre fragile, souvent de manière irréversible.

Sa philosophie repose sur l’idée que les écosystèmes naturels et agricoles doivent coexister et se nourrir mutuellement, sans que l’un n’épuise l’autre. Cette vision contraste fortement avec les modèles intensifs d’agriculture industrielle, qui tendent à épuiser les sols, à réduire la biodiversité et à déstabiliser les cycles naturels.


2. Le sol comme organisme vivant

Une des réflexions centrales de Séguy est liée à la manière dont nous considérons le sol. Plutôt que de le voir comme une matière inerte ou un simple support de culture, il le décrit comme un organisme vivant, riche en biodiversité et indispensable à la vie.

Pour lui, un sol en bonne santé est un écosystème dynamique qui abrite des milliards de micro-organismes (bactéries, champignons, vers de terre, etc.). Ces organismes jouent un rôle clé dans :

  • La fertilité des sols.
  • La décomposition de la matière organique.
  • La régulation de l’eau et des nutriments.

La réflexion philosophique de Séguy nous invite à protéger cette vie invisible mais essentielle, en limitant les perturbations comme le labour excessif ou l’usage de produits chimiques destructeurs.


3. L’harmonie plutôt que la domination

Lucien Séguy rejette l’idée que l’homme doit dominer la nature pour assurer sa survie. Il propose au contraire une philosophie d’harmonie et de respect mutuel entre les activités humaines et les processus naturels.

Selon lui, l’agriculture doit s’inspirer de la nature et imiter les processus naturels plutôt que de chercher à les remplacer. C’est dans cette optique qu’il a développé les Systèmes de Culture sur Couverture Végétale (SCV), une approche qui reproduit les mécanismes des écosystèmes forestiers, où le sol est toujours couvert, protégé et enrichi par des matières organiques en décomposition.


4. La symphonie inachevée : un concept d’interdépendance

Le titre même de son ouvrage, « La symphonie inachevée du SCV », est une métaphore qui illustre sa vision philosophique. Dans une symphonie, chaque instrument joue un rôle spécifique tout en contribuant à l’harmonie de l’ensemble. De la même manière, chaque composante d’un écosystème agricole (les sols, les plantes, les microorganismes, l’eau, les agriculteurs) doit être en équilibre pour créer un système durable.

Cependant, Séguy souligne que cette symphonie reste « inachevée » :

  • Parce que l’agriculture est un processus évolutif, qui doit constamment s’adapter aux contextes changeants (climat, pressions sociales, technologies).
  • Parce que chaque agriculteur a le pouvoir d’interpréter cette partition à sa manière, en fonction de ses besoins, de ses ressources et de ses savoirs locaux.

5. L’éthique de la responsabilité

Lucien Séguy propose également une réflexion éthique sur la responsabilité des agriculteurs et des décideurs. Il considère que les pratiques agricoles actuelles, si elles ne respectent pas les équilibres écologiques, mettent en péril non seulement les écosystèmes, mais aussi les générations futures.

Dans cette perspective, l’agriculture durable, comme les SCV, devient une démarche non seulement pragmatique mais aussi morale, où l’homme se doit de préserver les ressources naturelles en tant que gardien temporaire de la Terre.


6. Le dialogue entre tradition et modernité

Une autre facette de la réflexion philosophique de Séguy réside dans sa capacité à faire dialoguer les savoirs traditionnels et les innovations modernes. Il valorise les connaissances ancestrales des agriculteurs, qui sont souvent en harmonie avec les cycles naturels, tout en les enrichissant grâce aux découvertes scientifiques et aux technologies modernes.

Pour lui, l’agriculture durable repose sur une alliance entre la sagesse des anciens et les avancées de la science contemporaine, ce qui nécessite un changement de paradigme dans la manière de penser et de pratiquer l’agriculture.


7. Le fragile équilibre face aux défis globaux

Enfin, Séguy met en garde contre les défis globaux, tels que les changements climatiques, l’érosion des sols et la perte de biodiversité, qui menacent cet équilibre fragile. Il appelle à une prise de conscience collective et à une transition urgente vers des systèmes agricoles qui ne compromettent pas les écosystèmes.

Dans son œuvre, il nous rappelle que les ressources naturelles sont limitées et que la nature peut se régénérer uniquement si nous travaillons avec elle, et non contre elle.


Une vision durable et humaniste

La réflexion philosophique de Lucien Séguy sur l’équilibre entre l’agriculture et les écosystèmes va au-delà de la technique. Elle pose des questions fondamentales sur le rôle de l’homme dans la nature, sur ses responsabilités et sur sa capacité à agir en gardien bienveillant des ressources de la Terre.

En intégrant cette réflexion dans son approche agronomique, Séguy nous invite à repenser notre relation avec la nature, non pas comme une bataille pour la survie, mais comme une harmonie à composer ensemble.


Qu’est-ce que le SCV ?

Le Système de Culture sur Couverture Végétale (SCV) est une approche intégrée de gestion des sols basée sur trois principes fondamentaux :

  1. Une couverture permanente du sol grâce à des cultures vivantes ou des résidus végétaux.
  2. La diversification des cultures via des rotations et des associations de plantes adaptées aux contextes locaux.
  3. Un travail minimal du sol, visant à préserver sa structure naturelle et à limiter les perturbations.

Ces principes permettent de répondre aux défis majeurs de l’agriculture moderne, notamment la dégradation des sols, la perte de biodiversité et les changements climatiques.


Une Philosophie au Service des Hommes et de la Nature

Lucien Séguy ne se limite pas à une approche purement technique : il aborde le SCV comme une véritable symphonie écologique. Chaque composante (les plantes, les sols, les microorganismes, les agriculteurs) joue un rôle essentiel et doit être harmonisée avec les autres pour produire des résultats durables et résilients.

Dans son ouvrage, Séguy insiste sur le fait que le SCV n’est pas une solution figée, mais un processus évolutif, qui s’adapte aux contextes locaux et aux besoins des agriculteurs. Cette philosophie explique pourquoi il qualifie son œuvre de « symphonie inachevée » : c’est une partition qui demande à être complétée par chaque agriculteur, chaque chercheur, et chaque acteur de terrain.


Les Impactes du SCV

Les travaux de Lucien Séguy ont eu des impacts significatifs, notamment :

  • Amélioration de la fertilité des sols : grâce à la biomasse produite par les couvertures végétales, les sols deviennent plus riches en matière organique.
  • Réduction de l’érosion : les couverts végétaux protègent les sols des intempéries et limitent le ruissellement.
  • Augmentation des rendements agricoles : en combinant pratiques agroécologiques et innovations locales, les agriculteurs peuvent obtenir des récoltes plus abondantes et stables.
  • Résilience face au changement climatique : les sols mieux gérés retiennent davantage d’eau et sont plus résistants aux sécheresses et inondations.

Héritage et Perspectives

La symphonie inachevée de Lucien Séguy reste une source d’inspiration pour les chercheurs et agriculteurs du monde entier. Ses travaux montrent qu’il est possible de concilier productivité agricole, respect des écosystèmes et bien-être des communautés rurales.

Le SCV incarne l’idée que l’agriculture n’est pas simplement une activité économique, mais un art et une science au service de la vie. En suivant cette voie, nous pouvons contribuer à écrire les prochains mouvements de cette symphonie collective, en créant des systèmes agricoles plus justes et durables pour les générations futures.

L’œuvre de Lucien Séguy est un appel à l’action et à la réflexion. « La symphonie inachevée du SCV » invite chacun à devenir un acteur du changement, en développant des pratiques agricoles qui honorent la complexité et la richesse de la nature.


Tout au long de sa carrière, Lucien Séguy a collaboré avec de nombreux experts et praticiens pour développer et promouvoir les Systèmes de Culture sur Couverture Végétale (SCV). Parmi ses principaux collaborateurs, on peut citer :

  • Serge Bouzinac : Son collaborateur de longue date, avec qui il a mené des recherches approfondies sur le semis direct et les SCV, notamment au Brésil. (Lucien Seguy)
  • Olivier Husson : Chercheur au Cirad, il a travaillé aux côtés de Séguy sur des thématiques liées à l’agroécologie et à la gestion durable des sols. (verdeterreprod.fr)
  • Hubert Charpentier : Également membre du Cirad, il a contribué aux recherches sur les SCV et leur adaptation aux conditions tropicales. (verdeterreprod.fr)
  • Christian Abadie, Jean-Claude Quillet et Noël Deneuville : Agriculteurs français, ils ont collaboré avec Séguy pour tester et adapter les SCV en France. (verdeterreprod.fr)
  • Lucien Séguy, tout au long de sa carrière exceptionnelle, a toujours travaillé en étroite collaboration avec une équipe de chercheurs, techniciens et agriculteurs passionnés. Cette dynamique collective a été essentielle pour développer, affiner et promouvoir les Systèmes de Culture sur Couverture Végétale (SCV) dans le monde entier. Parmi ses collaborateurs, on peut citer des figures telles que **Amarildo Lopes**, qui a joué un rôle clé dans l’adaptation des SCV au Brésil, ainsi que **Jean-Claude Michel**, **Bernard Triomphe** et **Michel Koliopanos**, qui ont contribué à enrichir les recherches et à diffuser ces pratiques dans divers contextes tropicaux et subtropicaux.
  • Chacun d’eux, en apportant son expertise et ses idées, a participé à écrire cette « symphonie inachevée », témoignant du fait que l’agriculture durable est un effort collectif. Séguy lui-même a toujours mis en avant l’importance du travail en équipe, soulignant que les progrès dans l’agriculture ne se font jamais en solitaire, mais par la force des échanges et de la coopération.

Ces collaborations ont été essentielles pour adapter les SCV à divers contextes agroécologiques et pour diffuser ces pratiques à l’échelle internationale.

Tout au long de sa carrière, Lucien Séguy a collaboré avec de nombreux experts en Afrique, à Madagascar et en Asie pour promouvoir les Systèmes de Culture sur Couverture Végétale (SCV). Parmi ses principaux collaborateurs dans ces régions, on peut citer :

  • Afrique : Lucien Séguy a mené des missions d’appui et d’orientation dans plusieurs pays africains, travaillant en étroite collaboration avec des chercheurs locaux et des agronomes pour adapter les SCV aux conditions spécifiques du continent. (Ministère de l’Agriculture)
  • Madagascar : Il a établi des partenariats solides avec des institutions malgaches, notamment l’Académie des sciences de Madagascar, pour restaurer la fertilité des sols et promouvoir des pratiques agricoles durables. (GSDM)
  • Asie : Au Laos et au Vietnam, Lucien Séguy a collaboré avec des chercheurs et des agronomes locaux pour développer des systèmes de semis direct adaptés aux écosystèmes asiatiques. Son rapport de mission de 2002 détaille ces collaborations et les résultats obtenus. (Lucien Seguy)

Ces partenariats ont été essentiels pour adapter et diffuser les SCV dans diverses régions du monde, contribuant ainsi à une agriculture plus durable et respectueuse de l’environnement.

La complexité de la nature face aux défis du bio et de la chimie

Introduction

Le débat autour du « bio » et de la chimie est souvent polarisé, opposant de manière simpliste nature et synthèse chimique. Pourtant, cette perception masque une réalité bien plus nuancée et complexe. La nature elle-même repose sur des processus chimiques fondamentaux, et l’agriculture biologique, bien qu’elle représente une avancée importante, ne répond que partiellement aux enjeux écologiques mondiaux. Cet article vise à explorer ces interdépendances et à proposer des pistes pour une transition plus éclairée.

Section 1 : Nature et chimie : une fausse opposition

La chimie est souvent perçue comme étrangère ou même opposée à la nature. Pourtant, il est crucial de rappeler que la chimie naturelle est au cœur des équilibres écologiques. Par « chimie », nous entendons ici à la fois les processus chimiques naturels (comme la photosynthèse) et les composés synthétiques créés par l’homme.

Un exemple éclairant est le cycle de l’azote. Ce processus naturel transforme l’azote atmosphérique en composés assimilables par les plantes grâce à des bactéries spécialisées. Les engrais chimiques, souvent critiqués, cherchent à répliquer ce phénomène pour soutenir une production agricole suffisante à l’échelle mondiale. Ainsi, la nature elle-même est à l’origine de mécanismes chimiques complexes qui inspirent l’intervention humaine.

Section 2 : Le bio : une réponse partielle aux enjeux environnementaux

L’agriculture biologique est souvent présentée comme la solution idéale face aux défis écologiques. Elle repose sur des pratiques qui respectent davantage les écosystèmes locaux, réduisent l’utilisation de pesticides de synthèse et favorisent la biodiversité. Cependant, elle présente également des limites qu’il convient de ne pas ignorer.

Les rendements, par exemple, restent un défi majeur. Alors que l’agriculture conventionnelle permet des productions massives, le bio peine parfois à répondre aux besoins croissants de la population mondiale. La recherche se concentre aujourd’hui sur des techniques novatrices pour améliorer ces rendements sans compromettre les principes du bio.

En outre, l’impact global des pratiques biologiques n’est pas univoquement positif. Par exemple, importer des produits bio de l’autre bout du monde peut générer une empreinte carbone significative. Néanmoins, à une échelle locale, ces pratiques peuvent enrichir la biodiversité en recréant des habitats pour des espèces animales et végétales souvent menacées par l’intensification agricole.

Section 3 : Nature et bio : une question de perception

La notion de « pureté » naturelle est une construction culturelle qui mérite d’être nuancée. Dans la nature, les équilibres écologiques sont dynamiques et non statiques. Par exemple, une forêt n’est pas un écosystème figé, mais un système adaptatif qui évolue en fonction des perturbations.

La permaculture illustre parfaitement cette dynamique. Cette approche agricole s’efforce d’imiter les équilibres naturels en créant des systèmes où chaque élément remplit plusieurs fonctions et contribue à l’ensemble. Par exemple, un jardin en permaculture intègre des plantes compagnes qui enrichissent le sol, attirent des pollinisateurs et protègent les cultures des parasites.

Section 4 : Repenser la transition écologique

Face à l’urgence climatique, il est impératif de repenser nos modèles agricoles. Cela implique de combiner les innovations technologiques avec des approches respectueuses des écosystèmes. Les biotechnologies modernes, comme l’édition génomique (par exemple CRISPR), offrent des opportunités prometteuses pour améliorer la résilience des cultures face aux maladies et au changement climatique, sans être nécessairement étiquetées comme « bio » au sens traditionnel.

L’éducation joue également un rôle central. Sensibiliser le grand public et les agriculteurs aux enjeux scientifiques et écologiques permet de combattre les idées préconçues et de favoriser des pratiques mieux informées. Une transition réussie dépend de cette capacité à réconcilier technologie, nature et agriculture.

Conclusion

Pour relever les défis environnementaux, il est nécessaire de dépasser les oppositions simplistes entre nature et chimie, bio et conventionnel. Une collaboration entre scientifiques, agriculteurs, consommateurs et décideurs est indispensable pour construire un système agricole durable et équilibré. Ensemble, nous pouvons trouver des solutions innovantes qui respectent les écosystèmes tout en assurant la sécurité alimentaire mondiale.

« La nature n’est pas notre opposé, mais notre allié. En comprenant sa complexité, nous pouvons mieux travailler avec elle pour un avenir soutenable. »

Le Glyphosate , ses atouts, ses imperfections ou ses avantages ……!!


Le glyphosate : un débat complexe au cœur de l’agriculture et de l’innovation

Le glyphosate, un herbicide largement utilisé depuis les années 1970, reste au centre de controverses passionnées. Si de nombreuses agences scientifiques et régulatrices affirment sa sécurité, des critiques mettent en avant des risques pour la santé, l’environnement et l’avenir de l’agriculture durable. Pour comprendre ce débat, il est essentiel d’examiner les preuves disponibles, les enjeux qu’il soulève et les solutions en cours de développement.


Un consensus scientifique majoritaire mais contesté

Les études sur le glyphosate sont abondantes : plus de 3 200 ont été examinées par l’Autorité Européenne de Sécurité des Aliments (EFSA) et l’Agence Européenne des Produits Chimiques (ECHA). Ces agences, reconnues mondialement pour leur indépendance, ont conclu que le glyphosate ne répond pas aux critères scientifiques pour être classé comme cancérogène. Une évaluation exhaustive menée par la Commission européenne, prenant en compte 11 000 pages de données et d’analyses, a réaffirmé cette conclusion.

Sur les 3 200 études analysées, environ 2 300 étaient indépendantes et 900 financées par l’industrie. Moins de 70 études ont soulevé des inquiétudes significatives sur les risques pour la santé humaine. Toutefois, 57 d’entre elles ont été publiées dans des revues scientifiques jugées peu fiables ou de faible qualité, ce qui diminue leur crédibilité. Au total, le consensus repose sur un ensemble massif de recherches soutenant que le glyphosate, lorsqu’il est utilisé conformément aux recommandations, ne présente pas de danger significatif pour les humains.

Cependant, un faible nombre d’études légitimes soulèvent des préoccupations sur d’éventuels effets à long terme ou sur des risques indirects. Bien que ces travaux soient minoritaires, ils ne doivent pas être ignorés, car la science repose sur la remise en question continue des connaissances établies.


Les impacts environnementaux et les défis à relever

Si la question de la sécurité humaine est au cœur des débats, l’impact environnemental du glyphosate constitue une autre source d’inquiétude. Son utilisation massive, dans des cas extrêmes peut contribuer à l’érosion de la biodiversité, notamment en affectant les insectes pollinisateurs ou les micro-organismes du sol, provoqué par un manque de plantes et de fleurs utiles à la biodiversité . De plus, l’émergence de mauvaises herbes résistantes au glyphosate pose un défi majeur, nécessitant l’emploi de techniques plus intensives ou d’autres produits chimiques.

Malgré ces critiques, le glyphosate joue un rôle crucial dans certaines pratiques agricoles modernes, notamment l’agriculture de conservation des sols. Cette approche, qui limite le travail du sol pour préserver sa structure et réduire l’érosion, repose souvent sur l’utilisation de désherbants comme le glyphosate. En éliminant les mauvaises herbes sans labour, les agriculteurs peuvent réduire leurs émissions de gaz à effet de serre et préserver la santé des sols.


La transparence et la méfiance : une communication essentielle

Une partie de la controverse sur le glyphosate découle de la méfiance envers les grandes entreprises agrochimiques et des soupçons de conflits d’intérêts dans la recherche. Bien que des milliers d’études indépendantes confirment sa sécurité, le financement de certaines études par l’industrie soulève des doutes parmi le public.

Pour répondre à ces préoccupations, les agences de régulation et les chercheurs doivent continuer à adopter des pratiques transparentes, en expliquant clairement leurs méthodologies et en publiant les données brutes. Une communication ouverte et accessible est essentielle pour restaurer la confiance dans les décisions scientifiques.


Des solutions innovantes pour réduire l’usage du glyphosate

Conscients des limites et des controverses associées au glyphosate, de nombreux chercheurs et agriculteurs travaillent sur des alternatives pour réduire sa dépendance. Voici quelques exemples prometteurs :

  1. Techniques mécaniques avancées : L’utilisation de robots agricoles équipés de capteurs permet de détecter et d’éliminer les mauvaises herbes de manière ciblée, sans recours à des herbicides.
  2. Biocontrôle : Le développement de produits biologiques, comme des champignons ou des bactéries spécifiques, offre une alternative naturelle pour contrôler les mauvaises herbes.
  3. Couvertures végétales : En semant des plantes de couverture, les agriculteurs peuvent réduire naturellement la croissance des adventices, limitant ainsi le besoin de désherbants chimiques.
  4. Sélection variétale : Des variétés de cultures plus compétitives face aux mauvaises herbes sont en cours de développement, diminuant la nécessité d’interventions chimiques.

Ces solutions ne sont pas encore toujours économiquement viables à grande échelle, mais elles démontrent une volonté claire de réduire l’impact environnemental de l’agriculture moderne tout en maintenant des rendements élevés.


Vers une agriculture durable et équilibrée

Le glyphosate est un outil clé pour de nombreux agriculteurs, notamment dans le cadre de l’agriculture de conservation des sols. Les preuves scientifiques actuelles soutiennent majoritairement sa sécurité, mais les préoccupations environnementales et la méfiance du public ne doivent pas être écartées. En investissant dans des recherches indépendantes et en développant des alternatives innovantes, il est possible de réduire progressivement la dépendance au glyphosate tout en préservant les avantages qu’il offre.

L’avenir de l’agriculture durable repose sur un équilibre entre l’utilisation raisonnée des technologies existantes et l’exploration de nouvelles pratiques. Le glyphosate, en tant que sujet de débat, est aussi une opportunité de repenser nos méthodes et de bâtir un modèle agricole plus résilient et respectueux de l’environnement.



L’agriculture de conservation des sols et les SCV : un modèle pour concilier Glyphosate et biodiversité

Dans un contexte agricole de plus en plus orienté vers la durabilité, l’agriculture de conservation des sols (ACS) et les Systèmes de Culture sous Couvert Végétal (SCV), développés par Lucien Séguy, apparaissent comme des solutions prometteuses pour préserver les écosystèmes tout en maintenant des rendements agricoles élevés. Ces pratiques intègrent parfois une utilisation raisonnée et intelligente du glyphosate, qui, loin de compromettre la biodiversité, peut même contribuer à la restaurer lorsqu’il est utilisé dans un cadre agroécologique cohérent.


Les piliers de l’agriculture de conservation des sols

L’ACS repose sur trois principes fondamentaux qui visent à préserver la structure et la fertilité des sols tout en minimisant les impacts environnementaux :

  1. Réduction du travail du sol : Le non-labour ou le travail minimal du sol évite la perturbation des écosystèmes souterrains, favorisant la vie microbienne et les cycles naturels des nutriments.
  2. Couverture permanente du sol : L’utilisation de couvertures végétales protège le sol de l’érosion, améliore sa structure et favorise une biodiversité riche, à la fois en surface et en profondeur.
  3. Diversification des cultures : La rotation et l’association de cultures permettent de limiter les ravageurs, d’enrichir le sol en matières organiques et de favoriser la coexistence de diverses espèces.

Ces pratiques ont montré qu’elles pouvaient non seulement protéger, mais aussi régénérer la biodiversité des sols et des agroécosystèmes. Dans ce cadre, l’utilisation de glyphosate, bien qu’encadrée, peut jouer un rôle stratégique.


Les SCV : une approche agroécologique avancée

Les Systèmes de Culture sous Couvert Végétal, théorisés et appliqués par Lucien Séguy, s’inscrivent dans cette logique. Leur spécificité repose sur :

  • L’usage intensif des plantes de couverture : Ces couvertures végétales, vivantes ou mortes, créent un environnement favorable à la faune et à la flore, augmentant la diversité des insectes, des microorganismes et des vers de terre.
  • Une gestion intégrée des adventices : Plutôt que de dépendre de pratiques destructrices comme le labour intensif, les SCV utilisent ponctuellement des désherbants comme le glyphosate pour contrôler les mauvaises herbes. Cette approche limite la compétition pour les ressources tout en maintenant les bénéfices d’une couverture permanente.
  • Le recyclage des nutriments : En stimulant l’activité biologique du sol, les SCV permettent un recyclage efficace des résidus de cultures, réduisant les besoins en intrants chimiques.

En combinant ces pratiques, les SCV favorisent un équilibre entre la production agricole et la préservation des écosystèmes naturels.


L’utilisation raisonnée du glyphosate dans un cadre agroécologique

Dans les systèmes de SCV, le glyphosate peut être utilisé de manière raisonnée et ciblée comme un outil de gestion des adventices, plutôt que comme une solution systématique. Plusieurs arguments soutiennent cette approche :

  1. Réduction des perturbations mécaniques : En évitant le labour, le recours ponctuel au glyphosate limite les émissions de CO₂, protège les organismes vivants du sol (champignons, bactéries, vers de terre) et préserve la structure des sols.
  2. Contrôle stratégique des adventices : Le glyphosate permet de gérer efficacement les mauvaises herbes avant la mise en place des couverts végétaux, ce qui favorise une meilleure implantation des cultures et réduit la concurrence pour l’eau et les nutriments.
  3. Préservation de la biodiversité : Contrairement à une utilisation massive et systématique, un usage modéré et intelligent du glyphosate dans les SCV n’entraîne pas la destruction des habitats à grande échelle, mais contribue à un système équilibré où la biodiversité peut s’épanouir.

Les bénéfices sur la biodiversité dans les systèmes SCV

Lorsqu’ils sont bien mis en œuvre, les SCV contribuent à :

  • Augmenter la diversité des espèces : Les plantes de couverture offrent un habitat pour les insectes, les oiseaux et d’autres espèces animales. Elles favorisent aussi la prolifération des microorganismes du sol, essentiels pour sa fertilité.
  • Créer des corridors écologiques : En réduisant les interventions mécaniques, les SCV préservent les habitats naturels autour des champs cultivés, facilitant les interactions entre les écosystèmes agricoles et naturels.
  • Réduire les intrants chimiques : Grâce à une meilleure gestion des ressources naturelles, les SCV diminuent la dépendance globale aux engrais et aux pesticides, tout en optimisant le recours au glyphosate.

Un modèle pour l’avenir de l’agriculture durable

L’agriculture de conservation des sols et les SCV démontrent qu’il est possible de concilier productivité agricole, préservation de l’environnement et restauration de la biodiversité. Ces pratiques ne cherchent pas à éradiquer l’utilisation du glyphosate, mais à le replacer dans un cadre d’usage raisonné, où il sert d’outil parmi d’autres pour atteindre des objectifs agroécologiques.

En parallèle, les efforts d’innovation continuent : de nouvelles solutions mécaniques, biologiques et génétiques sont en cours de développement pour réduire encore davantage la dépendance au glyphosate. Ces évolutions permettent d’envisager un avenir agricole où la santé des sols et des écosystèmes est pleinement intégrée aux pratiques de production.


Vers une agriculture résiliente et respectueuse

L’approche promue par l’agriculture de conservation des sols et les SCV prouve qu’une gestion intelligente et raisonnée du glyphosate peut s’inscrire dans une dynamique positive pour la biodiversité. Plutôt que d’opposer agriculture conventionnelle et agroécologie, ces systèmes montrent que les deux peuvent coexister, dans un modèle qui combine rendement, résilience et respect de l’environnement. Cette voie, bien qu’exigeante en termes de compétences et de suivi, représente une opportunité majeure pour l’agriculture du futur.



Les effets des SCV sur le climat : une contribution à l’atténuation du changement climatique

1. Séquestration de carbone dans les sols

  • Fixation du carbone par les couverts végétaux :
    Les plantes de couverture utilisées dans les SCV absorbent le dioxyde de carbone (CO₂) de l’atmosphère via la photosynthèse et le stockent dans leur biomasse. Lorsque ces couverts se décomposent, une partie de ce carbone est intégrée dans le sol sous forme de matière organique stable, augmentant le stock de carbone des sols agricoles.
  • Impact positif : Des études montrent que les sols bien gérés en SCV peuvent devenir des puits de carbone, contribuant ainsi à atténuer les émissions globales de GES.
  • Amélioration de la matière organique du sol :
    La décomposition des résidus des cultures et des couverts végétaux enrichit le sol en matière organique, augmentant la capacité du sol à stocker durablement du carbone. Ce stockage contribue à lutter contre la perte de carbone organique, un phénomène courant dans les systèmes agricoles conventionnels intensifs.

2. Réduction des émissions de gaz à effet de serre

  • Moins de labour, moins d’émissions :
    Les SCV réduisent ou éliminent le travail du sol (non-labour), une pratique qui libère généralement du CO₂ stocké dans le sol. En évitant cette perturbation, les SCV permettent de conserver le carbone dans le sol, tout en réduisant les émissions liées à l’utilisation de carburants fossiles pour les machines agricoles.
  • Données estimées : La réduction du labour pourrait réduire les émissions de CO₂ agricoles de 30 à 40 % selon certaines études.
  • Réduction des émissions de protoxyde d’azote (N₂O) :
    Le protoxyde d’azote, un puissant gaz à effet de serre, est émis lorsque les sols sont mal aérés et soumis à une forte fertilisation azotée. Les SCV améliorent la structure et la porosité du sol, ce qui limite les conditions favorables à la production de N₂O.

3. Rôle du glyphosate dans les SCV et le climat

L’utilisation raisonnée du glyphosate dans les SCV peut indirectement avoir un impact climatique positif :

  • Éviter le labour grâce au désherbage chimique :
    Le glyphosate permet de contrôler efficacement les adventices sans recourir au labour, une pratique qui émet du CO₂ et dégrade les sols. Ce désherbage chimique stratégique contribue donc à maintenir les sols intacts, favorisant leur rôle de puits de carbone.
  • Optimisation de la gestion des couverts végétaux :
    Le glyphosate est parfois utilisé pour détruire les couverts végétaux avant l’implantation d’une nouvelle culture. Cela permet de minimiser les interventions mécaniques et d’assurer une transition rapide entre les cycles de culture, maximisant ainsi le temps de photosynthèse et de fixation du carbone.

4. Amélioration de la résilience climatique

Les SCV augmentent également la résilience des sols face aux impacts du changement climatique, ce qui contribue à atténuer les conséquences des événements climatiques extrêmes :

  • Réduction de l’érosion et meilleure infiltration de l’eau :
    Les couverts végétaux protègent les sols de l’érosion due aux fortes pluies ou vents, réduisant ainsi les pertes de carbone et de nutriments.
  • Rétention d’eau améliorée :
    Les sols riches en matière organique grâce aux SCV ont une meilleure capacité à retenir l’eau, ce qui réduit les besoins en irrigation et permet aux cultures de mieux résister aux périodes de sécheresse.

Un modèle de contribution à la lutte contre le changement climatique

En combinant les principes des SCV et une utilisation stratégique du glyphosate, on peut obtenir :

  • Une réduction significative des émissions de CO₂ grâce à l’élimination du labour et à une gestion optimisée des intrants ;
  • Une augmentation des stocks de carbone dans les sols, renforçant leur rôle de puits de carbone ;
  • Une amélioration globale de la résilience des systèmes agricoles face aux aléas climatiques, comme les sécheresses ou les inondations.

Cependant, pour maximiser ces bénéfices, il est essentiel d’encadrer l’utilisation du glyphosate, en veillant à éviter une dépendance excessive et en développant des solutions complémentaires comme l’introduction de rotations culturales diversifiées ou l’usage d’alternatives biologiques.


Conclusion : une agriculture climato-intelligente

Les SCV, alliés à une gestion raisonnée du glyphosate, illustrent parfaitement le concept d’« agriculture climato-intelligente ». En conciliant la productivité, la régénération des sols et la réduction des impacts climatiques, ces systèmes peuvent jouer un rôle clé dans la transition agroécologique mondiale. Cela exige toutefois une formation adéquate des agriculteurs, des politiques de soutien, et une recherche continue pour améliorer ces pratiques et développer des alternatives durables au glyphosate.

Ensemble, ces efforts permettent de concevoir une agriculture résiliente et alignée avec les objectifs de lutte contre le changement climatique.

MARC-ANDRÉ SELOSSE – Sauver les sols, c’est sauver l’humanité !


Marc André Sélosse est un biologiste et mycologue renommé qui a mis en avant l’importance cruciale des sols dans le contexte de la biodiversité et de la survie de l’humanité. Ce message, « sauver les sols, c’est sauver l’humanité, » reflète son plaidoyer pour une meilleure compréhension et gestion des sols.

  1. Biodiversité des Sols : Sélosse souligne que les sols abritent une biodiversité incroyable, souvent méconnue, qui est essentielle pour le fonctionnement des écosystèmes terrestres. Les sols ne sont pas seulement un support pour la vie végétale mais un écosystème dynamique où microbes, champignons, et autres organismes interagissent, soutenant ainsi la vie au-dessus d’eux.
  2. Rôle des Sols dans la Régulation Climatique : Il explique également que les sols jouent un rôle vital dans la séquestration du carbone, ce qui peut aider à atténuer les effets du changement climatique. En augmentant la matière organique des sols, on pourrait potentiellement neutraliser une partie significative des émissions de CO2 chaque année.
  3. Plaidoyer pour des Pratiques Agricoles Durables : Sélosse critique les pratiques agricoles intensives, comme le labour et l’usage excessif de pesticides, qui dégradent les sols. Il soutient des méthodes alternatives comme l’agriculture biologique ou la conservation des sols, qui visent à préserver ou même à régénérer la santé des sols.
  4. Lien entre Sols et Santé Humaine : Il souligne que la santé des sols est directement liée à notre propre santé. Une perte de biodiversité dans les sols pourrait avoir des répercussions sur la santé humaine, notamment à travers la chaîne alimentaire et la qualité des aliments.
  5. Éducation et Sensibilisation : Sélosse insiste sur la nécessité d’éduquer le public et les décideurs politiques sur l’importance des sols, pour promouvoir des politiques et pratiques qui respectent et valorisent ce patrimoine naturel.

En conclusion, la phrase de Marc André Sélosse est à la fois un avertissement et un appel à l’action, soulignant que la survie et le bien-être de l’humanité sont intimement liés à la santé des sols. Son travail et ses écrits visent à changer notre perception des sols, non plus comme une ressource inépuisable et négligeable, mais comme un élément fondamental à protéger et à gérer avec soin.

Sols nus, climat foutu, Laurent Denise

La réflexion « Sols nus, climat foutu » de Laurent Denise traduit une observation percutante sur l’impact des pratiques agricoles sur le climat. Les sols nus, c’est-à-dire les terres agricoles laissées sans couverture végétale, sont une cause majeure de plusieurs problèmes environnementaux.

1. Impact sur l’érosion et la fertilité des sols

  • Les sols laissés à nu sont vulnérables à l’érosion causée par le vent et la pluie. Cela entraîne une perte de matière organique et de nutriments, rendant les terres moins fertiles sur le long terme.
  • L’absence de couverture végétale empêche également le sol de se régénérer naturellement, ce qui augmente la dépendance aux engrais chimiques.

2. Rôle dans le réchauffement climatique

  • Les sols nus contribuent à l’accumulation de CO₂ dans l’atmosphère, car ils libèrent du carbone au lieu de le stocker. En revanche, un sol couvert de végétation (par exemple avec des cultures intermédiaires ou des couverts végétaux) agit comme un puits de carbone.
  • De plus, les sols nus ont un albédo (réflectivité) différent qui peut intensifier l’effet de réchauffement local.

3. Perte de biodiversité

  • L’absence de couvert végétal détruit les habitats pour de nombreuses espèces, affectant la biodiversité, y compris celle des micro-organismes essentiels à la santé des sols.

4. Solutions durables

  • La réflexion de Laurent Denise s’inscrit dans un plaidoyer pour l’agroécologie. La couverture permanente des sols, via des techniques comme les cultures de couverture, les prairies permanentes ou le non-labour, permet de restaurer la santé des sols, de capturer du carbone et de protéger le climat.
  • Les pratiques comme l’agriculture de conservation ou la permaculture, qui valorisent les sols vivants et couverts, sont des réponses concrètes.

En résumé, cette réflexion met en lumière un cercle vicieux où des pratiques agricoles inadaptées aggravent le changement climatique, et inversement. Elle appelle à une révision profonde de nos approches agricoles pour aller vers des pratiques plus respectueuses de la planète et résilientes.

Le 25 Août 2001, Lucien intervient au 3éme Festival de Non Labour et Semis Direct à Baran dans le Gers

Beaucoup de visiteurs ont aussi été passionnés par l’exposé de Lucien SEGUY, grand spécialiste mondial semis direct sur couverture végétale qui avec de multiples photos à l’appui, nous fit un résumé des extraordinaires résultats qu’il obtient depuis plus de 10 ans au Brésil. Il a su nous communiquer son enthousiasme de chercheur mais aussi d’homme de terrain. Sous les climats tropicaux, l’érosion par les pluies diluviennes est telle que des sols défrichés et labourés traditionnellement sont ruinés en trois ans. Grâce aux TCS, la terre toujours couverte de végétation donne des rendements records avec une économie considérable d’engrais et de produits phytosanitaires.

http://nlsd.fr/edition-2001/

LE TAUX DE CO2 MONDIAL EST TRÈS BAS

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PAR RAPPORT À L’HISTOIRE DE LA PLANÈTE…

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https://twitter.com/Vidoc_Ronaco/status/1879169347811434799

L’auteur affirme que le CO2, souvent qualifié de « gaz de la vie, » est crucial pour la photosynthèse et la vie végétale. Il soutient que le niveau actuel de CO2 dans l’atmosphère est historiquement bas et bénéfique pour les écosystèmes. Selon lui, les activités humaines n’ont qu’un impact mineur sur les émissions globales de CO2, car la majorité est générée naturellement par les océans et autres sources naturelles. Il critique les discours alarmistes sur le climat, soulignant que le Soleil, l’orbite terrestre et d’autres phénomènes naturels jouent des rôles majeurs dans le climat. Enfin, il alerte sur les risques d’une trop forte réduction de CO2, qui pourrait nuire à la biodiversité et à l’agriculture.

  1. Le CO2 est essentiel à la vie végétale : Oui, le dioxyde de carbone est crucial pour la photosynthèse. Cependant, les niveaux de CO2 dans l’atmosphère ne sont pas seulement une question de croissance des plantes. Ils influencent aussi l’effet de serre, qui joue un rôle clé dans le réchauffement climatique.
  2. Impact des activités humaines : Les scientifiques s’accordent à dire que les activités humaines, notamment la combustion de combustibles fossiles, ont considérablement augmenté les niveaux de CO2 atmosphérique depuis la révolution industrielle. Cette augmentation a perturbé l’équilibre naturel et contribué au réchauffement climatique actuel.
  3. Rôle des phénomènes naturels : Il est vrai que des facteurs naturels comme l’activité solaire et les cycles orbitaux influencent le climat à long terme. Toutefois, ces phénomènes ne suffisent pas à expliquer le réchauffement rapide observé depuis le 20e siècle. Ce réchauffement coïncide étroitement avec l’augmentation des émissions de gaz à effet de serre dues aux activités humaines.
  4. Les seuils de CO2 dans l’atmosphère : Bien que les niveaux actuels de CO2 (environ 420 ppm) soient inférieurs à ceux d’autres époques géologiques, les conditions planétaires étaient alors très différentes. L’augmentation rapide actuelle dépasse la capacité naturelle des écosystèmes à s’adapter.
  5. Alarmisme et scepticisme : Il est sain de poser des questions et de demander des preuves scientifiques. Cependant, nier systématiquement l’impact des émissions humaines sur le climat, malgré des décennies de recherche approfondie, peut nuire à la recherche de solutions équilibrées.

En résumé, le CO2 est vital pour la vie, mais son rôle en tant que gaz à effet de serre doit être pris en compte avec sérieux. Les preuves scientifiques soutiennent que la réduction des émissions humaines est nécessaire pour limiter les impacts négatifs du réchauffement climatique. La discussion doit rester basée sur des données scientifiques rigoureuses et vérifiables.

Mais, la perte massive de végétation terrestre a un impact significatif sur le climat et le cycle global du carbone.

1. Rôle des forêts dans l’absorption du CO2

Les forêts, en particulier les forêts tropicales comme l’Amazonie, agissent comme des puits de carbone. Elles absorbent une quantité importante de CO2 atmosphérique par photosynthèse et le stockent sous forme de biomasse (arbres, plantes, sol).

  • Lorsque ces forêts sont détruites (par déforestation, incendies, agriculture, urbanisation), leur capacité à séquestrer le carbone est perdue.
  • Pire, lorsque la végétation brûle ou se décompose, elle relâche le CO2 qu’elle avait stocké, augmentant ainsi les niveaux de CO2 atmosphérique.

2. Perturbation du cycle de l’eau

La végétation joue un rôle clé dans le cycle hydrologique. Les plantes libèrent de la vapeur d’eau dans l’atmosphère via la transpiration, ce qui influence les précipitations et le climat local.

  • La perte de végétation peut mener à des changements climatiques locaux, comme une diminution des pluies, des sécheresses, et même une désertification dans certaines régions.

3. Effet sur la biodiversité

La destruction de la végétation impacte les écosystèmes et la biodiversité, ce qui a des effets en cascade sur le climat. Par exemple :

  • La disparition de la végétation réduit les habitats pour les pollinisateurs et autres espèces clés.
  • Les sols dégradés libèrent du carbone, aggravant le réchauffement climatique.

4. Rôle des sols et de la végétation dans le stockage du carbone

Les sols sont également de grands réservoirs de carbone. Lorsque les forêts sont détruites ou remplacées par des cultures intensives :

  • Le carbone stocké dans le sol est relâché sous forme de CO2 ou de méthane.
  • Les monocultures, souvent utilisées après la déforestation, sont bien moins efficaces pour le stockage du carbone que les forêts naturelles.

5. Lien avec le réchauffement climatique

La déforestation ne contribue pas seulement à augmenter le CO2 dans l’atmosphère :

  • Elle modifie l’albédo terrestre (réflectivité de la surface). Les zones déboisées, plus claires, réfléchissent davantage la lumière solaire, ce qui perturbe les équilibres locaux et globaux.
  • Elle élimine une partie de la régulation climatique naturelle, comme l’atténuation des vagues de chaleur.

Que peut-on faire ?

Pour limiter ces effets, il est crucial de :

  • Protéger les forêts existantes, notamment les forêts tropicales qui jouent un rôle disproportionné dans la séquestration du carbone.
  • Restaurer les écosystèmes dégradés par le biais de la reforestation et de la régénération naturelle.
  • Promouvoir une agriculture durable et réduire les pratiques qui favorisent la déforestation (comme l’élevage intensif ou les monocultures de soja et d’huile de palme).

La perte de végétation terrestre est un facteur clé du changement climatique, car elle perturbe le cycle du carbone, le cycle de l’eau et la biodiversité. Restaurer et protéger la végétation est une action incontournable pour atténuer les impacts du réchauffement climatique.

Les SCV (Systèmes de Culture sur Couverture Végétale) développés par Lucien Séguy représentent une approche innovante et durable pour améliorer les performances agricoles mondiales, mais aussi un rôle très important pour atténuer le dérèglement climatique.


1. Qu’est-ce que les SCV ?

Les SCV consistent à pratiquer une agriculture sans labour tout en maintenant en permanence une couverture végétale vivante ou morte sur les sols. Cette technique repose sur trois piliers :

  • Non-labour : préserver la structure du sol et ses micro-organismes.
  • Couverture permanente du sol : réduire l’érosion, améliorer la rétention d’eau et favoriser la biodiversité.
  • Diversification des cultures (associations et rotations) : limiter les maladies, les ravageurs et améliorer la fertilité du sol.

2. Les avantages des SCV pour l’agriculture mondiale

2.1. Amélioration de la fertilité des sols

  • Les SCV favorisent la vie biologique des sols, en particulier les organismes décomposeurs (vers de terre, champignons, bactéries).
  • La couverture végétale enrichit le sol en matière organique, améliorant sa structure et sa fertilité.

2.2. Résilience face aux changements climatiques

  • Les SCV améliorent la capacité de rétention d’eau des sols, permettant aux cultures de mieux résister aux périodes de sécheresse.
  • En réduisant l’érosion, ils protègent les sols contre les pluies violentes et limitent la perte de nutriments essentiels.

2.3. Réduction de l’usage d’intrants chimiques

  • Une couverture végétale riche permet de limiter les besoins en engrais et en pesticides en renforçant les cycles naturels des nutriments et les interactions biologiques.
  • La rotation et l’association des cultures réduisent la pression des ravageurs et des maladies.

2.4. Séquestration du carbone

  • Les SCV augmentent le stockage de carbone dans les sols grâce à l’apport continu de matière organique. C’est une solution importante pour lutter contre le changement climatique.

2.5. Réduction des coûts pour les agriculteurs

  • Moins de labour = économies de carburant et de mécanisation.
  • Moins d’intrants chimiques = réduction des dépenses liées aux engrais et aux pesticides.

3. Pourquoi encourager les SCV à l’échelle mondiale ?

3.1. Répondre à la demande alimentaire croissante

Avec une population mondiale en augmentation, il est crucial de produire plus tout en préservant les ressources naturelles. Les SCV permettent de maintenir, voire d’augmenter, les rendements sur le long terme tout en protégeant les sols pour les générations futures.

3.2. Résoudre les problèmes d’érosion et de dégradation des sols

La FAO estime qu’environ 33 % des sols mondiaux sont déjà dégradés. Les SCV offrent une solution directe pour inverser cette tendance.

3.3. Une alternative à l’agriculture intensive destructrice

L’agriculture conventionnelle repose souvent sur le labour intensif, l’utilisation massive d’engrais chimiques et de monocultures, qui épuisent les sols et aggravent les problèmes environnementaux. Les SCV proposent un modèle opposé, basé sur la régénération des écosystèmes agricoles.


4. Les défis à surmonter

  • Formation des agriculteurs : Les SCV nécessitent un changement de paradigme important. Les agriculteurs doivent être formés à ces nouvelles pratiques.
  • Investissements initiaux : Même si les SCV réduisent les coûts à long terme, l’adoption de nouvelles machines (comme les semoirs spécialisés) et la gestion des cultures de couverture peuvent représenter un obstacle financier pour les petits producteurs.
  • Adaptation locale : Les SCV doivent être adaptés à chaque contexte climatique, pédologique et socio-économique.

5. Conclusion

Encourager les SCV de Lucien Séguy est une solution prometteuse pour améliorer la durabilité et la performance de l’agriculture mondiale. Ces pratiques peuvent :

  • Restaurer les sols,
  • Réduire l’empreinte écologique de l’agriculture,
  • Sécuriser la production alimentaire à long terme.
  • Promouvoir une couverture végétale verte et vivante en permanence, enrichie par la biodiversité, afin de rétablir un équilibre essentiel à la stabilité climatique mondiale.

Toutefois, leur adoption nécessite un accompagnement des agriculteurs, des politiques incitatives et des investissements en recherche et développement pour les adapter aux différents environnements agricoles mondiaux.

« Agro-Innovation : Préserver les Sols pour un Futur Durable »

L’agriculture moderne permet aux agriculteurs de laisser le sol intact et de favoriser sa santé. Des pratiques telles que le semis direct, le travail réduit du sol et le travail de conservation du sol permettent aux agriculteurs de réduire ou d’éliminer le labourage d’un champ, ce qui retourne le sol. Lorsque le sol est brisé et retourné au cours du processus de labourage, il libère le carbone stocké dans le sol et augmente les risques d’érosion du sol par le vent ou la pluie. Les pratiques de travail réduit du sol permettent aux nutriments précieux et à l’humidité de rester dans le sol, de limiter l’érosion du sol, de réduire le ruissellement des eaux et de permettre aux agriculteurs de mieux utiliser l’eau de pluie. Ces pratiques ont le potentiel de réduire le besoin d’irrigation et de permettre aux agriculteurs de protéger les sources d’eau douce. Les méthodes sans labour peuvent également aider à séquestrer le carbone dans le sol. En pratiquant un travail minimal ou nul du sol, les agriculteurs contribuent à empêcher l’accumulation de gaz à effet de serre dans l’atmosphère et à lutter contre le changement climatique. Un autre avantage du semis direct est que les agriculteurs sont en mesure de mieux préserver l’écosystème pour les vers de terre, les nématodes, les acariens, les insectes, les champignons, les bactéries et plus de 1 000 espèces différentes d’invertébrés. Chaque décision de laisser le sol intact est un engagement en faveur d’écosystèmes plus sains.

« Repenser la sécheresse : Restaurer les cycles de l’eau pour un avenir durable »


La sécheresse n’est pas simplement un manque d’eau. 💦
La Terre regorge d’eau sous différentes formes : liquide, solide ou vapeur. Nous vivons sur une planète d’eau. 🌍 Même l’air que nous respirons contient toujours de la vapeur d’eau invisible.

Alors, pourquoi y a-t-il de la sécheresse ?
La sécheresse résulte de deux échecs majeurs :

  1. L’incapacité à transformer la vapeur d’eau en nuages viables et en pluie. ⛅🌧
  2. L’incapacité à retenir cette eau dans les sols, les plantes 🌳 et les écosystèmes.

Les plantes, les sols et les écosystèmes jouent un rôle clé dans ce cycle. Les bioaérosols produits par les plantes (minuscules particules libérées dans l’air) permettent de former des nuages de basse altitude qui rafraîchissent le climat et apportent des précipitations. Ces processus naturels dépendent également de sols riches en micro-organismes et de paysages capables de stocker l’eau.

Comment pouvons-nous agir ?
Pour lutter contre la sécheresse, nous devons renforcer ces cycles naturels. Voici des solutions concrètes :

  • Créer des paysages qui retiennent l’eau, comme des bassins de rétention.
  • Enrichir les sols avec des micro-organismes vivants, essentiels pour maintenir l’humidité et favoriser la végétation.
  • Planter une diversité d’arbres, d’arbustes et de cultures de couverture pour augmenter le feuillage, rafraîchir le sol et libérer des bioaérosols.
  • Intégrer l’élevage dans un cycle durable où le bétail contribue à enrichir le sol.

En conclusion,
La sécheresse n’est pas un manque absolu d’eau, mais un déséquilibre dans la manière dont elle circule et est stockée dans les écosystèmes. En recréant des paysages riches en végétation et en biodiversité, nous pouvons favoriser la formation des nuages, des précipitations et restaurer l’équilibre de l’eau sur Terre. 🌱🌧